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Politique : Le pactole versé par le Trésor Public aux partis... "de la gabegie"


Actu Mauritanie
Mercredi 27 Juin 2012 - 10:38

Le financement des partis politiques sur le compte du contribuable mauritanien est un non sens et devrait être abrogé dans ses aspects juridique et constitutionnel ou tout au moins faire l’objet d’un référendum, car l’on sait que les plus actifs d’entre ces partis ne sont que des satellites mis en orbites par des régimes fantoches ou dictatoriaux qui nourrissent des velléités de puissances à l’échelle du monde arabe.


Politique : Le pactole versé par le Trésor Public aux partis... "de la gabegie"
Ces partis vivent donc de subsides de pays étrangers dont ils défendent les idéologies, les programmes politiques et les projets de sociétés en Mauritanie et n’ont, par conséquent, pas besoin de financements locaux dont ils usent au seul effet de faire diversion sur les origines de leurs fortunes fabuleuses et acquises au détriment de la Mauritanie.

Tout le monde a en mémoire les financements de Kadhafi qui coulaient à flots et qui faisaient croire à ce sinistre personnage qu’il pouvait tout se permettre en Mauritanie, y compris de décréter le règlement de ses crises politiques après y avoir conduit une prière nationale. Kadhafi était peut-être fou mais pas au point de se donner des droits sur les autres.

Ses maladresses lors de son intervention dans la crise HCE-FNDD, seraient tout simplement dues au fait que ses sbires mauritaniens lui faisaient croire, qu’à travers l’argent qu’il leur versait aussi généreusement que frauduleusement, il avait indirectement droit de vie et de mort sur la Mauritanie.

Ces sbires comme les lugubres nationalistes de SAWAB, ceux de l’AJD et les haratines de l’APP, parlent de la Mauritanie comme s’il ne s’agit que d’eux-mêmes ou de leurs familles au sens étroit du terme. Ils sont d’ailleurs copiés en cela par les momies de l’opposition qui menacent Aziz au nom des mauritaniens qui les rejettent dans leur majorité et qui, de toute façon, ne les ont jamais délégués à l’effet de faire partir un président qu’ils ont élu il y’a moins de trois ans.

Sur ce même registre, les Saoudiens, les Iraniens et les Turcs sont discrets mais le sentiment qu’ils ont de leur influence en Mauritanie est d’autant plus palpable que ceux qui perçoivent des subsides pour la garantir le font avec un zèle tel que leurs maitres à penser croient chacun que notre pays n’est qu’une lointaine province de son propre territoire. C’est tout juste si les milices que ces pays ont réussi à installer chez nous et qui ont embrigadé notre jeunesse n’ont pas encore porté les armes pour nous contraindre à renier notre patrie, mais au rythme où vont les choses cela ne saurait tarder.

J’épargne au lecteur de m’étendre sur l’intrusion dans notre espace politique de certaines multinationales qui ont fait jouer la quantité au détriment de la qualité et qui, avec quelques cadres triés sur le volet, ont réussi à infiltrer certains partis et les syndicats qui leur sont affiliés, mettant ainsi à l’abri de la contestation ouvrière leurs investissements en Mauritanie.

Cette couverture, dans le style classique de la mafia des années 30 est, bien entendu, payée rubis sur ongle par le jeu de certaines banques affiliées aux réseaux des financements occultes et par celui de certains cartels politico mafieux qui font du commerce international et de la sous-traitance leur activité de prédilection.

Financer des partis de ce genre relève, soit d’une méconnaissance de leurs fonds de commerce, ce qui est peu probable s’agissant de Aziz, soit d’une démarche d’apaisement, ce qui est une utopie s’agissant des griefs qu’ils reprochent à ce même Aziz. Dans tous les cas, leur financement ne répond, ni à des besoins démocratiques, ni à des exigences légales car, certains de ces partis ne sont que des embryons de dictatures théocratiques, racistes ou esclavagistes où la vengeance, l’exclusion et le pillage sont les maitres mots de la seule méthode qu’elles connaissent pour accéder au pouvoir : celle de la violence verbale, du pharisaïsme et de la collaboration avec des forces extérieures.

Cette politique de financement des partis n’est cependant pas nouvelle et ses deux éditions de 2007 et 2008 n’ont fait qu’encourager leurs leaders à s’éterniser à leurs têtes comme si les mandats dont ils disposent sont des mandats à vie. En 2007 et 2008 des financements ont été octroyés à ces partis, nous vous en livrons les détails et laissons au lecteur le soin de juger de lui-même et en âme et conscience de l’opportunité ou non de les reconduire en 2012.

Montant des subventions reçues par les partis en 2007 et 2008 :

Le RFD………………..2x66 084 882um soit la somme de …………..132 169 764um

Le PRDR………………2x48 068 070um soit la somme de………………96 136 140um

L’APP………………….2x30 471 093um soit la somme de ………………60 942 186um

L’UFP………………….2x27 705760um soit la somme de…………………55 411 520um

L’UDP………………….2x24 481 728um soit la somme de………………..48 963 456um

HATEM……………….2x17 108 602um soit la somme de…………………34 217 204um

Le RDU………………..2x17 040 180um soit la somme de…………………34 080 360um

UCD…………………….2x16 038 486um soit la somme de…………………32 076 972um

RD…………………….. 2x15 090 434um soit la somme de…………………32 180 868um

Alternative………….2x14 852 874um soit la somme de…………………29 705 748um

FP……………………….2x11 557 683um soit la somme de…………………23 115 366um

SAWAB……………….2x11 500 209um soit la somme de………………….23 000 418um

Total de la facture…………………………………………………………………300 000 000um

Cet argent versé par le trésor public pour renforcer la démocratie et le pluralisme a été jeté par la fenêtre puisque tout le monde, ou presque, est unanime que nos partis politiques qui portent les noms de leurs présidents inamovibles et qui versent dans le tribalisme et la xénophobie pour certains d’entre eux, n’ont rendu aucun service à la nation, pas même celui de s’opposer dans les règles de l’art.

L’IGE doit se pencher sur ces financements obtenus dans des conditions de crise où le pouvoir se devait de soudoyer tout le monde pour faire passer ses réformes. Il s’agit de bien sociaux auxquels s’applique la règle de la bonne gouvernance avec tout ce qu’elle a de contraignant en matière de suivi et de transparence des dépenses.

Si pour des raisons d’apaisement, l’utilisation faite des subventions de 2007-2008 est restée à la discrétion des chef de partis peu enclins à associer des collaborateurs qui n’existent souvent que sur le papier, elle ne doit cependant pas échapper aux procédures en la matière, d’où la nécessité de leur demander des comptes avant de leur donner d’autres subventions.

M.S.Beheite
Mamoudou Kane


              

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