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Pour le neuvième anniversaire de la victoire de la Résistance: l’interview de Sayed Hassan Nasrullah


Lu sur le web
Lundi 17 Août 2015 - 00:54

A l’occasion du neuvième anniversaire de la victoire de la Résistance dans la guerre de 33 jours qu’Israël a imposé au Liban, nous reproduisons l’interview du secrétaire général du Hezbollah libanais, Seyyed Hassan Nasrallah à la chaîne Al Jazeera le 21 juillet 2006.


Les dimensions militaires de la guerre et le black-out médiatique…Ghassan Ben Jeddou :
 
La paix de Dieu sur vous tous. Il nous suffit de dire que nous sommes en présence de son Éminence Sayyed Hassan Nasrallah, secrétaire général du Hezbollah, au moment où les combats se poursuivent. Nous sommes à un moment et quelque part dans le monde et non pas au Liban comme je le disais souvent auparavant. Aussi pas besoin de préambule et je commence directement à poser mes questions à son Éminence, que je remercie d’avoir accepté cette rencontre, à ce moment précis, dix jours après le début des combats.

 
Que dites-vous au plan militaire et politique?
 
Hassan Nasrallah : Au nom de Dieu, Le Clément, Le Miséricordieux.
Au plan militaire et politique, les deux en même temps. Laissez-moi commencer…
 
GBJ (l’interrompant) : juste les grandes lignes sans entrer dans les détails. Je ferai avec vous…
 
HN : Nous allons commencer par l’aspect militaire, sur le terrain. En général et clairement, ce que nous pouvons dire à ce niveau c’est l’extrême acharnement de la résistance et puis que nous avons réussi à amortir le choc. Je crois que les Israéliens ont entrepris tout ce qu’ils pouvaient faire au cours des premiers jours, par mer et par air. Nous discuterons plus tard du volet international.
 
Il n’y a pas une cible, ancienne ou récente, déterminée par leurs services et leurs analyses, susceptible d’être attaquée qui ne l’ait pas été. Je peux vous affirmer en ce moment, loin de toute exagération ou de guerre des nerfs, mais simplement en me basant sur les faits, que la structure de commandement du Hezbollah n’a pas été touchée. Hier soir, de nombreux avions israéliens ont attaqué violemment un immeuble dans la banlieue sud et parlé de 22 tonnes d’explosifs.
 
 Ils ont parlé d’une grande opération réussie qui a coûté la vie à de nombreux dirigeants du Hezbollah et de très nombreux combattants. Tout cela est faux et votre correspondant sur place a raconté par la suite que les secours n’ont pas eu à se déplacer parce qu’il n’y avait aucune raison à cela. Il n’y avait personne à secourir, parce que l’immeuble, étant en construction, était simplement vide.
 
 
Toute la chaîne de commandement du Hezbollah, politique, jihadiste (=militaire, NdT), exécutive et sociale est sauve. Les sionistes n’ont pas réussi jusqu ici à tuer un seul cadre ou dirigeant de quelque niveau que ce soit du Hezbollah.
 
 
GBJ : Vous parlez des dirigeants politiques ou militaires ?
 
 
HN : Tous réunis. En premier lieu, je dois vous dire ainsi qu’aux téléspectateurs, que lorsque nous perdons un chahid (martyr), nous commençons par en informer sa famille puis nous l’adoptons et nous publions un communiqué officiel. Nous ne gardons pas le mutisme sur nos chouhada (martys) jusqu’à la fin des combats.
 
 
Jamais nous n’avons agi ainsi. Au contraire nous sommes fiers de nos chouhada et nous le clamons. En tout cas et Grâce à Dieu Tout Puissant, toute la structure qui dirige la bataille ainsi que la structure administrative est indemne, et notamment le commandement militaire présent sur le terrain des opérations.
 
 
Le deuxième point concerne les allégations israéliennes, prétendant avoir détruit 50% de nos capacités et de nos stocks de roquettes. Tout ça est faux et dénué de tout fondement. Je peux vous assurer, que jusqu’à maintenant ils n’ont pas réussi à détruire quoique ce soit. La preuve est que nous poursuivons la résistance et nous continuons à lancer des roquettes.
 
