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Persécution des Rohingyas de Birmanie : Une tragédie à huis-clos


International
Dimanche 14 Avril 2013 - 17:00

Ethnie musulmane de Birmanie, située dans l’Etat de Rakhine à la frontière avec le Bangladesh, les Rohingyas sont considérés par l’ONU comme « la minorité la plus persécutée au monde ». Depuis mars, les tensions entre ces musulmans et leurs compatriotes bouddhistes ont atteint leur paroxysme dans plusieurs villes, se matérialisant par de sanglantes émeutes et des exils forcés.


Persécution des Rohingyas de Birmanie : Une tragédie à huis-clos
En Indonésie, le 5 avril dernier, une violente altercation entre réfugiés birmans a provoqué la mort de huit bouddhistes, tués par leurs « compatriotes » Rohingyas. Le passage à l’acte trahit le désespoir d’une communauté persécutée depuis des années. Le mois dernier, victimes de nouvelles attaques, les Rohingyas ont fui leur pays à bord de centaines de boat people, se laissant dériver vers des terres parfois tout aussi hostiles, à l’instar de la Thaïlande ou du Bangladesh. En 2012 déjà, 13 000 musulmans de cette ethnie auraient pris la mer selon l’ONU. 180 sont morts. 115 000 ont été déplacés. La population Rohingya compterait approximativement 800 000 membres. Un million et demi auraient déjà été expulsés du pays. Apatrides, ils ne disposent pas de la nationalité birmane. Considérés comme des étrangers, ils ne sont les bienvenus ni chez eux, où ils ne peuvent quitter le territoire, ni ailleurs.

A l’heure de la « transition démocratique » à Myanmar, que l’on dit entamée grâce à la pseudo dissolution de la junte en mars 2011, les crispations intercommunautaires menacent l’équilibre d’un pays à peine guéri de décennies de dictatures militaires. En juin 2012, l’état d’urgence a été déclaré, ainsi qu’un couvre-feu dans les régions Rohingyas. Au plus haut sommet, les propos ne rassurent pas. Selon le porte-parole du président Thein Sein, une certaine forme de chaos serait inévitable.

Gouverner la Birmanie n’est pas chose aisée. La diversité ethnique, culturelle, confessionnelle, linguistique y est pour quelque chose. La population est composée de 135 groupes ethniques officiels. L’ethnie majoritaire, les Bamar (ou Birmans), représenterait 69 % de la population, selon le dernier recensement officiel de 1983. Le patchwork ethnique s’avère complexe pour qui ne connaît pas la région : entre les Shan, les Karen (second groupe ethnique tibéto-birman), les Kachin, les Chin, les Rakhine (ou Arakan), mais aussi les Chinois et Indiens immigrés récemment, difficile de s’y retrouver. Les minorités ethniques représenteraient un tiers de la population. Le reste est donc d’ethnie birmane.

C’est dans l’Etat de Rakhine, aussi appelé Arakan, région côtière de l’ouest de la Birmanie, que se situe la population Rohingyas aux origines majoritairement persane, indienne et bengalaise. Leur cohabitation forcée avec les Arakanais, ethnie d’origine tibéto-birmane et de confession bouddhiste, entraîne des escarmouches quotidiennes. Les Arakanais s’estiment être les uniques héritiers de l’Etat de Rakhine.

Dès lors, comment comprendre l’éclosion d’une telle animosité interethnique et interconfessionnelle ? Les prémices de l’islam en Birmanie et les effets de la colonisation britannique peuvent-ils nous renseigner sur les causes de cette haine profonde à l’égard des Rohingyas ? Quelles relations entretient le pouvoir avec les religions qui composent « Myanmar » ? Quelles sont les stratégies étatiques qui permettent de maintenir cet état d’apartheid ?

