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On nous avait caché ça : en Mauritanie, révolte des esclaves en milieu Soninké…


A.O.S.A
Mercredi 28 Août 2013 - 11:03


On nous avait caché ça : en Mauritanie, révolte des esclaves en milieu Soninké…
Ça s’est pourtant passé en Mauritanie et tout est parti d’une affaire de cœur entre une noble et un esclave soninké pour finir en révolte des esclaves ; le tout entre Paris et le village où presque tous les coups furent permis. En milieu maure, les h’ratines en sont encore au discours car ils sont mieux lotis que les esclaves soninkés auxquels il est interdit d’être maire, député ou ministre. Voilà pourquoi apparemment en milieu soninké régulièrement on est au bord de l’explosion mais cette information n’arrive pas jusqu’à Nouakchott car ce genre d’exemple pourrait faire désordre à une tout autre échelle. Pourtant ça vaut le détour, à lire entièrement c’est très fluide.
 
« Le second cas concerne Mlle Aminata M. et Omar T. du village de R. En 1994-1995, un jeune homme d'une trentaine d'années (déjà marié au pays), nommé Omar T. débarque à Paris. Bien que d'extraction servile et « sans-papiers », Oumar T. était apparemment heureux de son sort, entre un foyer africain de Montreuil-sous-Bois où il habitait, et la maison du maître de ses parents à Drancy, où il se rendait régulièrement pour y exécuter de menus travaux ménagers ou des courses.
 
Tout allait bien pour lui jusqu'au jour où un employé de mairie d'origine soninkée interpella M. M., ledit maître, pour lui annoncer que, de ses propres yeux, il a reconnu formellement sa fille sortant d'un hôtel avec « son petit esclave ». M. M. ne s'en offusqua guère et rétorqua fièrement que ce garçon n'est que l'ange gardien de sa fille, en l'occurrence son « petit esclave » et qu'il fait entièrement confiance à sa fille aînée.
 
D'autres témoignages arrivèrent par la suite jusqu'à ses oreilles ; il ne voulait pourtant rien entendre de ces « calomnies ». Mais avec le temps, le père fut instruit de la « triste réalité » et cessa de jouer les autruches ; il se rendit avec son fusil de chasse chez le chef du village de R. au foyer « Rochebrune » à Montreuil pour exiger la convocation de l'esclave en question afin de lui signifier de cesser immédiatement de fréquenter sa fille. Il menaça (en son absence) des plus sombres destins, y compris d'une mort prochaine, l'insolent et téméraire descendant d'esclaves qui osa le bafouer et le traîner dans la boue. Le chef de village à Paris convoqua alors une première assemblée des nobles devant laquelle M. M. refusa de se présenter, faute peut-être d'avoir été satisfait dans sa requête ; il écopa d'une amende de 5 000 francs français pour refus d'obtempérer. Néanmoins, les nobles du village, appartenant en majorité au patronyme M., se mirent en colère contre le « petit esclave » par solidarité avec M. M. et, du coup, déclenchèrent contre l'« effronté » les procédures d'exclusion des instances villageoises de France et de Mauritanie. Lors de cette réunion avec les chefs de village, on lui expliqua que la fille qu'il convoite « est née en France et ignore tout de nos coutumes ; mais que lui, en revanche en a profité pour l'égarer volontairement ». Il semblerait que durant cette réunion il ne se soit pas exprimé lui-même, cependant un de ses amis (un esclave de mangue) a déclaré à la fin de la réunion que « ces histoires de mariages [endogames] sont des histoires du passé ». Ce dernier écopa de 5 000 francs d'amende pour cette affirmation mais il déclara qu'il ne les paiera jamais.
 
Entre temps, quand le ventre de Mlle M. commença à s'arrondir, elle décida, à titre préventif, d'aller vivre son idylle hors du domicile parental. Ayant senti les choses se gâter, suite aux menaces de son père, elle se rendit alors au commissariat pour y demander une protection policière pour son ami ; les policiers qui ne comprirent rien à son discours sur l'esclavage (mais les a-t-elle vraiment informés sur le sujet), ont, semble-t-il, malgré tout, convoqué le père pour lui demander de se calmer et de ne menacer quiconque et, a fortiori de mort.
 
À Paris, les nobles du village, après avoir exclu Omar T. de la caisse centrale des ressortissants du village en France, demandèrent par un message envoyé au pays, au chef de village — il est simultanément chef du clan de M., patronyme régnant d'exclure immédiatement les parents du jeune homme (père, mère et oncles paternels) de toutes les affaires du village, y compris, chose gravissime, de l'accès à la grande mosquée pour la prière du vendredi. En France également ses oncles paternels furent exclus de la caisse du village. Du coup, à Paris, on assista à la réaction immédiate et concertée de trois ou quatre anciens étudiants de l'université Al-Azar du Caire, eux-mêmes d'origine servile. Ils provoquèrent une réunion avec les nobles pour leur annoncer que les mesures punitives prises à rencontre des parents d'Omar T. sont contraires au droit musulman, car leur responsabilité n'est nullement engagée dans cette affaire, ni de près, ni de loin. Par conséquent, en tant que musulmans, ils doivent réviser leur position sur ce point précis.
 
