Connectez-vous S'inscrire
Noorinfo

Oumama Mint Cheikh Sidya, première femme juge en Mauritanie


Actu Mauritanie
Dimanche 5 Janvier 2014 - 09:00

Une femme a été nommée juge pour la première fois en Mauritanie, pays islamique où la présence des femmes dans l'appareil judiciaire est controversée, selon une source judiciaire.


Oumama Mint Cheikh Sidya, première femme juge en Mauritanie

Le Conseil supérieur de la magistrature, présidé par le président Mohamed Ould Abdel Aziz et chargé notamment de la gestion du personnel judiciaire, a désigné lundi dernier Mme Oumama Mint Cheikh Sidya parmi un groupe de huit magistrats. C'est une première dans le système judiciaire mauritanien. Mme Mint Cheikh Sidya est désormais dans l'attente d'une affectation dans un tribunal.

Avocate, Mme Mint Cheikh Sidya est issue d'une famille maraboutique et a enseigné l'anglais dans un lycée de la capitale mauritanienne. Elle a occupé aussi plusieurs postes dans différentes banques privées du pays.

"Aucun texte religieux, ni coranique, ni des dires du prophète (Mohamed) de l'Islam n'interdit à la femme de dire la justice, diriger un tribunal et donc de prononcer un jugement", a rappelé un intellectuel mauritanien, Mohamed Vadhel Ould Mohamed Lemine, interrogé par l'AFP.

De "fortes divergences existent à ce sujet entre les oulémas du monde islamique", mais les "arguments des uns et des autres (sur) la place que doit occuper la femme dans l'appareil judiciaire ne reposent en tout cas pas sur ces deux principales sources de la charia (loi coranique)", a-t-il ajouté.

La charia est instituée en Mauritanie, mais certains préceptes tels que la flagellation ou la condamnation à mort ne sont plus appliqués depuis les années 80.


Au Pakistan aussi

Au Pakistan, autre pays musulman, une femme a été promue juge à un tribunal fédéral islamique, une institution veillant à ce que toutes les lois de ce pays musulman de plus de 180 millions soient conformes à la charia. Il s'agit, là aussi, d'une première.

Ashraf Jehan, 56 ans, juge à la Haute cour de la province méridionale du Sind, a prêté serment lundi dernier à la cour fédérale pour la charia, un tribunal créé en 1980 par le dictateur Zia ul-Haq dans le but d'islamiser les institutions du Pakistan, deuxième pays musulman le plus peuplé après l'Indonésie.

"Ce fut une prestation de serment historique aujourd'hui car une juge a rejoint les rangs de la cour islamique", a déclaré à l'AFP Agha Rafiq Ahmed, le juge en chef des tribunaux islamiques fédéraux du pays.
"Rien dans la Constitution n'interdit à une femme d'être juge à un tribunal islamique et nous ne faisons aucune discrimination entre les hommes et les femmes", a déclaré ce haut responsable qui s'exprime rarement dans les médias mais a tenu à souligner cette première dans l'histoire du Pakistan.

La cour islamique fédérale a principalement le mandat de s'assurer que les lois du Pakistan soient conformes au Coran ainsi qu'aux dires et aux actes du prophète Mahomet. Lorsqu'une loi viole l'esprit de l'islam, selon ses juges, la cour demande aux autorités d'amender la législation mais n'a pas le pouvoir de modifier elle-même les règles du pays.

Ce tribunal demeure toutefois une institution critiquée au Pakistan, pays qui prévoit jusqu'à la peine de mort en cas de profanation de la religion musulmane, car considérée par ses opposants comme un vestige de la période d'islamisation dans les années 80.

Source: www.lorientlejour.com

Noorinfo


              

Nouveau commentaire :
Facebook Twitter

Actu Mauritanie | Actualité | Economie | Sport | Culture | Société | Lu sur le web | International | Tribunes | Vu de Mauritanie par MFO | Blogs | videos | A.O.S.A | Communiqué | High-Tech | Politique | Sciences | Insolite | Histoire





Suivez-Nous
Rss
Recherche
Inscription à la newsletter
Les + populaires