Non seulement les Katiouchas traditionnelles destinées aux colonies du front, mais celles qui atteignent aussi Haïfa, Tabaria, Safad et le fin fond du pays. Nous maîtrisons même le nombre de roquettes à lancer. Par exemple, nous pouvons aujourd’hui en lancer des centaines par jour et rien ne nous empêche de le faire, malgré l’activité intense de l’aviation sioniste. Nous maîtrisons le facteur numérique parce que nous dirigeons notre bataille, ce sur quoi je vais revenir tout à l’heure.
 
 
La structure relative à nos capacités offensives en roquettes est donc toujours excellente et elle n’a pas été touchée. Nous avons la capacité de poursuivre sur ce rythme pendant encore longtemps.
 
 
Sur le terrain, nos combattants ont à peine commencé leur travail. Ces deux derniers jours ont été les premiers dans la confrontation terrestre et nos combattants des premières lignes n’ont pas eu à s’épuiser.
 
 
En résumé, sur le plan des capacités comme ailleurs, au niveau de l’encadrement, du commandement et de l’organisation, comme au niveau politique, social et médiatique, nous sommes encore très forts, ce dont nous rendons Grâce à Dieu. Le jour où nous avons fait couler le navire de guerre israélien, au large de Beyrouth, le commandement sioniste a ordonné à ses navires de s’éloigner des côtes de dizaines de kilomètres.
 
 
Mais ils ont continué à annoncer le bombardement par leur marine, de telle ou telle cible dans la banlieue sud. Ce qui est strictement faux. Les unités de la marine israélienne sont très loin des côtes libanaises et ne peuvent plus bombarder quoi que ce soit. Par contre c’est l’aviation qui bombarde et là-dessus, il n’y a rien à dire, ils ont une supériorité totale.
 
 
Sur le terrain des opérations, nous avons détruit un certain nombre de chars Merkava et surtout des Merkava de la 4ème génération, les plus sophistiquées. Les Israéliens reconnaissent eux-mêmes la violence, l’acharnement et le courage de nos combattants sur les premières lignes et bien sûr nous comptons sur eux.
 
 
En gros, si on observe les choses sur le terrain, je peux dire que : primo, le Hezbollah a réussi jusqu’ici à résister, secondo qu’il a amorti le premier choc, tertio qu’il passe à la phase de l’initiative et quarto qu’il va faire les surprises qu’il a promises et que nous gardons secrètes pour l’instant.
 
 
Le Hezbollah continue donc à diriger la bataille, avec sérénité, dans le calme, sans la moindre nervosité, sans exaspération ni discours démagogique, ce que vous constatez par vous-mêmes. Nous suivons les choses sur le front avec précision, en tenant compte du temps, du lieu, du nombre, des moyens, du combat et des détails. Ceci au niveau militaire.
 
 
GBJ : Pardon Éminence. Qu’est-ce qui garantit que le calme que vous évoquez n’est pas un désarroi et que le calme avec lequel vous dites diriger la bataille n’est pas un moyen de camoufler vos pertes militaires, qui seraient lourdes selon Israël ?
 
 
HN :Les Israéliens ont établi un black -out total sur les médias, au nord et dans l’ensemble de la Palestine occupée. Personne ne peut envoyer une information ou une photo sans l’autorisation de la censure militaire, qui seule, autorise ou livre l’information. Vos confrères d’Al Jazeera ont connu des problèmes. Ils ont été arrêtés, soumis à des interrogatoires et dérangés dans leur travail. Pourquoi l’Israélien se voit obligé de cacher la vérité aux autres ? Parce qu’il accuse les médias de donner des précisions sur les impacts des bombardements ? Tout cela est puéril.
 
 
Toutes les cibles israéliennes, les colonies comme les objectifs militaires, au nord, au centre et dans n’importe quel point de la Palestine occupée, nous sont connues et nous n’avons besoin de personne pour nous fournir des informations, des photos ou autres. C’est donc pour cacher la vérité sur la situation militaire qu’il le fait, de crainte que cela ne porte atteinte au moral de la population, des troupes et des médias israéliens. C’est ce qui fait peur au gouvernement Olmert.
 
