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Noorinfo

Plan d’insertion des salafistes: Entre achat de consciences et projet social durable


Société
Dimanche 21 Août 2011 - 17:54

Dans le cadre du plan d’insertion des salafistes dans la vie active, vingt d’entre eux ont reçu il y a une semaine, des crédits des caisses populaires d’épargne et de crédits. Mais certains n’ont pas encaissé ces prêts, les considérant comme un achat de conscience du gouvernement.


Cheyakh à gauche, Almajlissi à droite
Cheyakh à gauche, Almajlissi à droite
Le groupe des 36 salafistes libérés par grâce présidentielle en septembre passé, ont bénéficié de financements pour démarrer des petits projets générateurs de revenus. Chacun d’eux a reçu un prêt de 2.000.000 d'ouguiyas, et un appui de 972.000 ouguiyas de l’agence nationale pour l'emploi des jeunes (ANAPEJ).
En tout, le montant total perçu par ces salafistes est de 107 millions d'ouguiyas. Le gouvernement essaye ainsi de réinsérer ces salafistes dans la vie active, mais 36 seulement ont constitué des dossiers pour bénéficier de prêts pour monter des petits projets générateurs de revenus alors que trois pensent que ces prêts sont interdits par la religion. Selon Abdellahi Ould Sidya qui est un des salafistes ayant bénéficié de prêts ceux-ci «pourront aider les anciens prisonniers dans leur insertion dans la vie active».

Redevenir un simple citoyen

Mohamed Cheikh Ould Mohamed dit Cheyakh, 36 ans, est un ex-prisonnier salafiste à Nouakchott. Le 04 mai 2008, Il a été inculpé d’appartenance à un groupe créé pour exécuter des actes terroristes en Mauritanie. Deux mois après, il est libéré dans le cadre d’une grâce présidentielle après une série de débats entre les salafistes emprisonnés et un groupe d’oulémas mauritaniens.

Cheyakh possède une briqueterie qui contribuera il l'espère, à «son insertion dans la vie active» et à sa participation à «l'œuvre de construction nationale». «Nous somme pacifiques en réalité, et c’était clair au vu de notre collaboration avec les juges et notre brassage avec les gens. Nous sentons que cette occasion est en or pour nous permettre de jouer notre rôle dans la société» affirme-t-il. Il ajoute être «convaincu que la sécurité du pays doit être préservée, la violence et l’extrémisme rejetés». «Nous prônons cependant l’appel à Allah par la sagesse, le bon conseil et le dialogue à l’amiable. En fait ce pays contient des oulémas qui méritent d’être suivis car ils sont nos guides» explique-t-il souriant derrière une barbe de plus en plus grisonnante, et un regard de ceux qui ont trouvé une certaine paix intérieure.

Des Salafistes ont refusé les prêts

Les prêts octroyés n’ont pas reçu le même accueil devant tous les salafistes libérés. Un groupe a considéré que ces prêts renferment du Riba (usure). C’est une pratique très ancrée dans les établissements bancaires modernes. L'un de ces salafistes croient que «ces prêts sont souillés par le riba».
Un autre salafiste libéré, «Almajlissi», tient une position plus souple sur cette question bien qu’il ait refusé de prendre ces prêts. «Mon nom figurait sur la liste qui devait bénéficier de ces prêts car les autorités concernées n’ont pas vérifié le besoin ou non des intéressés. Mais j’ai refusé, car j’ai pensé que l’opération entière est survenue dans le cadre d’une propagande montrant les salafistes comme de récidivistes criminels que l’État tente de réinsérer dans la vie sociale; un groupe repenti qui mériterait financement. Comme si nous avions été soignés d’une épidémie. Il est clair qu’avec la mondialisation toute personne qui prône la préservation et l’application de la Charia, est un terroriste ou extrémiste, devant être traité en conséquence. Nous n’avons pas commis de crimes pour nous repentir, et l’état ne reconnait pas avoir emprisonné certains à tort pour ce qu’ils pensent, et ce que certains d’entre nous ont enduré injustement en prison ne peut pas être compensé par un prêt» raconte-t-il longuement visiblement ému.

