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Noorinfo

Opération de nettoyage de Nouakchott : Les vendeurs de la rue sur le qui-vive


Société
Dimanche 23 Septembre 2012 - 14:37

Depuis le lancement de la grande opération sur le nettoyage de la ville de Nouakchott par la Communauté urbaine de Nouakchott et la Wilaya, les propriétaires des étals dans les rues, dans les marchés ou des points stratégiques de la ville vivent un calvaire sans précédent.


Des vendeurs ambulants au marché de la Capitale à Nouakchott
Des vendeurs ambulants au marché de la Capitale à Nouakchott
Depuis quelques jours, sur le trottoir du marché de la capitale, l’ambiance n’est plus comme avant. Les allées sont désengorgées et beaucoup d’espace libre. Ce qui n’était pas le cas il ya quelques jours. Rares sont les marchands ambulants qui déambulent à travers les allées et quelques étals légers répandus au sol. Abdallahi, devant son petit étal de chausseurs souligne : " vendre aujourd’hui est devenu un calvaire pour nous qui faisont le petit commerce. Nous sommes obligés de regarder dans toutes les directions pour ne pas être surpris par les policiers qui nous arrachent nos marchandises". À coté de lui Mohamed partage le même calvaire : " je viens de l’intérieur pour gagner ma vie honnêtement avec le petit commerce que je fais actuellement. J’ai confié la grande partie de ma marchandise au boutiquier. J’en ai amené quelques uns pour pouvoir fuir avec une fois qu’ils débarquent ".

A quelque pas de là, des vendeurs de chausseurs. Mariem une vendeuse de voiles peste sa colère " les gens sont égoïstes, ils sont dans leur bureaux climatisés, reçoivent leur salaire a chaque fin de mois et viennent nous priver du peu que nous avons pour subvenir à nos besoin ". Et d’ajouter : " en Mauritanie être un pauvre, c’est vivre dans l’enfer et la dominance des politiques médiocres ". " Qu’ils nous laissent pratiquer nos petits commerces parce que c’est avec ça que nous pourrons nourrir nos familles ".

Un sac sur le dos, quelques robes sur les épaules, Mama Soumaré en sueur affirme " que l’Etat se fiche des pauvres. Au lieu de nous construire des places pour que nous puissions vendre tranquillement nos marchandises, il met à nos trousses des policiers sans vergogne qui emballent nos marchandises sans que nous puissions piper un mot ".

A l’hauteur de la BCI vers l’hôtel Khaima, les étals ont disparu dans la rue. Très nerveux Fallou NDiaye, vendeur de lunettes a indiqué que tous ces compatriotes se sont éparpillés après le passage des policiers, ils ne restent que quelques uns qui vendent sous la pression de la peur.

Dans la rue menant à l’intérieur du " Point chaud " de la capitale, les propriétaires des étals ne sont pas épargnés de cette opération de coup de point. Samba Gueye, vendeur de montres et Moustapha Thiam, vendeur de lunettes ont souligné " nos ventes ont chuté depuis cette opération. Nous ne pouvons plus vendre sereinement et nous risquons de ne rien amener à nos familles au Sénégal pour la fête de tabaski ". Selon les intervenants, les marchandises une fois confisquées sont mélangés les uns les autres : et parfois il en maque une fois que les vendeurs les récupèrent.

Cheikh Oumar NDiaye
Pour l'authentique
Mamoudou Kane


              

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