Après les avoir attentivement écoutés, les nobles décidèrent immédiatement de leur infliger une amende de 4 000 FF chacun, payable dans les plus brefs délais. En cas de non-paiement de cette amende, ils seraient exclus de l'association villageoise de Paris (à laquelle ils ont pourtant toujours participé en versant leurs cotisations mensuelles obligatoires). Ils répliquèrent aussitôt qu'ils ne payeront l'amende en aucun cas, car ils n'ont énoncé que le droit, tout en montrant la voie tracée par Allah et sans aucune arrière-pensée de protection, ni du jeune Omar T. ni même de ses deux parents. Ils furent alors exclus sur le champ de toutes les instances organisationnelles du village de R., en France comme en Mauritanie.
 
À partir de ce moment l'affaire deviendra progressivement un différend entre les nobles et les esclaves du village de R. Peu à peu, les descendants d'esclaves commencèrent à se concerter collectivement pour adopter une attitude commune qui, m'a-t-on précisé, ne puise ses arguments essentiels que dans l'attitude intransigeante des nobles du village. À Paris, en vue de réconcilier les deux groupes de la communauté villageoise de R. (les jeunes esclaves contre les nobles alliés aux « vieux » esclaves), tous les ressortissants des villages environnants intervinrent, mais en vain.
 
Certains villages ont tenté de parler aux deux parties rassemblées, mais sans résultats. Ces interventions, souvent organisées à l'initiative des seuls nobles des villages voisins, ont provoqué de graves problèmes au sein de leurs propres communautés villageoises, car certains esclaves de ces villages ont estimé que la démarche de réconciliation doit concerner tout le village et non pas seulement les nobles et leurs niaxamalani. C'est ainsi que les nobles du village de L. ont été menacés de représailles au cas où ils interviendraient au nom de l'ensemble du village. La situation en ce début d'année 2000 ne semble guère s'améliorer. Les aristocrates et les « vieux » esclaves ont conservé l'ancienne caisse avec en épargne près de trente années de cotisations des deux communautés ; la centaine (plusieurs centaines selon d'autres sources) de jeunes descendants d'esclaves réfractaires ont été contraints de créer leur propre caisse. Ils l'ont fait autour d'une association loi 1 90 1 , d'où la très grande portée symbolique et matérielle de leur décision. Les nobles exigeraient désormais le retour inconditionnel des jeunes réfractaires avec leur nouvelle caisse, et l'ancienne également, sans aucune garantie ni contrepartie. En fait, les esclaves ont deux caisses car depuis le début des années 1970 ils se sont organisés autour d'une « caisse des esclaves » distincte de celle du village. Ils versaient à cette caisse des esclaves, créée à la suite d'un différend avec les nobles, une cotisation exceptionnelle (équivalent à la moitié de la cotisation villageoise).
 
En effet, les nobles de France, suite à un incendie de brousse déclenché involontairement par des enfants d'esclaves qui gardaient les champs au pays, avaient payé l'amende exigée par le gouvernement mauritanien avec les deniers de la caisse villageoise. Ils ont menacé les esclaves en leur disant que la prochaine fois que pareille mésaventure arrivera à leurs enfants, la caisse de France ne prendrait plus rien en charge. D'où la création d'une caisse spécifique par les esclaves !
 
Au village de R. en Mauritanie, au début du conflit, les deux groupes étaient séparés et se combattaient, mais les nobles ont progressivement réussi à convaincre, par divers moyens, tous les vieux esclaves. Les parents de Omar T., murmure-t-on ici, ont fini par renier leur fils tandis qu'à Paris, ses oncles ont recouvré leurs droits auprès de la caisse villageoise. Au village cependant, dans tous les actes de la vie quotidienne s'opposent d’un côté les jeunes révoltés et, de l'autre, les nobles alliés aux vieux esclaves. Les deux groupes sont désormais séparés ; les nobles ont repris les terres précédemment louées aux jeunes esclaves (en contrepartie d'un dixième de la récolte). On est allé jusqu'à détruire des constructions en cours sur des terrains jadis gracieusement concédés ou vendus aux jeunes esclaves révoltés. Certains d'entre eux rentrés au village pour s'y marier, ont été contraints par les nobles d'aller se marier à Dakar ou à Nouakchott ; il leur fut ainsi interdit d'organiser les festivités au village.

