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Présidentielle 2014: La mère des batailles pour Aziz


Actu Mauritanie
Jeudi 20 Mars 2014 - 15:05

On est déjà dans l’ambiance de la campagne présidentielle. On s’attèle, coté pouvoir surtout, à revisiter la philosophie du principal parti de la majorité, l’Union Pour la République. Un nouveau directoire, chapeauté par un homme, dit-on, proche du président de la République. A la communication, on place un avocat, connu pour sa capacité de plaidoiries.


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 On s’y lance. Ça y est. C’est parti. Le compte à rebours. Une source à la commission nationale électorale indépendante (CENI) a déclaré à Biladi que “l’élection présidentielle, au vu des délais constitutionnels, se tiendra le samedi 21 juin, pour le premier tour, le 05 juillet pour le second”. Dans trois mois. “Soixante jours avant le premier tour, aura lieu la convocation du collège électoral”, souligne la même source. Tout cela dépend, bien entendu, du souci du respect des délais constitutionnels. Un souci qui n’a pas été, il faut, peut-être, le rappeler, pris en compte pour les délais des dernières consultations électorales.

Toutefois, rien ne dit, jusqu’à présent, un report probable de cette élection. Le dernier conseil des ministres a, en effet, adopté un “projet de décret portant organisation d‘un recensement administratif à vocation électorale complémentaire”. Le sans surprenant candidat à sa propre succession, Mohamed Ould Abdel Aziz, semble déjà entré dans sa pré campagne électorale. Irait-il, seul, c’est-à-dire, sans candidat crédible dans cette élection ? Ou se contenterait-il d’enfanter, sinon motiver, des candidats postiches, à l’instar des candidatures parlementaires, qui tentent vainement de donner une autre couleur à la chambre basse ? Au sein de la coordination de l’opposition démocratique, “on ne se sent pas, tout simplement, concerné par cette échéance”, si on devait reprendre le mot de l’un de ses leaders, interrogé par Biladi. Il reste tout de même, dans ce camp, une inconnue : la position des islamistes de Tawassoul, qui ont abandonné la position du boycott de la COD, pour les municipales et législatives de novembre dernier, et qui demeurent, toujours membre de cette coordination. A Tawassoul, on aimait bien soutenir une candidature externe au parti. On parlait, dans ce cadre, d’Ould Bouheïbeyni, qui fait déjà le tour des personnalités nationales et des formations politiques susceptibles d’être mobilisées, et s’emploie à jouer dans la course présidentielle.

D’autres sources pensent que les islamistes finiront par s’aligner à la position de la COD, au moins pour cette échéance, à laquelle ils ne présentent pas l’un des leurs. Question de mettre la COD en confiance, afin de pouvoir jouer, comme ils l’entendent, le rôle de leader de l’institution de l’opposition. Une place acquise par le niveau de la représentation parlementaire à l’issue d’une élection où leurs collègues d’hier et, peut-être, de demain sont absents. Par ailleurs, d’autres candidatures sont d’ores et déjà annoncées. Dont notamment celle du président de l’ong non autorisée, l’IRA, Biram Ould Dah Ould Abeïy. Un antiesclavagiste qui a soulevé plus d’un tollé depuis quelques années. Et espère transformer sa popularité au sein des harratines en force élective, qui pèse dans le monde politique. Il y a peut-être une place à occuper, et qui serait à même de prendre en charge la cause harratine au sein de l’opposition radicale, après “l’assagissement” de Messaoud Ould Boulkheïr.

Scrutin sans enjeux…

On est parti ou presque vers une présidentielle sans véritables enjeux. Même si des rencontres timides se font déroulées entre le premier ministre et certains pontes de l’opposition radicale. Une opposition, qui demeure convaincue, au fond d’elle, du caractère peu sérieux de telles entrevues. Car, la solution est entre les mains d’une seule personne et une seule : Mohamed Ould Abdel Aziz. Candidat à sa propre succession, Mohamed Ould Abdel Aziz se lance déjà dans sa campagne. Bien des ministres, porteurs de fonds, et autres petits arrangements, sillonnent le pays en long et en large. Une rencontre sera accordée sous peu à environ quatre cents jeunes.

Plusieurs nominations à relents électoralistes se font désormais. Une agence de communication étrangère travaillerait d’arrache pied pour parfaire une image digne d’un président sortant, candidat à sa propre succession. Il est vrai que la quasi-totalité des projets lancés durant ce premier mandant ne risquent pas de voir le jour avant sa fin. Mais alors on pourrait bien en promettre d’autres. Les amorcer même, en grande pompe. Les finir ou pas. Peu importe. Il y a un président qui est là. Qui détient les cordons de la bourse. Qui nomme et dénomme. Et qui n’est pas prêt à lâcher du lest. Même si cela va donner du crédit à son élection certaine.

AVT

Source:Rmibiladi
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