 
De l’autre côté, au Liban, que vous connaissez très bien vous-même, les choses sont différentes. Les médias rapportent tout sur les attaques de l’aviation israélienne, les chouhada, la population civile, les combattants, les routes bombardées, les villages. Tout est largement ouvert et accessible. Les zones bombardées hier soir, ont été aussitôt visitées par les correspondants de la presse. Tout a été filmé, photographié.
 
 
Vous savez personnellement que si on voulait cacher quelque chose, on ne pourrait pas le faire pendant plus de deux heures. Il n’y a pas de secret au Liban, c’est-à-dire que si on avait des chouhada on ne peut le cacher plus d’une heure ou deux, parce que les combattants ne viennent pas d’un autre pays, mais ils sont originaires des villages où ils combattent. Si un dirigeant du Hezbollah tombe au champ d’honneur, cela devient public au bout de quelques heures. Ainsi nous ne cachons pas nos chouhada parce qu’ils sont l’objet de notre fierté.
 
 
Au plan des structures de commandement et de leur efficacité, je peux vous assurer qu’elles sont en plein rendement. D’autre part les Israéliens ont prétendu qu’ils avaient détruit des camions transportant des armes et des munitions pour le Hezbollah, alors qu’ils nous montrent les photos puisqu’ils prennent des photos de toutes leurs cibles, des rampes de lancement de roquettes et des bases militaires.
 
 
En fait ils ne bombardent que de fausses cibles, des leurres et cela prouve l’échec de leurs services de renseignements. Par exemple, ils ont bombardé deux vieilles foreuses de puits à Achrafieh en les prenant pour des rampes de lancement. Certains ont prétendu que c’était pour dresser les chrétiens contre le Hizbollah ce qui ne tient pas du tout. Le fait est qu’ils ont échoué au plan du renseignement sur terre et de l’analyse de leurs photos aériennes.
 
 
Est-ce à dire qu’aucune de nos rampes de lancement de roquettes n’a été touchée ? Non bien sûr, il y en a une ou deux. Mais le fait que l’une des armées de l’air les plus puissantes au monde, qui a la maîtrise totale des airs, avec des avions de reconnaissance en permanence dans le ciel libanais, alors que nous sommes privés de tout, échoue durant 10 jours à arrêter le lancement de nos roquettes et à réduire notre puissance de feu, voilà qui est très clair.
 
 
GBJ :Peut-on dire que les opérations terrestres ont vraiment débuté ou non ?
 
 
HN : On ne peut pas le dire avec précision. Ce qui se passe jusqu’ici, ce sont des tentatives de pénétration dans un certain nombre de points de la frontière et l’Israélien tente de réaliser un quelconque succès. Mais l’unique succès qu’il a eu jusqu’à maintenant, qui est à la portée de n’importe quelle aviation au monde et n’a point besoin de toute la puissance israélienne, c’est de détruire les ponts, l’aéroport, les usines, les immeubles et les maisons, de tuer les femmes, les enfants et les vieillards et de contraindre des dizaines de milliers de gens à l’exode.
 
 
Par contre, dans leur confrontation avec les structures de la résistance, ils ont échoué lamentablement et ils le savent très bien. Ils prétendent que nous nous cachons parmi les civils alors que nos combattants sont sur le terrain, aux premières lignes. Ils sont sur les collines, dans les ravins, entre les arbres et en tout cas dans un très large secteur sur la frontière.
 
 
Mais l’ennemi cherche un succès et il présente son bombardement de la banlieue sud d’aujourd’hui comme tel. J’ai suivi leurs racontars de ces derniers jours sur le bombardement et la destruction de grandes casernes et de camps retranchés sur toute la longueur de la frontière. J’ai discuté avec nos frères de la manière d’y répondre pour démentir tout cela.
 
 
Il y a eu deux points de vue, l’un qui disait qu’il fallait les laisser dans leurs divagations et qu’il ne fallait pas sortir de démenti à ce sujet. Les pauvres ont besoin de quelque chose pour rehausser le moral de leur peuple. L’autre point de vue disait qu’il faudrait démentir tout cela parce qu’il y va aussi du moral de notre peuple et qu’il faudrait que les nôtres sachent exactement où se trouvent toutes ces cibles fictives.
 