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chezvlane


              


1.Posté par Bouleiba brahim salem BRAHIM SALEM OULD BOULEIBA le 28/08/2013 14:36
Mr Ahmed
Mes meilleurs amis sont des soninkés et ce jusqu'aujourd'hui. Chaque fois que j'ai dirige une institution du pays, j'ai toujours pris un cadre soninké dans les directions sensibles;direction financiere,contrôle de gestion, contrôle du crédit, inspection etc,c'était pour moi une assurance contre le mensonge et les détournements. Cette attitude s'est toujours avérée concluante, aucun n'a manque de démontrer ses qualités que chacun reconnait aux soninkés et aux maures ''Teknas'' . Les pratiques sociales d'un groupe dans son organisation interne ne mettent pas en cause ses valeurs de probité et de rectitude. Les Teknas ont eux aussi des codes particuliers dans leur vie sociétale. En 1983,j'ai démissionne d'une grande société parce que mon ministre membre du CMSN voulait confondre la caisse de la société et celle de son ministère. Pour me punir sans faire de vagues le CMSN,m'envoya implanter Les fameuses SEM en donnant ordre a mon chef ministre membre du Cmsn de m'interdire de revenir a Nouakchott pendant les six mois consacres a la campagne. En arrivant a Selibaby j'ai rencontre un vieil ami Soninké, promotionnaire au lycée de Rosso et que tous les collégiens et professeurs appelaient T20 parce qu'il faisait une moyenne annuelle de 20/20 en math et physique et dans d'autres matières. Je me suis c'est excellent on va mettre ce génie a la tète des structures d'éducation de masses. Une fois il m'invita chez lui pour prendre un the. Je m'ouvris a lui de l'idée que j'avais de faire de lui le coordinateur régional des SEM. Il me dit de son coutumier ton paisible: Brahim ne perd ton temps,je suis caste et tu me mettras dans une mauvaise situation et toi et ta mission. N'en parles a personne car ni moi ni les chefs soninkés n'accepteront d'enfreindre nos coutumes. Je fus surpris mais je ne voulais le mettre en mal avec les siens. Je rendis visite a un ancien ministre soninke,fils de chef et qui avait ouvert une simple boutique au marche de Selibaby. Je m'ouvris a lui très secrètement sur l'attitude de mon ami. Il me dit Brahim, je suis le premier a regretter ses vieilles coutumes ,je regrette que ce grand cadre ne profite pas de cette opportunite.Il t'a dit la verite,lui et moi malgré notre bonne volonté ne pouvons rien contre ses tabous.

2.Posté par Diko hanoune le 29/08/2013 15:28
Réflexion, la société soninké est appelée à progresser !


La Société Soninké est très hiérarchisée, elle est également très solidaire quant il vous arrive un drame. Les soninké tiennent généralement parole jusqu’à récemment puisque le monde a changé. Le plus grand souci d’un soninké là ou il se trouve, c’est comment s’en sortir en aidant ceux qui sont restés aux villages. Les immigrés se privent en France et ailleurs pour satisfaire les besoins de leurs parents aux villages. Il n’empêche, cette société à un point faible. Les soninké sont peu ouverts aux autres cultures. Rare est de voir d’autres ethnies qui arrivent à épouser une femme soninké, par contre les soninké épousent pratiquement toutes les races et ethnies sans problème. J’aime bien cette société, seulement les inégalités sont dès fois cruelles. Il faudra aider cette société à assumer le glissement en douceur vers le progrès, la tolérance et l’ouverture. Dans cette société, il y a le sommet qui est dirigé par le TOUNKA LEMOU « on peut interpréter le mot comme étant les fils de Dieu », puisque Dieu est appelé aussi TOUNKA, donc se sont les chefs de villages généralement. Se sont des cruels guerriers qui n’ont à répondre de leurs actes que devant Dieu, voila peut être l’origine du mot TOUNKA LEMOU. Ensuite vient les marabouts « MODINI », ils sont les gardiens du temple de la connaissance et la maitrise de la religion généralement des musulmans. Les anges gardiens de la moralité religieuse des mosquées en gros. Je saute tous les GNAXAMALANI, j’atterris directement au KOMO « esclaves ». Ils jouent un rôle important dans la société. Seulement ils n’ont aucun droit à la gestion des villages, des mosquées ni ne peuvent représenter la société etc…. Ils sont marginalisés depuis l’antiquité. Pourtant cette société se repose essentiellement entre les mains des soi-disant « nobles », « marabouts » et « esclaves ou captifs ». Aujourd’hui, l’esclavage est devenu une épine sous les pieds des féodaux qui se prennent comme des Dieux vivants alors qu’ils sont minoritaires dans presque tous les villages du Guidumakha. Voila pourquoi, il faut les aider à abandonner les vieilles traditions pour éviter l’implosion des villages. Le partage des rôles doit se faire équitablement, je propose que dans tous les villages, lors des élections si le maire est un ancien prétendant d’une noblesse fictive, que son adjoint soit automatiquement de la couche discriminée, vis-versa et que cela se généralise partout au niveau de l’administration locale. Une fatwa interdisant toute opposition à une union sacrée venant des Imams soninké pour parer au phénomène d’infanticides, suicides des filles et les enfants qu’on prive de pères en les appelant honteusement des « bâtards ». Il suffit de faire un tour dans les villages pour s’en rendre compte du désastre. Qu’en pensez-vous ?


Diko hanoune, l’homme à abattre par les esclavagistes féodaux Mauritaniens.

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