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Présidentielle du 21 juin : Le FNDU fait monter la pression


Actu Mauritanie
Mercredi 28 Mai 2014 - 09:44

Au fur et à mesure qu’approche la campagne de la présidentielle du 21 juin, la pression monte, dans tous les états-majors politiques. Car, après avoir décidé de boycotter ce scrutin majeur, le Forum National pour la Démocratie et l’Unité (FNDU) semble, désormais, déterminé à « peser » sur cette échéance.


Présidentielle du 21 juin : Le FNDU fait monter la pression
 Faute de pouvoir imposer, au régime en place, un dialogue « franc et sincère », pour un scrutin transparent et inclusif, le FNDU mise sur la rue, pour pousser le pouvoir à revoir son agenda, comme en juin 2009, même si les contextes sont différents. Depuis quelques jours, meetings et réunions se multiplient, dans les différents quartiers de la capitale. On prépare le grand rassemblement que le FNDU compte organiser, le 4 juin, à quelque quarante-huit heures, donc, du démarrage officiel de la campagne électorale. Chaque parti mobilise ses militants et sympathisants, dans des réunions restreintes, pour passer le message. Cela permet, non seulement, à chacun de jauger ses forces, mais, aussi, de sensibiliser la troupe aux raisons du boycott.

Et la démarche paie, de toute évidence : le front reste uni, la discipline prévaut, au sein des grandes formations. A ce jour, du moins, aucune hémorragie, tant redoutée, par les partis du FNDU, et espérée, par le pouvoir, n’est à signaler. Sauf à El Wiam, du candidat Boydiel, dont les départs significatifs qu’il a enregistrés récemment risquent de l’affaiblir durablement. Avec cette stratégie, le Front espère sortir, dans la rue, des milliers de mauritaniens, pour révéler, à l’Afrique, dont le candidat Mohamed Ould Abdel Aziz préside l’Union, le refus de celui-ci d’organiser une élection transparente, comme dit le souhaiter l’organisation continentale. Les responsables du FNDU ont compris que la seule possibilité de pousser le régime à « revenir à la raison » est la pression de la rue. Il faut inverser le rapport de forces avec le pouvoir. Un défi qu’ils s’efforceront de relever, le 4 juin prochain. Outre les meetings à Nouakchott, le Front entend organiser des caravanes, à l’intérieur du pays, pour sensibiliser les mauritaniens de l’intérieur sur la nécessité de « bouter » la présidentielle du 21 juin.

Le chien aboie, les initiatives passent…

Pendant que le FNDU s’efforce d’imposer un « boycott actif », le président sortant, candidat à sa propre succession, et les sparring-partners qui ont choisi de l’« accompagner », dans ce scrutin poursuivent les préparatifs de la campagne. Les directoires sont désormais connus et à l’œuvre. Le président-candidat, qui n’a pas vraiment de soucis à se faire, continue à « travailler », en inaugurant par-ci, en voyageant par-là. Les « initiatives » de soutien à sa candidature poussent comme des champignons. De l’avis des observateurs, le record d’Ould Taya est déjà largement battu. Comme des crapauds de brousse après la tombée de la pluie, elles croassent, chaque soir, dans les télévisions privées et, même, publiques. Pourquoi la HAPA ne sévit-elle pas ? Les initiatives de cette années ont ceci de « particulier » – pour ne pas dire dangereux – d’affirmer, ouvertement, leurs caractères tribaux, ethniques, régionaux, de campement, autour d’un puits, d’un marabout, d’une notabilité, etc. Et le plus pitoyable, en cela, est que ces mouvements sont animés ou suscités par des intellectuels, présumés former l’« intelligentsia » du pays. Des cadres qui devraient « éclairer le peuple », sur les enjeux du moment, mais qui se sont, hélas, convertis en béni-oui-oui, flagorneurs de tous poils et autres applaudisseurs à tout rompre. Quel pays ! Quels hommes ! Et pourquoi pas Sidioca, en août 2008 ?

La France, elle, a déjà voté…

Que le président-candidat n’ait aucun souci à se faire tient, beaucoup, à ce que la France de Hollande, je veux dire des socialistes, a choisi de « voter » pour lui. Il n’est un secret pour personne qu’elle l’a adoubé depuis bien longtemps. Disons, depuis la guerre qu’il a engagée contre le terrorisme, même si, par ailleurs, il a soutenu le MNLA dont les liens, avec les narcotrafiquants, ne sont pas ténus. Mais le soutien au MNLA rejoint celui de la France… La France qui refusa, au pouvoir malien, de recouvrer l’intégrité de sa souveraineté sur Kidal, lors de l’opération Serval. Et accepta, plus récemment – via la bénédiction de « son » candidat, président en exercice de l’Union africaine – de laisser revenir les « forces armées » du mouvement sur le territoire qu’elles occupaient, avant les derniers affrontements au nord du Mali. On peut donc comprendre que le raïs mauritanien soit plus préoccupé, aujourd’hui, de gagner des galons en diplomatie – Ah, la passion militaire de l’avancement, ça ne se perd pas en quittant la vareuse ! – que d’organiser une « présidentielle inclusive » chez lui. Il ne reste donc plus que l’opposition, pour « recentrer » le président-candidat ? Mais les Mauritaniens lui en donneront-ils les moyens ?

Source: Lecalame
Noorinfo


              

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