 
En fait, ce dont ils parlent, les camps, les citadelles et les casernes consistent en quelques points d’observation, c’est-à-dire des poteaux munis de caméras, avec à leur pied une niche pour le combattant de garde.. Ce sont les positions avancées qu’ils prétendent avoir détruit ou occupé alors que nous les avons évacuées dès le premier jour, c’est-à-dire lors de la capture des deux soldats.
 
 
 
L’ennemi israélien a des problèmes avec ses renseignements. Ses agents sur le terrain sont tous arrêtés, en fuite ou incapables d’agir. Il a aussi des problèmes avec ses renseignements obtenus par les airs.
 
 
Aussi, il est contraint à quelques actions de commandos, soit pour collecter des renseignements, capturer des combattants ou en tuer quelques-uns pour pouvoir se targuer de ces hauts faits d’armes. On le comprend aisément puisque même sa marine, qui a subi des pertes, ne peut plus bombarder. Revenons à ce qui se passe sur le terrain. Je dois vous affirmer que jusqu’à présent tout se passe encore sur la frontière.
 
 
 
Nous avons réussi à briser toutes les tentatives de pénétration de l’ennemi. Nous avons détruit de nombreux chars et blindés ennemis et tué et blessé nombre de soldats, ce que l’ennemi reconnaît lui-même. Il aurait fallu que nous publiions des images, mais cela est difficile pour l’instant.
 
 
Nous leur promettons en tout cas davantage d’acharnement dans la résistance sur la frontière, nous sommes depuis le premier jour, prêts à tout ce qu’ils peuvent entreprendre ou essayer, mais je ne veux pas verser dans ce discours propagandiste parce que nous sommes dans une bataille sérieuse.
 
 
Je n’ai jamais dit que les Israéliens ne pourront jamais entrer dans une position quelconque au sud Liban, nous ne sommes pas une armée classique, présente de la mer au Mont Ecchikh (Hébron), nous sommes un mouvement de résistance populaire sérieux, présent sur de nombreux points et axes.
 
 
Pour qu’on ne dise pas un jour que le Hezbollah s’est engagé à interdire telle ou telle position à l’ennemi, je dois vous dire qu’il peut en effet pénétrer dans un village ou entreprendre une opération à tout moment, mais jamais il ne pourra réaliser une victoire décisive et historique. Pour nous, notre règle est que si l’ennemi rentre quelque part, il doit payer un prix cher en officiers, en hommes et en chars. C’est là notre engagement. Il en sera ainsi si Dieu le veut.
 
 
GBJ : Pensez-vous que les combats vont durer longtemps ? Jusqu’à quand ? Est-ce que vous vous préparez à une guerre d’usure comme l’a prévu un général de l’intérieur ?
 
 
HN : À ce niveau et si je dois répondre à votre question, je dois revenir un peu aux objectifs assignés par l’ennemi à cette guerre. Aux premières heures nous avons pensé que c’était une réaction, somme toute normale, à la capture des deux soldats.
 
 
Puis, on s’est aperçu que cela allait au-delà d’une réaction puisque les chefs politiques et militaires de l’ennemi, ainsi que ses médias ont défini un certain nombre d’objectifs et ils l’ont plafonnée à l’anéantissement total du Hezbollah. Anéantissement total du Hezbollah et non pas de ses structures militaires ou de ses roquettes.
 
 
Puis les choses ont été revues à la baisse, à raison d’un palier par jour. On ne parle plus de l’anéantissement du Hezbollah, ni même du démantèlement de ses roquettes, mais on veut lui faire mal, l’affaiblir, puis l’éloigner de 10 à 20 km de la frontière. Ce qui par ailleurs ne gêne guère le lancement de nos roquettes, puisque nous avons la capacité de frapper Haïfa, Afoula et des localités plus lointaines.
 
