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Opération Serval : Le silence de Nouakchott


Guerre au Mali
Lundi 14 Janvier 2013 - 10:15

Jusqu’ici alignée sur la position algérienne, favorable à des négociations avec les terroristes au Mali, la Mauritanie n’a officiellement émis aucune réaction sur l’intervention militaire française, remarque-t-on dimanche à Nouakchott. Mais dans le même temps, selon taqadoumy, le président Ould Abdel Aziz se serait réuni d’urgence et secrètement avec les chefs des différents corps militaires.


Quelques généraux mauritaniens assemblés, lors du défilé pour la fête de l'armée mauritanienne, le 25 novembre 2011 à Nouakchott. Crédit : AMI
Quelques généraux mauritaniens assemblés, lors du défilé pour la fête de l'armée mauritanienne, le 25 novembre 2011 à Nouakchott. Crédit : AMI
Nouakchott dont le territoire abrite déjà plus de 50000 réfugiés touaregs fuyant les hostilités dans cette région jouxtant l’est du pays doit aujourd’hui encore faire face aux premiers flux de réfugiés chassés par les bombardements aériens français.

Pour autant, si Alger « prend acte » d’un acte de souveraineté du Mali, faisant appel un pays ami pour l’aider à faire face aux tentatives de son implosion, le gouvernement mauritanien adopte un silence total sur cette affaire. Ce dernier semble pourtant le premier à subir le contrepoids d’une guerre inévitable.

Dans les sphères de l’Etat comme dans les médias publics, le mutisme est observé sur cette intervention française au Mali.

Sur le plan continentale, la présidente de la commission de l’UA, Nkosazana Dlamini-Zuma, a exprimé la solidarité de l’UA avec le Mali et appelé tous les États membres à apporter des soutiens logistique et financier à l’armée malienne conformément à des décisions du Conseil de paix et de sécurité de l’UA et des résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU.

Réunion des corps armés

Parallèlment, Mohamed Ould Abdel Aziz a convoqué une réunion à la direction de l’Etat major, où il aurait été décidé la mise en alerte de toutes les forces armées du pays, après le déclenchement de la guerre au Mali et l’intervention des forces françaises dans ce pays. La participation de l’armée mauritanienne n’a pas été envisagée. L’objectif de la réunion était d’assurer la sécurité des frontières de la Mauritanie.

Dans le même ordre d’idées, les conseillers militaires français en service en Mauritanie ont regagné la base militaire française d’Atar pour participer éventuellement aux opérations militaires au Mali. Les observateurs constatent un exode massif des habitants de Léré une localité malienne située non loin de la frontière d’avec la Mauritanie.
Mamoudou Kane


              

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