Persécution des Rohingyas de Birmanie : Une tragédie à huis-clos
L’islam, une religion « allogène » en Birmanie

Comme dans beaucoup de pays asiatiques, l’importation de l’islam en Birmanie s’est opérée par l’intermédiaire de canaux économiques, notamment par le commerce. Bien avant l’hégire, des flux marchands entre le monde arabe et l’Asie existaient. La pénétration des populations musulmanes n’était pas fondée sur des motivations religieuses, mais bien plus sur des objectifs économiques et parfois militaires, loin de tout prosélytisme et de toute idéologie spirituelle.

Les communautés musulmanes provenaient de différents pays. De la Chine par exemple, des Indes, de la Perse ou encore de la Malaisie. La particularité réside dans le fait que, du XVe siècle à la colonisation britannique en 1824, la communauté musulmane était segmentée en fonction des spécialisations professionnelles. La confession n’était donc pas le véritable dénominateur commun, mais bien plus l’origine, qui conditionnait alors un domaine d’activité précis.

A l’époque, les dirigeants demeuraient relativement tolérants vis-à-vis de cette communauté dite « allogène », c’est-à-dire récemment installée et ayant conservé ses caractéristiques culturelles. Les différences avec la communauté autochtone étaient visibles, mais tolérées. Plus tard, la colonisation britannique (1824-1948) contribuera à imprimer dans les esprits les notions de races, celles-ci étant déterminées en fonction de l’espace d’occupation. Chaque race sera ainsi associée à une géographie. En véritables déstabilisateurs, les Britanniques accordent alors leurs faveurs aux populations en provenance du sous-continent indien, considérées comme plus « civilisées ». Les Birmans bouddhistes sont écartés des élites recrutées par le colonisateur. Déjà commençaient à se dessiner les contours d’une configuration intercommunautaire et interethnique fondée sur la discrimination de l’autre. En périodes de marasmes économiques, alors que les musulmans obtiennent de nombreux emplois, une révolte, instiguée par des moines bouddhistes, prend violemment à partie les musulmans. Considérés comme les suppôts de la puissance coloniale, ils seront dès lors eux aussi vus comme des étrangers. Gabriel Defert parle dans ce cadre de l’instauration d’une tradition, celle du « pogrom anti-musulman », qui sera reprise par la Birmanie indépendante.

Persécution des Rohingyas de Birmanie : Une tragédie à huis-clos
Des relations Etats/religions différenciées

La Birmanie indépendante prône l’identité Bamar, associée au bouddhisme theravada, forme de bouddhisme dominant en Asie du Sud-Est notamment. L’association de ces critères représente l’alchimie parfaite permettant de créer une « birmanité ». Le bouddhisme, qui regroupe 85 % de la population, a donc fortement structuré la société birmane. Et par conséquent, la relation entre le pouvoir et le culte bouddhiste a aussi structuré la relation entre le pouvoir et les autres religions.

L’année 1962 signe le début d’une spirale infernale de décennies de dictatures militaires, après le coup d’Etat du général Ne Win. L’idéologie est fascisante et les relations intimes entretenues avec le monde bouddhiste volontairement exposées à la vue de tous. Les donations de généraux à des pagodes, les constructions de temples par la junte deviennent monnaie courante. On parle même de « fièvre bâtisseuse des généraux de la junte » dès lors qu’il s’agit d’édifices religieux bouddhistes.3 A contrario, l’islam et le christianisme (présents au sein des ethnies Chin et Karen notamment) et même le confucianisme sont loin de recevoir de tels honneurs.