 
Plus tard on a prétendu que l’objectif de cette guerre était de libérer les deux soldats capturés, ce qui n’est pas vrai du tout. En tout cas, il y a des objectifs et des slogans, ce qui veut dire que nous sommes en présence d’une guerre qui peut durer encore. Je ne sais pas, 2, 3 ou 4 semaines, cela dépend des développements politiques et des opérations sur le terrain…
 
 
GBJ : Pardon, est-ce que cela dépendra de vous ou d’Israël ?
HN : Cela dépendra des deux, c’est-à-dire de l’issue de la bataille. Aujourd’hui en Israël estime que l’opération israélienne a atteint son summum. C’est une analyse correcte, parce qu’Israël ne peut rien de plus que ce qu’elle a déjà fait. Il y a bien sûr l’attaque terrestre, mais celle-ci pose problème et suscite beaucoup de polémique, aussi bien parmi les politiques que les militaires et les services de sécurité parce qu’elle risque de leur être coûteuse en vies humaines.
 
 
 Israël est devant une alternative : ou bien elle continue sur sa lancée, c’est-à-dire maintenir son agression au niveau actuel, mais jusqu’à quand ? Ou bien elle commence à baisser d’intensité et là s’ouvre la voie à une solution politique. Combien cela va demander de temps ? Tout dépendra des développements sur le terrain. Aujourd’hui tout le nord d’Israël, pardon de la Palestine occupée est paralysé.
 
 
Il y a deux millions d’Israéliens qui sont terrés dans les abris ou ont quitté leurs domiciles. L’économie du nord, les usines, les sites touristiques et le commerce, sont donc totalement paralysés. Le nombre de morts et de blessés chez eux est sûrement moins important que le nôtre.
 
 
Eux disposent d’abris et les nôtres n’en ont pas. Il n’y a pas un seul village chez nous qui ait un abri. De nombreux habitants du sud sont encore chez eux et s’ils avaient des abris, ils n’auraient jamais quitté la région. Puis les Israéliens ont un important arsenal de destruction massive, alors que le nôtre est modeste et défensif. Il n’est pas destiné comme le leur à assouvir la hargne et la vengeance.
 
 
En tout cas toute activité humaine est gelée dans le nord, alors qu’ils leur ont promis une opération éclair, quelques jours au plus. Et depuis, ils annoncent de grandes victoires, ma mort et celles des dirigeants du Hezbollah tous les jours.
 
 
Moi, c’est la quatrième fois que leurs médias annoncent ma mort. Jusqu’à quand cela peut-il continuer ? Peut-être que la société israélienne est encore solidaire de son gouvernement, mais jusqu’à quand ? Nous avons connu cela chez nous en 1993 et 1996 lors de précédentes guerres et nous savons que la solidarité finit par s’effilocher.
 
 
Alors maintenant si l’intensité de la guerre ne s’estompe pas et qu’elle prenne un tour ascendant et ils n’ont d’autre choix que d’entreprendre une invasion terrestre. Mais cela sera une véritable catastrophe pour l’armée israélienne, je peux vous le garantir. Ce n’est pas une menace en l’air, ce n’est pas mon genre, vous vous en êtes rendus compte déjà.

GBJ : Pardon, vous avez répété plusieurs fois le mot catastrophe…
 
 
HN : Depuis le premier jour, j’ai dit dans mes déclarations précédentes et dans nos réunions, que je ne pouvais rien contre l’aviation, je n’ai pas des F16 à leur opposer. Même pour les roquettes utilisées contre leur marine, je n’ai rien dit. C’était la surprise.
 
 Mais sur terre, nous avons une expérience vieille de 23 ans, une expérience sérieuse et réelle, une combativité reconnue, des réserves importantes et de grandes capacités d’armement. Alors, c’est une question de temps et puis je ne pense pas que les Israéliens s’estimeraient capables de remporter une victoire.
 
 
Nous avons une situation politique assez solide dans le pays ainsi qu’une résistance populaire réelle et c’est ce que les Israéliens attendent de voir s’atténuer. Ils attendent que la solidarité populaire avec la résistance s’affaiblisse pour qu’ils réalisent une victoire politique. Notre pari à nous c’est justement de nous fonder sur notre résistance et sur la solidarité de notre peuple avec nous.
 
 Nous comptons aussi sur une baisse du soutien populaire israélien au gouvernement de l’ennemi et à sa guerre et il semble que cela commence à avoir des effets. C’est un commencement.

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Interview de Sayyed Hassan Nasrallah à la chaîne Al Jazeera du 21 juillet 2006
Traduit de l’arabe par Ahmed Manai
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