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Pourquoi les femmes sont plus bavardes : un mystère bientôt résolu ?


Lu sur le web
Dimanche 3 Mars 2013 - 16:00

Selon une récente étude américaine, les femmes présenteraient, comparé aux hommes, un haut niveau d'une protéine appelée FOXP2, que les scientifiques ont appelé "protéines du langage". Ceci pourrait expliquer pourquoi les femmes sont généralement plus bavardes que les hommes.


Les femmes présenterait des concentrations plus élevées d'une protéine impliquée dans le langage
Les femmes présenterait des concentrations plus élevées d'une protéine impliquée dans le langage
Beaucoup d'hommes n'hésiteront pas à le confirmer : leur femme est beaucoup plus bavarde qu'eux. Une remarque que certains pourraient voir d'un mauvais oeil mais qui devient de plus en plus difficiles à nier. En effet, plusieurs études ont abouti à des conclusions qui tendent à confirmer le phénomène. C'est notamment le cas d'une récente recherche qui a démontré que les petites filles apprennent à parler plus vite que les petits garçons.

D'autres études ont estimé que les femmes parleraient en moyenne trois fois plus que les hommes, avec 20.000 mots employés en moyenne par jour contre 7.000. Elle le ferait même plus vite que ces messieurs consacrant ainsi une part plus importante de leur cerveau au langage. Or, tout ceci pourrait s'expliquer biologiquement. C'est du moins ce qu'affirment de nouveaux travaux publiés la semaine dernière dans The Journal of Neuroscience et menée par des chercheurs de l'école de médecine de l'Université du Maryland.

Une protéine qui rend plus loquace ?

En 2001, des scientifiques sont parvenus à identifier un gène appelé FOXP2 qui s'est avéré jouer un rôle primordial dans la production du langage, ceci par l'intermédiaire de la protéine qu'il produit. Or, d'après les nouveaux travaux, les femmes présenteraient des concentrations bien plus élevées en protéine FOXP2 que les hommes. Pour arriver à cette conclusion, J. Michael Bowers, Margaret McCarthy et leurs collègues ont étudié les concentrations de cette protéine chez des bébés rats qu'ils ont séparé de leur mère.

Ceci a poussé les bébés à émettre des cris inaudibles pour l'oreille humaine mais que les appareils des chercheurs ont pu enregistrer. L'expérience a ainsi consisté à capter pendant cinq minutes dans des groupes de petits âgés de 4 jours le nombre de cris émis par les femelles et les mâles. Ils ont alors constaté que les bébés mâles criaient deux fois plus que les femelles. Or, ceux-ci présentaient des taux deux fois plus élevés de protéine FOXP2 dans des régions cérébrales connues pour être impliquées dans la vocalisation.

Partis de là, les chercheurs ont voulu vérifier leurs observations chez l'humain et ont étudié pour cela les corps d'enfants de 4 à 5 ans décédés des suites d'un accident moins de 24 heures avant. Les auteurs ont alors découvert que les filles possédaient 30% de protéines FOXP2 en plus que les garçons. "Nous ne pouvons pas dire que c'est le raisonnement d'une importance primordiale - mais c'est l'une des premières pistes avec laquelle nous pouvons commencer à explorer pourquoi les femmes ont tendance à être plus verbales que les hommes", a commenté le principal auteur de l'étude Mike Bowers.

En apprendre plus sur l'origine du langage

"L'étude est l'une des premières à rapporter une différence sexuelle dans l'expression de la protéine associée au langage chez les humains et les animaux. Ces résultats soulèvent la possibilité que les différence sexuelles dans le cerveau et le comportement sont plus répandues et se sont établies plus tôt que ce qu'on n'avait apprécié auparavant", a ajouté pour sa part Margaret McCarthy dans un communiqué relayé par la Society of Neuroscience.

Toutefois, la conclusion de cette étude est encore loin de convaincre alors que d'autres travaux ont conclu que la loquacité des femmes n'était qu'une légende. De même, si certains hommes sont particulièrement loquaces, cela veut-il dire qu'ils ont aussi des concentrations plus élevées de cette protéine ? Ou que les femmes peu bavardes montrent des taux plus bas que les autres ? Pour l'heure, les chercheurs l'ignorent.

Reste que les nouvelles recherches pourraient permettre d'en apprendre davantage sur le développement et l'origine du langage chez l'animal comme chez l'être humain, d'aujourd'hui et d'hier. Ceci pourrait par exemple permettre de déterminer si l'homme de Néandertal pouvait ou non parler.

Source : maxisciences.com
Mamoudou Kane


              

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