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Noorinfo

Pèlerinage à la Mecque : Le casse-tête d’Ahmed Ould Nenni


Société
Lundi 15 Octobre 2012 - 08:41

Alors que la grande majorité des pays du monde entament cette semaine, les derniers vols en direction de la Mecque au profit de leurs pèlerins, la Mauritanie est à la traîne, parvenant aux forceps, à ce jour, à conduire un seul et unique vol à destination de Médine. A l’image de l’année dernière et des années précédentes, c’est toujours le chaos quand il s’agit de mener les pèlerins aux lieux saints. A l’image de ces années, il faudrait certainement attendre les dernières heures pour voir les Autorités à charge de ces opérations, bâcler, bâcler et bâcler.


Pélerins sur le tarmac de l'aéroport de Nouakchott le vendredi 13 octobre 2012
Pélerins sur le tarmac de l'aéroport de Nouakchott le vendredi 13 octobre 2012
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Pour 2012, Ahmed Ould Nenni s’est encore révélé un piètre capitaine de bateau. Il va encore plonger le premier et abandonner son navire avant ses passagers. Comme en 2009, 2010 et 2011, le pèlerinage2012 s’annonce sous ses plus mauvais auspices. A la mosquée Ibn Abass, où ils étaient des centaines à se bousculer, les pèlerins avaient une fois de plus réclamé la tête du ministre des Affaires Islamiques, Ahmed Ould Nenni. Une vindicte à laquelle, comme les années précédentes, le gouvernement restera sourd. En effet, avant même que le premier contingent de Hajj ne quittent le sol national, ils avaient relèvent les premières trahisons d’un département des Affaires islamiques incapables de faire respecter aux compagnies aériennes qu’ils affrètent l’obligation de respecter les horaires fixés.

Auparavant, les candidats de cette première vague resteront coincés pendant plusieurs jours, dans des conditions difficiles à la mosquée Ibn Abass, sans aucun égard, prouvant la grande improvisation avec laquelle les pèlerinages continuent à être gérés en Mauritanie. En définitive, beaucoup de pèlerins trouvent que la gestion du cinquième pilier de l’Islam fait l’objet de magouilles et d’improvisation depuis quelques années. Pour eux, Ahmed Ould Nenni ferait bien de retourner à ses chaires études, n’ayant aucune compétence en matière politique, encore moins en management. "Qu’il quitte le département et préserve sa notoriété de grand Cheikh avant que ses pratiques délictuelles n’éclaboussent son image " éructe un pèlerin excédé par tant de négligence. Pour les fonctionnaires du ministère des Affaires islamiques, toute cette vindicte n’a pas sa raison d’être pour un retard accusé par la compagnie et qui n’a pas duré plus de 24 heures.

Mais les observateurs restent convaincus qu’Ahmed Ould Nenni est incapable de réussir l’organisation d’u n Hajj, citant les fiascos de 2009 et de 2010, où il a toujours cherché des boucs émissaires. Les pèlerins se rappellent surtout du pèlerinage de 2010, lorsque les Hajj mauritaniens furent déguerpis de leur lieu d’hébergement, et les autres années, où des démêlées avec les compagnies affrétés avaient frisé le drame. Chaque année, des fusibles à qui le ministre faisait supporter les responsabilités du fiasco sautaient, à l’image du consul Adou Ould Babana qui se vit retirer le dossier, l’ancien Secrétaire général du département Imam Cheikh, limogé, puis en 2011 le conseiller qui sauta de son poste. "Et le ministre, quand est-ce qu’il endossera sa part de responsabilité et rendre le tablier ? " s’est demandé un mécontent du pèlerinage 2012. "Les avantages de ministre et la griserie du pouvoir supplanteraient-ils finalement la piété connue d’Ahmed Ould Nenni ? " ajoute un autre.

Comme si un malheur ne venait jamais seul, aux difficultés rencontrées pour convoyer les pèlerins mauritaniens, dont une trentaine serait actuellement suspendue en Tunisie, les 2200 affectés aux agences de voyage ne sont pas au bout de leurs peines. Ces derniers, confrontés ces jours-ci à des problèmes de transport, auraient mis en place une cellule de crise. Cette dernière serait chargée de faire pression sur l’Etat afin qu’elle contraigne les compagnies affrétées à débuter leurs navettes.

A en croire les agenciers, le ministère des Affaires Islamiques leur auraient imposé une compagnie saoudienne au sombre passé, connu pour son dossier malsain dans le domaine du transport aérien. Ainsi, au lieu de payer 450.000 UM de plus dans les lignes internationales, les pèlerins mauritaniens ont dû rallonger 630.000 UM supplémentaires à cette compagnie choisie par le département. Encore une fois, le ministre à dû se dérober de ses responsabilités, selon les agenciers, et aurait déclaré n’avoir jamais su le manque de sérieux de la compagnie saoudienne en question. Ainsi, un relent fort de magouille entacherait le choix de cette compagnie dont les tarifs sont de loin supérieurs à celui de toutes les autres.

Comme en 2012, la corruption et la mauvaise foi planent sur un pèlerinage devenu un véritable calvaire pour les Mauritaniens, poussant plusieurs d’entre eux à se rendre dans des pays limitrophes pour y accomplir leurs formalités.

Cheikh Aïdara
Pour l'authentique
Mamoudou Kane


              

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