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Pauvre Aziz : après Kelman, le juge Bruguière, un clou en chasse un autre…


A.O.S.A
Dimanche 30 Juin 2013 - 08:57


Pauvre Aziz : après Kelman, le juge Bruguière, un clou en chasse un autre…
Le palais des seconds couteaux a l’art de recevoir soit des zigs soit des gens trop mouillés dans des affaires scabreuses pour être d’une quelconque utilité pour blanchir notre ami le roi. Pour l’esclavage en Mauritanie, urbi et orbi, vint Kelman avec le succès que l’on sait assortiment de bêtises à l’appui, ( voir l’article « voilà le peu que Kelman a dit de vrai et de faux » ) ; pour l’affaire Mamère et Ghanagate, il fallait bien une pointure des renseignements, le Vergès de service pour le toupet, l’illustre sulfureux ancien  juge spécialisé en lutte anti-terroriste Jean-Louis Bruguière qui après avoir rencontré notre ami le roi a qualifié selon l’AMI :

«  de "calomnieux et diffamatoires" les propos "tenus en Europe" dans le but de "nuire à la stabilité du pays considéré, à ses institutions et à son président et à la relation bilatérale entre la Mauritanie et l'Union européenne".

"Tous ces propos ne sont pas fondés" et ont été tenus "dans une vision assez partisane et idéologique", a précisé le juge Bruguière devant la presse à l'issue d'une audience avec le Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz, jeudi à Nouakchott.

L'ancien juge français faisait allusion à des accusations adressées dernièrement par le député français Noel Mamère contre le Président de la République. "Les éléments que j'ai pu accumuler dans le cadre de mes activités vont à l'encontre de ces accusations calomnieuses", a dit le juge Bruguière. »


La messe est dite ! Qui peut après ça y trouver à redire ? Quelle caution…

Hélas, l’ancien juge français n’est pas le mieux indiqué en matière de bonne foi : non pas qu’il soit malhonnête mais il peut avoir avec la vérité quelques accommodements pour raison d’état ; ce qu’on peut comprendre. Il suffit pour s’en convaincre de se souvenir de l’affaire Karachi, et écoutons ce qu’en dit son successeur dans un article de libération.

Extrait : « Jadis adulé pour son combat contre les poseurs de bombes, aujourd’hui poursuivi pour «faux témoignage» et «entrave à la justice», l’ex-magistrat Jean-Louis Bruguière, alias «L’Amiral» ou «JLB», a vu son destin basculer le 16 mai 2011. Ce jour-là, à 15 h 30, «Le Juge», celui qui a incarné aux yeux du monde entier la lutte antiterroriste en France, est convoqué par son successeur, Marc Trévidic, dans son bureau ultrasécurisé de la galerie Saint-Eloi, au Palais de justice de Paris. Comme un vulgaire suspect. C’est le monde à l’envers ! Le «petit» juge Trévidic, 45 ans, ose demander des comptes au vieux mastodonte de 68 ans sur l’escamotage d’une pièce du dossier de l’attentat de Karachi….

… Au début des années 2000, il passait encore pour un héros, même aux yeux du jeune Marc Trévidic, alors substitut au parquet : «J’étais tétanisé quand j’ai rencontré pour la première fois Jean-Louis Bruguière, le mythe, la légende. […] J’étais si impressionné que je n’aurais pas pu le décrire après. J’avais vu une icône.» (1) Confronté depuis à l’épreuve du réel, cet admirateur a déchanté. «Jean-Louis Bruguière a été le juge de la raison d’Etat, assène Patrick Baudouin, avocat des victimes dans le dossier des moines de Tibérihine, qui l’a beaucoup fréquenté. Il agissait en fonction de considérations politiques et n’enquêtait pas contre le désir du Prince…

...La piste du kamikaze est bidon
La reprise en main des dossiers par Trévidic est confondante pour son prédécesseur. Dans l’affaire Karachi, Bruguière a lancé, en 2007, un mandat d’arrêt contre trois faux coupables désignés par l’enquête pakistanaise, elle-même douteuse. Mais Trévidic a refusé «d’appuyer cette parodie de justice» et stoppé la machine. Dans celle des moudjahidin du peuple, «l’Amiral» avait, en 2003, mis en examen pour «association de malfaiteurs liée une entreprise terroriste» une vingtaine de militants iraniens de ce mouvement de résistance armée au régime de Téhéran. Le 11 mai, Trévidic a prononcé un non-lieu général sur l’aspect terroriste du dossier - les moudjahidin n’ayant jamais commis de tels actes en France -, ne maintenant que les poursuites pour «escroquerie» et «blanchiment»...


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chezvlane


              

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