El Majlissi conclut en disant «l’état doit donner aux mauritaniens leurs droits civiques, comme la liberté d'expression, une justice impartiale, une réhabilitation aussi pour ceux qui ont été injustement emprisonnés. Imaginez que jusqu’à présent je n’ai pas pu recouvrer mes papiers civils. Ces droits sont plus importants que les financements de projets et la réinsertion. Je pense que si les gens reçoivent leurs droits élémentaires complets ils n’auront même pas besoin de prêt ou de réinsertion».

Rabbi Ould Iddoumou
Mamoudou Kane


              


1.Posté par Diko le 23/08/2011 13:56
Réaction

Ecoutez chers compatriotes, j’ai reçu personnellement beaucoup de menaces et d’insultes qui me laisseront indifférent, suite à cet appel de boycotter les mosquées que dirigent des imams maures blancs qui refusent de condamner l’esclavage et le racisme. Je suis sidéré par l’attitude mesquine de mes compatriotes maures blancs. L’islam condamne fermement toute pratique d’esclavage sur un autre musulman, l’islam condamne fermement le crime pourquoi l’appel a tant irrité ? On est en droit de se poser la question : Est-ce que les imams maures considèrent les noirs comme des musulmans sérieusement ? Les imams maures blancs ont utilisé l’islam pour maintenir les haratine sous le joug de l’esclavage, de l’ignorance en déformant certains versets du coran. Apparemment cela n’irrite personne malgré la gravité extrême de l’acte qui est un péché au même degré qu’un crime. L’état mauritanien a tué, déporté des milliers de noirs en plein mois du ramadan, rare sont les imams maures blancs qui ont dénoncé. Les noirs américains ont compris très vite, l’importance d’avoir leurs propres lieux de cultes « mosquées et églises » qu’ils gèrent eux-mêmes pour contrecarrer les mensonges que véhiculent les blancs afin de leur domination. L’hypocrite et le menteur ne sont pas en principe considérés par le bon Dieu comme des musulmans et ils ne sont pas promis au paradis. Les imams maures sont responsables de tout le mal que nous souffrons en RIM, ils passent leur temps à légitimer et moraliser le racisme et l’esclavage d’état. Le khoutba d’un imam doit être axé sur la dénonciation des injustices que subissent les pauvres, les faibles, les déshérites, les orphelins, les veuves, les vulnérables etc… Curieusement tous les khoutbas des imams maures parlent d’une même voix, la Palestine, ensuite des prières en faveur le monde arabe, jamais les noirs ne sont concernés et particulièrement l’Afrique noire en générale. Alors à partir de maintenant, boycottons les mosquées qu’ils dirigent puisqu’ils nous considèrent pas comme des musulmans, et puis, ils refusent de condamner les injustices sur le territoire mauritanien, en Afrique et dans le monde. N’en déplaise aux champions d’injures, je maintiens l’appel, aux maures blancs qui ont politisé l’islam de changer. Les maures nous ont assez menti pour ne plus les croire, ils utilisent la religion pour nous en dormir debout alors en réalité ils n’ont rien de musulman. Comment vous pouvez m’expliquer l’attitude des imams maures blancs qui négocient avec le gouvernement mauritanien pour libérer des terroristes maures blancs comme eux qui sont responsables de la mort de plusieurs innocents alors de l’autre côté on tue, viol, déporte, esclavagise, emprisonne en plein mois du ramadan sur des fausses accusations sans qu’ils ne disent un mot ? Ils ont obtenu des millions du gouvernement mauritanien pour l’insertion des terroristes, pourquoi l’insertion des fonctionnaires victimes des événements 1989 bloque toujours, sans parler celle des victimes de l’esclavage n’existe même pas. A vous de juger l’utilité de cet appel………


Merci
Diko hanoune

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