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Premier tour élection française : Hollande optimiste, Sarkozy combatif, Le Pen arbitre


International
Lundi 23 Avril 2012 - 12:29

François Hollande croit en ses chances de devenir le prochain président de la République, Nicolas Sarkozy n'a pas abdiqué et Marine Le Pen, en position d'arbitre, risque de ne pas donner de consigne de vote, ont expliqué lundi les entourages des trois acteurs majeurs du second tour de la présidentielle.


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Le candidat socialiste a viré dimanche en tête à l'issue du premier tour avec 28,63% des voix, contre 27,18% pour le président sortant, selon les résultats pour la France entière communiqués lundi par le ministère de l'Intérieur. Ces résultats doivent encore être validés par le Conseil constitutionnel avant leur proclamation définitive, mercredi.

Les deux hommes sont les finalistes du second tour mais la candidate du Front national, qui a réalisé un score historique pour son mouvement avec 17,90% des suffrages, détient les clés de leur duel, le 6 mai prochain. Prié de dire si Marine Le Pen appellerait à voter pour l'un ou l'autre, son porte-parole et compagnon, Louis Aliot, a laissé entendre que tel ne serait pas le cas.

"En l'état actuel des choses, non", a-t-il dit sur France Info. "Sur les idées majeures de notre programme, ni les uns ni les autres ne les développent ou ne les défendent donc ça paraît très improbable".

Nicolas Sarkozy s'est adressé dès lundi aux électeurs du Front national, comme il l'avait fait pendant sa campagne de premier tour selon ses adversaires en exploitant les thèmes de prédilection de l'extrême droite.

"C'est un vote de souffrance", a-t-il déclaré devant son QG de campagne à Paris. "Moi je leur dis: 'je vous ai entendus'."

"À PORTÉE DE LA MAIN"

Dans le camp de François Hollande, on se garde de crier victoire mais l'heure est à la confiance

"C'est une première étape vers le changement qui a été franchie hier, incontestablement", a dit le directeur de campagne du candidat socialiste, Pierre Moscovici, sur Canal+.

"Plié, non, mais il me semble que nous sommes capables de rassembler pour le changement, de continuer à marquer ces propositions, qui sont des propositions fortes et qui ont déjà permis à François Hollande d'arriver en tête, alors oui, la victoire est à portée de la main", a-t-il ajouté.

Nicolas Sarkozy, qui a déjà vu François Hollande rejeter sa proposition d'organiser trois débats entre les deux tours au lieu d'un seul, n'a pas rendu les armes.

"Le combat continue plus que jamais", a expliqué le secrétaire général de l'UMP, Jean-François Copé, avant d'appeler à la "mobilisation générale".

Le ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé, considéré comme un possible Premier ministre en cas de réélection de Nicolas Sarkozy, pense lui aussi que le président sortant peut encore l'emporter.

"Je le crois sincèrement et nous allons tout faire pour cela", a-t-il dit sur France Info.

Les sondages prédisent un score de 53% à 56% en faveur de François Hollande. Pour éviter que le second tour ne soit faussé par la divulgation prématurée de résultats dans les médias ou sur les réseaux sociaux, la commission nationale de contrôle de la campagne électorale a recommandé lundi que tous les bureaux de vote en métropole ferment à 20h00.

UN ÉCHEC PERSONNEL DE SARKOZY, DIT SAPIN

Pour sa porte-parole, Nicolas Sarkozy "peut rassembler les uns et les autres, ceux qui ont choisi Marine Le Pen, ceux qui ont choisi François Bayrou".

"Les uns et les autres sont concernés par le risque de déclin que court la France et le risque de faillite que court la France si le programme de François Hollande est appliqué, à savoir des dépenses dans tous les sens, où le mot effort et le mot crise sont absents, un programme qui nos conduirait sur le chemin de l'Espagne et de la Grèce", a dit Nathalie Kosciusko-Morizet sur France 2.

La chancelière allemande a implicitement abondé dans le même sens en faisant savoir qu'elle continuait à soutenir Nicolas Sarkozy dans sa quête d'un second mandat.

Pour Michel Sapin, chargé du programme de François Hollande, Nicolas Sarkozy s'abrite derrière la crise pour ne pas assumer ses responsabilités.

"Ce mot crise, il l'a à la bouche pour expliquer tous ses échecs", a dit l'ancien ministre socialiste de l'Economie sur i>TELE. "Etre second lorsqu'on est sortant à droite, c'est un échec. C'est l'échec de sa personne et de sa politique. Ce n'est pas la crise, c'est lui".

Au FN, on pense déjà à l'après-présidentielle et aux législatives de juin, que le parti d'extrême droite considère comme une chance d'obtenir une représentation parlementaire.

"Le prochain président de la République n'aura que très peu de pouvoir pour gouverner et il lui faudra une majorité, ce seront les élections législatives qui la donneront", a déclaré lundi Louis Aliot, également vice-président du FN.

"Il est évident qu'une recomposition du paysage politique se fera sur des idées. Nous ne cherchons pas à faire des accords bilatéraux avec l'UMP, cela ne servirait à rien, nous voulons que lors des élections législatives, il y ait une majorité sur des idées qui se fasse sur notre programme", a-t-il ajouté.

Patrick Vignal
Pour Reuters
Mamoudou Kane


              

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