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Pacification : voici le texte de la fatwa de Ould Cheikh Sidiya qui justifie de collaborer avec les français...


A.O.S.A
Vendredi 7 Août 2015 - 13:33


Général Gouraud
Général Gouraud

Il faut dire les choses comme elles sont en restant fidèle à la vérité historique sans s’insulter les uns et les autres comme c’est malheureusement parti notamment avec la sortie de l’avocat du diable dirait le colonel Ould Beibacar, ingénieur du nord qui ne sait apparemment pas ferrailler noblement puisqu’il insulte tout le Trarza jusqu’à justifier le nom Oumtounsi pour l’aéroport en souvenir des combattants du nord car l’aéroport a reçu financement de la Snim oubliant au passage les 450 hectares pris au cœur de Nouakchott en échange de ce marché s’il fallait ferrailler à base du droit des terres et des ressources des uns et des autres comme au bon vieux temps de la zizanie. 

 

 


 

Reste que c’est un fait que les grands marabouts du Trarza ont facilité la pénétration française pour les raisons que voici et sans lesquelles il n’y aurait certainement eu ni pacification ni même Mauritanie. Pour ne citer que les maures ils seraient certainement restés divisés fidèlement au portrait qu’en fait le gouverneur William Ponty le 31 octobre 1907 s’adressant au Commissaire du Gouvernement général en Mauritanie, le lieutenant-colonel Gouraud, qui prend alors ses fonctions, cité par le pape de l’anthropologie  mauritaniste, Pierre Bonte 

 

« Guerrières ou maraboutiques, les tribus maures vivent de la même vie nomade et ont toujours manifesté une égale horreur pour la vie sédentaire des agriculteurs ou des commerçants envers lesquels elles manifestent le plus profond dédain. Cette vie errante et contemplative a déterminé les caractères généraux de leur mentalité, caractères plus accusés chez les guerriers que chez les marabouts, dont le zèle religieux sait souvent s’allier avec une conception très nette des intérêts purement matériels. Ennemi du travail, le Maure cherche volontiers les ressources nécessaires à la satisfaction de ses besoins dans le vol et le pillage des populations sédentaires. La fourberie, le mensonge, la versatilité ne peuvent être dans ces conditions que ses moindres défauts; en outre son existence nomade a développé jusqu’à l’excès les sentiments d’individualisme qui sont le propre des berbères et qui se manifestent par l’amour de l’indépendance absolue. La haine de l’infidèle, née d’un fanatisme religieux savamment entretenu par les confréries, est le seul lien qui puisse, dans quelques rares circonstances, unir pour un instant les divers éléments de cette race qui ont toujours vécu en réalité dans un état de perpétuelle méfiance et d’hostilité. »

 

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Quant aux résistants de certaines tribus du Nord, voilà ce qu’écrit le perspicace colonel Gouraud qui a dirigé la fameuse campagne de l’Adrar : « La guetna est pour ces nomades qui mènent dans leurs campements une existence misérable, l’époque où l’on mange à sa faim, où l’on mène quelques semaines la vie plus douce des ksour. Aussi les dissidents, les talibés d’el Ouéli se flattent-ils de faire leur guetna malgré-nous.
Dans ces conditions, la guetna va prendre une importance capitale ; si nous réussissons à empêcher les dissidents de récolter leurs dattes, j’estime qu’à part quelques irréductibles, ils demanderont l’aman… »

 

 

 

On connaît la suite…

 

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Cet extrait de « L’appel au jihâd et le rôle du Maroc dans la résistance à la conquête du Sahara (1905-1908) » par le regretté Pierre Bonte unanimement respecté par les chercheurs mauritaniens, donnera à ceux qui n’en savent rien ou peu, une idée de la différence d’approche entre les régions. Ainsi si de Boutilimit la fatwa invite à baisser les armes et aider les français dans leur entreprise pour des raisons sages parfaitement respectables preuves d’une lucidité admirable, à Tidjikja, avec fière élégance, on baisse les armes avec mépris et en désespoir de cause pendant qu’on accuse les gens de l’Adrar d’être pires que les français en délivrant des fatwas qui autorisent le pillage des tribus qui ont fait allégeance aux français.

 

Extrait : « Au premier temps de sa pénétration « pacifique » du Sahara occidental, alors qu’il est en train d’occuper le Trarza, Coppolani obtient de celui qu’il considère comme son principal soutien dans la région, Shaykh Sîdiyya Bâba, le 5 janvier 1903, une fatwa sur la question ainsi formulée :

 

« Faut-il que les Musulmans fassent la guerre sainte lorsque les Chrétiens occupent leur territoire, et que non seulement ils ne s’opposent à rien de ce qui touche la religion, mais qu’au contraire ils favorisent la pratique de cette religion en établissant des qâdî et en organisant l’administration judiciaire? Il faut également considérer que les chrétiens agissent ainsi avec des musulmans qui sont dans l’impossibilité matérielle de faire la guerre sainte, tels que ceux qui habitent à l’est du Maghreb (Algérie et Tunisie) »

(traduction de Michaux-Bellaire, 1907 : 83).

 

Se référant, sans grande originalité d’ailleurs, à la tradition malékite et en particulier à Sîdi Khalîl, Shaykh Sîdiyya introduit plusieurs arguments qui eurent un large impact au Sahara occidental. Shaykh Sîdiyya établit d’abord la recevabilité de la question :

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