Des mesures ultra restrictives encadrent la construction de mosquées. Selon le spécialiste Gabriel Defert, un paradigme s’est insidieusement imposé : être Birman, c’est être bouddhiste. Et par syllogisme, être musulman, c’est ne pas être birman. La Birmanie se qualifierait alors par une « prédisposition générique au bouddhisme ».4 La construction nationale birmane repose donc sur une sacro-sainte équation, réunissant nationalisme, bouddhisme et identité birmane. Immédiatement, la minorité musulmane est donc considérée comme inassimilable, et les clivages religieux s’impriment dans les imaginaires collectifs comme d’irrémédiables lignes de fracture, transmises de génération en génération. En 1982, une loi sur la citoyenneté pousse le vice encore plus loin. Une carte rose est attribuée aux citoyens à part entière, considérés par la junte comme des « sangs purs », tandis que les citoyens dits associés se contentent de la carte bleue, celle qui les exclue de toute ingérence dans les affaires de l’Etat. Les Rohingyas, eux, ne sont ni des sangs purs, ni même des « sangs mêlés ».

A l’instar de la quasi-totalité des autres musulmans du pays, ils ne font tout simplement plus partie des « races nationales ». Indifféremment du temps qui passe, en dépit d’un ancrage historique en terre birmane, l’islam est donc toujours considéré comme une religion allogène. Qu’ils soient ancrés sur le territoire national depuis des siècles ou des clandestins fraîchement arrivés du Bangladesh, les Rohingyas sont considérés comme un tout, une masse informe, qui font l’objet d’une discrimination légalisée.

Persécution des Rohingyas de Birmanie : Une tragédie à huis-clos
« Xénophobie », « Apartheid », « Génocide »

A ce jour, les Rohingyas sont cantonnés dans trois « townships » - cantons – dans le nord de l’Etat de Rakhine. Cet Etat, le moins développé du pays, doit faire face à de nombreux problèmes : malnutrition alarmante – il est interdit d’importer du riz selon la législation birmane -, infrastructures quasi inexistantes, accès à l’éducation et à la formation impossible, etc. A cela s’ajoutent les catastrophes naturelles, récurrentes dans la région.

En outre, l’existence des Rohingyas est rendue invivable par la réglementation extrêmement stricte qui pèse sur leur ethnie. Par exemple, il leur est interdit de quitter leur township sans autorisation. Une véritable prison à ciel ouvert, nous évoquant parfois, en dépit de dissemblances, un territoire pas si lointain, Gaza. Le parallèle peut être faite aussi en ce qui concerne la politique en matière de logement. Les dirigeants ont mis en place des villages spéciaux au sein des territoires rohingyas, destinés à accueillir des populations bouddhistes ou des Bamar. Les musulmans sont souvent expropriés, à la manière israélienne, pour permettre aux « sangs purs » de s’approprier l’espace, cristallisant irrémédiablement de futures tensions interethniques. Ces expropriations sont aussi menées par les effectifs militaires, nombreux à la frontière avec le Bangladesh, qui opèrent en toute impunité confiscations foncières et prélèvements forcés de récoltes. Autre méthode radicale : le contrôle des naissances.

Les Rohingyas ont l’autorisation d’avoir deux enfants, pas plus, et encore faut-il qu’ils parviennent au préalable à se marier. L’obtention de l’agrément, précieux sésame autorisant le droit au mariage, peut prendre plus de dix ans. Ainsi, la « reproduction » de l’ethnie est avortée à la base, l’élargissement démographique étant considéré comme une menace. Le mariage est d’ailleurs devenu l’un des principaux motifs d’exil.5 Il est primordial pour le pouvoir centralisateur de contrôler cette périphérie indésirable de toutes les manières possibles. Alors que certaines minorités, qui réclament l’autonomie depuis l’indépendance, ont constitué des fronts armés relativement solides, à l’instar de la minorité chrétienne des Kachin, les Rohingyas, eux, n’ont pas su se prémunir contre les discriminations et les persécutions. Certes, des groupes se sont formés au fil du temps. Citons, la Jamat al Ulema, le Mujahid Party Arakan ou encore l’Arakan Rohingya National Organization, qui ont revendiqué le droit à l’autonomie, puis à l’indépendance.

