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Presse écrite: Vers la création d’une Agence nationale de distribution


Actualité
Jeudi 17 Novembre 2011 - 14:36

Une agence nationale de distribution devrait voir le jour dans le courant de l'année prochaine, pour moderniser et dynamiser le système de distribution actuel, mais aussi l'impression, considérés comme «mourant» par les acteurs de la presse. C'est ce qui a été décidé à Nouakchott, lors d'un atelier organisé par le ministère de la communication et l'Union Européenne, mardi passé, où les journalistes en ont profité pour pointer du doigt les manques de ressources à ce niveau.


Presse écrite: Vers la création d’une Agence nationale de distribution
Les journaux de la place sont-ils vendus? Comment faire pour relancer le secteur moribond? Quels sont les mécanismes de distribution à mettre en place? Voilà les questions soulevées par les acteurs de la presse locale, lors d'un atelier sur les mécanismes de distribution de la presse écrite organisé le 15 Novembre à Nouakchott, par le Ministère de la Communication et des relations avec le parlement en partenariat avec la Délégation Européenne dans le cadre du projet d’appui aux médias.

Il ressort de ce débat qu’il n’existe pas un réseau professionnel de distribution de la presse. Il y a «un problème grave de distribution qui explique, entre autres, la mauvaise vente des journaux, et la démission des journalistes de qualités» estime Isselmou Ould Moustapha, directeur de publication de l'hebdomadaire Tahalil Hebdo. Tous les intervenants étaient d’accord sur le fait que le secteur se porte mal, le fondateur de Tahalil qui n’a pas mâché ses mots tout au long de ses différentes interventions considère que «la presse ne se régénère plus». Il insiste en disant que «nous sommes en régression depuis 1996». Pour lui, il faut la tenue des états généraux de la presse. La majorité des confrères sont convaincus que le sort actuel de la presse est lamentable car certains journaux meurent à petit feu faute de rentabilité, de manque de moyens et de ressources humaines de qualité et en quantité.
Le directeur de Mauritanies1, El Hadj Ibrahim Dia, pour sa part, explique qu’il faut «un budget pour la presse». Le quatrième pouvoir mauritanien va mal, il serait victime donc de manque de financement.

La vente ne donne plus de satisfaction, les vendeurs de cartes de recharge ont remplacé ceux des journaux. Actuellement, le tirage varie entre 500 à 1000 ou 1500 à 2000, selon le directeur de la presse écrite (MCRP), pour un réseau qui implique à peine cinq distributeurs, composés essentiellement de librairies.

Des tentatives ont existé pour dynamiser la distribution: Entre 2006 et 2007, le PNUD avait impliqué l’agence mauritanienne d'information (AMI) et les différents distributeurs dans l’installation de 19 kiosques. Les résultats n'ont pas été à la hauteur des attentes: Les petits kiosques mis en place par dizaines dans la ville périclitent aujourd'hui. 200 000 euros gaspillés.

Ce débat a mis en exergue des recommandations liées à la livraison à domicile, au renforcement du partenariat avec les entreprises publiques de transport, la mise en place d’une structure souple de distribution, l’adoption de politiques commerciales agressives, et la fidélisation du lectorat entre autres.

Awa Seydou Traoré
Mamoudou Kane


              

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