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Pouvoir/Opposition : Et un dialogue, il porte quoi dans ses flancs ?


Actu Mauritanie
Jeudi 12 Février 2015 - 20:00

Alors qu’on s’impatiente un peu pour le dialogue, du côté du pouvoir de Mohamed Ould Abdel Aziz, on n’est pas vraiment pressé au niveau de l’opposition, réunie au sein du Forum National pour la Démocratie et l’Unité ( FNDU). Sa position prendra certainement du temps pour être formulée. De la patience encore !


Ahmed Ould Daddah
Ahmed Ould Daddah
Mohamed Ould Abdel Aziz annonce, pour une fois, presque à tous ses visiteurs, ‘’sa sincère volonté’’ à lâcher, pour dire à offrir à l’opposition toutes les garanties nécessaires pour engager avec elle un dialogue inclusive et presque sans tabou. Au cours du dernier conseil des ministres, il aurait même chanté les vertus du dialogue et les considérations suprêmes de l’intérêt national.

A l’opposition démocratique, on attendait le retour du président du Rassemblement des forces démocratiques (RFD), Ahmed Ould Daddah, pour amorcer les discussions sur la question. Au moment, où nous mettions sous presse, une première rencontre devrait réunir les présidents du pôle politique du FNDU autour de cette fameuse question. Le FNDU, dans son état actuel, est traversé par deux courants quasi opposés  sur  l’opportunité d’un tel dialogue.

Pour le RFD, l’UNAD et d’autres partis, Mohamed Ould Abdel Aziz n’est pas  un partenaire fiable. Et on ne porte, par conséquent, vraiment pas beaucoup de crédit à ‘’ sa sincérité’’ affichée pour le dialogue. 

C’est pour ce segment du FNDU une énième tentative de flouer l’opposition. N’empêche pour les seconds, les adeptes du dialogue, d’aller jusqu’au bout avec lui et épuiser toutes les possibilités pour aboutir à un dialogue. L’unique solution pour un pays au bout de l’éclatement, et en proie à tous les chants de malheurs de toutes les couleurs.

Formuler la position

Même si on ne croit pas un instant en la sincérité d’Ould Abdel Aziz, les adeptes du boycott du dialogue s’acheminent vers une réflexion visant à donner un format politique à leur refus. Il n’y a pas question qu’on passe pour celui qui, par coup d’opiniâtreté figée, refuse tout dialogue. On songe déjà, de ce côté-là, à mettre des garde-fous, des préalables, en quelque sorte, avant d’aller  vers toute négociation avec Mohamed Ould Abdel Aziz.

On s’y emploie. On pense à des questions relatives, à juste titre, à la gestion de la République et revoir de près une gestion tant louée par le premier citoyen du pays. 

Gestion montrée de plus en plus du doigt. On avance, dans cet ordre d’idées, l’obligation, prévue d’ailleurs par la loi, pour Mohamed Ould Abdel Aziz, de procéder à la déclaration de son patrimoine. D’autres vont jusqu’à évoquer l’impérieuse nécessité d’un audit de gestion financière et organisationnelle  devant s’opérer systématiquement au niveau de certaines institutions et départements publics sensibles.

Si une bonne partie des groupes politiques, qui constituent le FNDU tiennent au dialogue,  ils ne sont pas pour autant pressés de rompre d’avec leurs collègues, qui n’en  sont pas vraiment très enchantés. C’est dire que les rounds de négociations au sein du FNDU, dans l’espoir d’aboutir à une position commune, ne font que commencer et risquent bien de perdurer encore quelque temps. 

Toutefois, on est bien, dans tout cela, en droit de s’interroger sur l’opportunité d’un tel dialogue, pour Mohamed Ould Abdel Aziz, en tout cas.  Ne vient-il pas d’entamer un second et ultime mandat. Ne dispose-t-il pas d’assez de légitimité pour parachever son mandat et passer la main ? Tout prêtait à le croire, pourtant. Si problème, il y a, trouverait-il vraiment un dénouement à l’issue d’un dialogue qui reverrait une refonte du processus électoral ? 

On aimerait bien savoir si la Mauritanie aujourd’hui souffre d’un problème institutionnel ? Un problème qui se résumerait dans une élection. Un parlement qui supplanterait un autre ? Des conseillers municipaux qui en chasseraient d’autres ? Un gouvernement à la place d’un autre ? 

Il faut,  peut-être, rappeler que le pays  est doté, aujourd’hui,  d’un arsenal de lois aussi novatrices que parfaites. On n’est pas à une loi près. Comme on n’est pas à une élection près. Que porterait-il, dans ses flancs,  un dialogue entre partenaires politiques, qu’une foule de lois républicaines n’a su protéger, ni faire avancer ? 

AVT
Source: Rmibiladi
Noorinfo


              

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