Le mouvement n’est pas fédéré et manque d’une vision commune, une faiblesse que les militaires birmans ont su exploiter. La junte a accusé, dès les années 1990, les différents mouvements d’être des organisations insurgées, ce que le contexte post septembre 2011 n’a pas arrangé. Il est évident que les dirigeants ont craint et craignent encore l’émergence d’un activisme politique fort et l’éclosion de réelles tendances centrifuges au sein de cette population, d’autant plus que celle-ci entretient depuis longtemps des liens avec les Bangladais. Or, la méfiance est historique vis-à-vis du sous-continent indien, surtout quand le pays voisin est devenu terre de refuge pour les mouvements activistes. Les différents régimes ont parfaitement su exploiter ce conflit qui oppose d’un côté les musulmans de Rakhine et de l’autre l’ethnie arakanaise, issue de royaumes bouddhistes et résolue à défendre ses terres contre ceux qu’elle considère comme des étrangers. Si l’armée, appelée « tatmadaw », persiste à entretenir les différends, c’est que cette situation permet d’imprimer dans les esprits des Birmans la nécessité vitale que représente l’extrême militarisation du pays. La junte devient dès lors indispensable pour faire régner l’ordre. En soi, diviser pour mieux régner et pour rendre l’intégration nationale des Rohingyas impossible. Pour Cécile Foucher, spécialiste de la Birmanie, le nationalisme et le bouddhisme ont été utilisés par les dictatures pour « justifier leur domination ». Cela a même été « exploité par plusieurs organisations (…) qui ont mené des campagnes haineuses et d’incitation à la violence contre les musulmans ».

A ce jour, il existe par exemple la « campagne 9-6-9 », en référence à des préceptes bouddhistes, qui appelle au boycott des commerces, des entreprises gérées par des musulmans. Certaines campagnes interdisent même tout contact avec les populations musulmanes. Les commerces sont marqués d’un symbole, qui n’est pas sans évoquer l’étoile jaune. Un « climat xénophobe » s’est instauré selon Juliette Louis-Servais, spécialiste de l’Asie du Sud-Est. Et ce climat délétère est entretenu par le soutien actif d’une partie de la population birmane. Des barrages sont mis en place pour intercepter les musulmans, des tracts dégradants circulent, les mosquées sont attaquées, des assassinats sont perpétrés. Meurtres, viols, tout est commis dans la plus parfaite impunité.
L’ostracisme est poussé à son paroxysme, ne pouvant que mener à de funestes radicalisations, comme en témoignent les sanglantes représailles à l’encontre des huit bouddhistes dans un centre de rétention indonésien le 5 avril dernier. La situation semble aller de mal en pis. Du 20 au 22 mars, la haine interconfessionnelle s’est propagée, et a fait 43 morts dans la ville de Meiktila, au centre du pays. Il n’est plus seulement question de l’Etat de Rakhine. Les violences se délocalisent, les musulmans de l’ensemble du pays sont devenus de potentielles cibles. L’exode massif n’est plus un scénario à prendre à la légère. Et les politiques demeurent encore et toujours impassibles.

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Mutisme birman et gesticulations iraniennes

Actuellement, la question des Rohingyas demeure extrêmement sensible en Birmanie. A tel point que même le prix Nobel de la Paix, l’orchidée de fer, Aung San Suu Kyi, ne daigne même pas évoquer le sujet. A la surprise générale, celle qui incarnait l’opposition démocratique assiste même aux parades militaires. Les questions ethniques ne semblent plus faire partie des priorités de son agenda depuis qu’elle a obtenu un siège au Parlement. Ce silence doit-il être compris comme une stratégie politique en vue des élections de 2015 ? La déception est grande. Le président Thein Sein, lui, a quand même pris la peine de dénoncer les « extrémismes religieux », y compris au sein du camp bouddhiste. « Je veux avertir tous les opportunistes politiques et religieux qui essayent d’exploiter les enseignements nobles de ces religions et ont tenté de semer la haine (…).

