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Pêche: l’Afrique bientôt importatrice de poissons?


Economie
Mercredi 2 Mars 2016 - 18:00

Si elle emploie 12 millions d’africains, le secteur de la pêche représentait seulement 12% du PIB du continent en 2011. Aux Seychelles, l’or bleu contribue pour à peine 0,7% du PIB contre 5% pour La Mauritanie. Ce pays pays qui présente les côtes les plus poissonneuses du monde peine à organiser et surveiller une activité qui s’opère à l’intérieur de sa zone économique exclusive…


Le manque à gagner est important dans l’ensemble de la côte ouest africaine confrontée à une forte pression sur ses ressources halieutiques, à la pêche illégale et à des frontières maritimes qui compliquent la surveillance .

C’est pour débattre de cette problématique cruciale qu’un groupe de journalistes africains, invité par l’Union Africaine et la Banque Mondiale, est en conclave du 1er au 4 mars 2016 dans le petit village Ghanéen d’El-Mina. Ce site historique fondé en 1493 était l’embarcadère des négriers du Portugal. Aujourd’hui, c’est l’un des plus grands centres de pêche artisanale de l’ancienne Gold Coast et de l’Afrique de l’Ouest.

Les experts s’interrogent sur l’avenir des pêcheurs face à la diminution des resources.
Pour les journalistes africains et les experts réunis au Ghana, cet avenir passe par la gouvernance. Il est indiqué que le manque d’encadrement fait perdre au secteur entre 50 et 100 milliards de dollars au niveau mondial. S’agissant de l’Afrique, la pêche génère 24 milliards de dollars par an pour une production estimée à 9 millions de tonnes (aquaculture y compris).
Selon les projections, la demande africaine en poisson et produits dérivés va augmenter de 30% d’ici 2030. Si rien n’est fait, le continent va se trouver dans une position importatrice nette de poissons. Le ratio du poisson importé sur la consommation par tête d’habitant est attendu passer de 4% en 2000 à 34% en 2030. Autre projection inquiétante, la baisse de 1% par an en moyenne de la consommation de poisson par habitant qui retombera à 5 ,6 kilogrammes par an d’ici 2030.

Plusieurs alternatives font l’objet de suggestions pour contrer ce scènario d’une hausse des importations de poissons. Il est cas de l’aquaculture dont la production mondiale s’est accrue de 7,8% en moyenne de 1990 à 2011 contre 0,9% pour le bœuf et 4,5% pour le poulet. Sur la même période, la production africaine en élevage de poissons a augmenté de plus de 11%, soit le taux le plus élevé du monde, ce qui ouvre des perspectives à moyen terme.
La production aquacole mondiale passera de 57,8 millions en 2010 à 93,6 millions de tonnes en 2030.
La Banque Mondiale encadre les pays côtiers africains à travers des groupes de pays. La Commission Sous Régionale des Pêches (CSRP) couvre la côte ouest africaine de la Mauritanie au Ghana pour un investissement de 158 millions sur les six dernières années et 70 millions additionnels. Les pays d’Afrique de l’Est et les Îles du Sud-Ouest de l’Ocean Indien forment un pool vont commencer leurs activités avec 91 millions de dollars dans le pipe..Le regroupement de ces pays sous l’égide de la Banque Mondiale constitue un pas important vers l’harmonisation des règles encadrant le secteur.

Source: Financial Afrik

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