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On n’a pas déplacé les foules au Grady Collège of Jounalism and Mass Communication…


A.O.S.A
Mardi 4 Novembre 2014 - 07:07


On n’a pas déplacé les foules au Grady Collège of Jounalism and Mass Communication…

C’est le moins qu’on puisse dire… Après l’accueil mémorable dans les salons du département d’Etat, après la visite grandiose à CNN avec pour guide le vice-président en personne, nous avons visité le Grady Collège par la petite porte sinon la porte de service malgré l’engagement total du Dr Tudor Vlad qui a mis en veille toutes ses activités, et Dieu sait que son temps est précieux, pour nous accompagner toute la journée, deux jours de suite sans parler de la cession de demain. Il nous aura fait une visite du campus, côté rue et jardin, sans que nous  n’ayons pu voir palpiter la faculté en action…


A l’impossible nul n’est tenu peut-être à cause d’Ebola car il n’y a pas d’autre explication vu l’ignorance des américains en général en ce qui concerne ce qui se passe exactement hors des herbes de leur pelouse. Ainsi le traitement de la maladie par les médias, maîtres en effets spéciaux, a dû traumatiser les populations pour lesquelles les africains sont désormais les habitants du continent Ebola après avoir été celui de la misère, de la guerre et de Boko Haram. 


Le Pr Lee B. Becker, Ph. D nous aura bien baladés en ville, la ferme du coq sans queue, il nous aura bien reçus comme en quarantaine dans une salle de réunion où nous avons eu l’opportunité d’entendre une généreuse communication du Dean Charles N. Davis et une profonde analyse de la situation politique des partis en lice, à la veille des élections dans chaque état, délivrée par un expert, le Pr Lee n’aura pas réussi à nous faire sentir que nous n’étions pas, un peu en quarantaine...


Peut-être n’est-ce pas la faute à Ebola mais à la piètre performance des 5 ou 6 délégations africaines du programme Murrow qui sont passées avant nous à l’illustre Grady Collège, toujours est-il que les étudiants en journalisme qui étaient censés venir à notre rencontre pour un échange n’ont pas jugé nécessaire d’affronter le risque Ebola. A leur place, j’aurais fait certainement pareil. 3 ou 4 jeunes oiseaux ont bien voulu, entre deux cours, pousser 15 minutes  la porte de la salle où nous étions  mais ils sont repartis aussi vite la tranche d’excellente pizza avalée accompagnée ou non de brocoli nature.

La seule étudiante à être restée jusqu’au bout de l’échange présumé, et à un mètre de nous s’il vous plaît, se révéla être une charmante étudiante albanaise, chercheuse bénéficiant d’une bourse d’étude et parlant un peu français. Merci.

 


En sortant de là, après avoir déjeuné chacun dans notre coin, les étudiants d’une part, nos hôtes de l’autre et nous à part, nous avons continué, avec pour guide le sympathique Dr Tudor Vald, la visite du campus, côté rue, le temps d’arriver au prestigieux African Studies Institute.  En chemin, avec des jumelles, un scanner corporel ou un périscope, nous aurions distingué les bâtiments que nous indiquait le  Dr Tudor à savoir au moins la façade de la dense bibliothèque dont on n’a vu que le dos  à savoir un mur sans fenêtre et le bâtiment du président de l’université perdu dans le vague du vieux campus que nous traversions. 


Ah ! Comment oublier le vice-président de CNN quand on n’a pas même vu la moustache, la barbe ou le menton rasé de frais du président de l’université ?


A l’institut des études africaines, ce fut sympathique. Nous avons été reçus par deux sommités, Karim Traoré, Associate Professor, qui a distribué sa carte à chacun et qui parle français étant lui-même Burkinabé et par un autre personnage qui anima la séance sans qu’on puisse retenir son nom vu qu’il a gardé pour lui sa carte.


J’ai été surpris de voir que l’Institut se dit « des études africaines » alors que le Maghreb ne semble pas aussi mis à l’étude... Monsieur Traoré m’a gentiment expliqué qu’il militait justement pour que l’Afrique soit toujours représentée dans sa diversité et son intégralité dans l’Institut et il nous a montré une équipe de l’université en mission au Maroc ; il rappela que l’arabe est la première langue de cette partie de l’Afrique, chose à laquelle j’ai répondu «  non… le berbère… » et il répliqua « arabe en nombre… »


Dans ma tradition de chatouiller un peu nos hôtes sur des sujets sensibles, j’ai alors posé une question au personnage sans carte à savoir pourquoi aux USA au chapitre des mensonges, deux chefs d’Etat ont eu des traitements bien différents : Bush a menti à propos des armes de destructions massives dont un redoutable échantillon a été porté avec courage par l’inoubliable Powel devant le conseil de sécurité, guerre qui fit un désastre en Irak et fit bien des morts dans les rangs américains sans parler du coût de la guerre et du ressac en terme d’image pour les USA. Pourtant Bush le petit, comme en France Hugo parla de Napoléon le petit à propos de Napoléon III, Bush a vécu tranquillement  sans avoir de compte à rendre quand le président Clinton pour un mensonge, à propos d’une activité à caractère privé,  a été humilié tout président qu’il était de la première puissance mondiale et ce, aux yeux du monde entier...


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chezvlane


              

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