Je n’hésiterai pas à faire usage de la force en dernier recours pour protéger les vies et les biens », a-t-il déclaré, le 28 mars dernier. Certes, le pas apparaît de taille. Mais une dénonciation, restée au stade de la rhétorique, est-elle suffisante ? Beaucoup d’ONG dénonce la passivité des forces de l’ordre face aux massacres. Selon le journal Le Monde, le rapporteur spécial des Nations unies sur la Birmanie, Tomas Ojea Quintana, aurait affirmé disposer d’informations qui confirmeraient l’implication de l’Etat et des forces de l’ordre dans certains des actes de violence. Pour rappel, la junte, dissolue en mars 2011, a transféré ses pouvoirs à un gouvernement (semi) civil, formé en grande partie d’anciens militaires, dont fait partie le président, ancien général. Ce dernier mène depuis quelque temps des réformes en apparence encourageantes : levée de la censure de la presse, libération de prisonniers politiques... Mais le pouvoir civil a-t-il vraiment pris la main sur le pouvoir militaire ? Le doute est permis, d’autant plus lorsque ce revirement politique cache des stratégies d’ordre économique.

En effet, il est évident que le transfert de pouvoir à un gouvernement civil a permis de contrecarrer les sanctions internationales qui pesaient sur la Birmanie, de faire revenir les investissements étrangers occidentaux légalement et de rétablir les relations diplomatiques avec de nombreux pays, dont les Etats-Unis. De l’autre côté, le « Myanmar » représente une manne économique indéniable grâce à ses ressources naturelles, notamment, et beaucoup d’Etats comptent bien en profiter sans prendre la peine de se soucier des questions des droits de l’Homme. Dans les faits, la Junte dispose toujours d’un pouvoir incontestable, et le Président s’exposerait sans aucun doute à de violentes contestations s’il en venait à octroyer la citoyenneté aux Rohingyas. L’espoir restera donc, lui aussi, au stade rhétorique. A l’extérieur du pays, les langues se délient parfois plus facilement. L’ambassadeur Muhamed Sacirbey, ancien ministre des Affaires étrangères bosniaque et ambassadeur pour les Nations unies, dénonce, dans un texte publié dans le Huffington Post, le 9 avril dernier : « Cela rappelle quelque peu le début de l’holocauste, et plus récemment, les campagnes pour le génocide dans l’ancienne Yougoslavie. »

Les puissances moyen-orientales sont elles aussi moins mutiques. Dès 2012 déjà, Ahmet Davutoglu, ministre des Affaires étrangères turc, s’était déplacé en Birmanie avec en poche des dons recueillis par le Croissant rouge. L’Iran, lui, n’hésite pas, comme à son habitude, à condamner ouvertement les violences faites aux Rohingyas en les qualifiant volontiers de génocidaires. En janvier dernier, le gouvernement d’Ahmedinejad a fait parvenir de l’aide humanitaire aux Rohingyas. Alors que peu en parlent, il nous est pourtant important de se questionner sur le devenir de ce conflit qui alimente désormais des animosités bien au-delà des frontières de l’Etat de Rakhine. La négation de l’altérité, de l’identité Rohingya ne pourra mener qu’à des formes de radicalisations religieuses plus sévères. Comment le gouvernement parviendra-t-il à gérer cette nouvelle crise ?

Par l’expulsion de cette population qui ne peut se revendiquer d’aucun territoire ? Par leur assimilation forcée ? Par la persistance d’un rejet total ? Si la Birmanie a réellement pris le chemin de la démocratie, c’est une construction nationale historique basée sur l’ostracisation de minorités et la sacralisation d’une majorité qu’il faudra revoir. Tout comme il faudra repenser le modèle d’organisation politique pour permettre la participation de l’ensemble des composantes de la société. La Birmanie, à l’instar des pays du Printemps arabe, a donc encore beaucoup de chemin à faire. Beaucoup.

Yasmine Sbaia
Pour reporters.dz
Mamoudou Kane


              

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