Connectez-vous S'inscrire
Noorinfo

PCA : Retour en force des « Anciens »


Tribunes
Mardi 5 Février 2013 - 09:40

Décidément, il y a plein de contradictions dans le discours et les agissements du pouvoir. La parole « officielle » que l’on entend souvent sortir de la bouche du président Ould Abdel Aziz – et qui relayé à la vitesse de l’éclair par les autres rouages de l’appareil étatique – sonne faux avec la pratique que l’on voit tous les jours. Comme exemple de ce qui ressemble bien à une rouerie politique, le retour en force des « anciens », cooptés, au cours de chaque Conseil des ministres du jeudi, comme Présidents de conseil d’administration d’établissements publics ou parapublics !


PCA : Retour en force des « Anciens »
L’avantage de ce moyen dont use – et abuse – le pouvoir pour s’assurer des fidélités plus que nécessaires en ce période préélectorales est qu’il se fait dans la discrétion totale : les médias officiels annoncent certes qu’au conseil des ministres, le PCA de tel établissement public a été nommé mais ça s’arrête là. Le nom n’est pas donné ! Pour ne pas éveillé la curiosité du public ? Pourtant, il suffit de fouiner pour se rendre compte que pratiquement tous les anciens ministres de Taya sont là, quelque part, tapis dans l’ombre, jouissant des privilèges de ce statut de PCA qui n’est en réalité qu’une sinécure.

La liste est tellement longue qu’il devient fastidieux de vouloir l’énumérer ici mais ce qu’il faut dire c’est que la présence de ces hommes et femmes empêche ce renouvellement nécessaire, non seulement au niveau de la classe politique, comme le réclament certains, mais d’abord au niveau de l’administration. On peut même dire qu’au lieu de chercher une explication, simpliste, pour beaucoup d’observateurs, du trop grand nombre de chômeurs en Mauritanie, dans – et uniquement – le modèle de formation que subissent les jeunes, il fallait aussi penser à cette propension à soumettre, de manière systématique, les nominations à des considérations politiques.

Disons – le clairement : il y a un âge pour la retraite qui doit être respecté partout. Il faut qu’au niveau de l’administration cette règle soit appliquée par le pouvoir comme l’une des clauses de ce « changement constructif » qu’il cherche à promouvoir. Sans cela on ne comprendrait plus les critiques adressées, dans le domaine politique, aux « Anciens » qui doivent céder les rênes de leurs partis aux plus méritants de leurs lieutenants. Ici, c’est à l’opposition que va la critique. A l’Alliance populaire et progressiste (APP) et au RFD (Rassemblement des forces démocratiques), Messaoud Ould Boulkheir et Ahmed Ould Daddah doivent faire bouger les lignes, disent les plus perfides des analystes.

Ce n’est pas parce qu’on n’est pas à la tête de l’Etat qu’on ne doit pas comprendre qu’il n’y a pas une « présidence à vie » ! A l’Union pour la République (UPR), cette règle non écrite de l’alternance a été appliquée, et s’il y a des critiques à faire au parti-Etat ce n’est pas de ce côté-là. Tous les « Anciens » de l’ère Taya sont aujourd’hui confinés dans des positions de secondes zones laissant la jeunesse apparaître au devant de la scène. Il faut seulement que le président Aziz ne rompe pas ce « contrat social » en les faisant revenir dans des chaires de PCA et d’ambassadeurs où ils viennent bousculer les jeunes cadres, faussant ainsi, et dangereusement, le jeu de l’alternance.

Sneiba
Pour l'authentique
Mamoudou Kane


              

Nouveau commentaire :
Facebook Twitter

Actu Mauritanie | Actualité | Economie | Sport | Culture | Société | Lu sur le web | International | Tribunes | Vu de Mauritanie par MFO | Blogs | videos | A.O.S.A | Communiqué | High-Tech | Politique | Sciences | Insolite | Histoire





Suivez-Nous
Rss
Recherche
En clair
Inscription à la newsletter