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ONU: farce diplomatique à l'ouverture de la conférence sur les armes


International
Mercredi 4 Juillet 2012 - 10:00

La conférence de l’ONU sur les armes est bloquée depuis lundi 2 juillet 2012 par la question palestinienne. Les Palestiniens demandent à participer en tant qu’Etat, ce que plusieurs délégations dont les Etats-Unis refusent. Conséquence : les travaux de cette conférence qui doit aboutir à un traité sur les armes à la fin du mois n’ont pas encore commencé 48 heures après.


ONU: farce diplomatique à l'ouverture de la conférence sur les armes
La conférence de l’ONU sur le commerce des armes a pris un bien mauvais départ. Une querelle de procédure a tourné à l’affaire d’Etat, la délégation palestinienne refusant de se contenter d’un siège d’observateur. Les Palestiniens voulaient participer en tant qu’Etat et obtenir un droit de vote. Refus catégorique des Etats-Unis, et Israël, pays exportateur d’armes et dont la participation à ce traité est cruciale, a menacé de quitter la conférence si les Palestiniens obtenaient un rang d’Etat.

L’ouverture de la conférence a été gâchée. Les nombreux ministres qui se sont déplacés à New York sont repartis sans prendre la parole. Finalement, les Palestiniens ont obtenu de s’asseoir au premier rang, plutôt que dans le fond de la salle, mais toujours sans droit de vote. Après deux jours de retard et une farce diplomatique dont seule l’ONU a le secret, les travaux vont peut-être enfin commencer ce mercredi. Il s’agit rien de moins que d’établir des règles au commerce des armes dans les monde.

Source : rfi

LES ONG RÉCLAMENT UN TRAITÉ STRICT

En marge de la conférence, les militants de la Coalition pour le contrôle des armes se sont glissés dans de faux sacs mortuaires devant le siège de l'ONU.

Allongés devant l’ONU dans des linceuls pour figurer les victimes du commerce des armes, les représentants des ONG sont venus réclamer un traité le plus strict possible. Louis Belanger, l’un des responsables d’Oxfam veut que la vente soit interdite si les armes sont utilisées contre des civils.

« Si demain matin, tel pays décide de vendre des armes à la Syrie ou au Bahreïn, par exemple, on va avoir un certain nombre de critères pour faire en sorte de s’assurer que les armes ne soient pas utilisées contre les civils et n’enfreignent pas les droits humains », explique-t-il.

L’un des points de désaccord est l’inclusion ou non dans le traité des armes de petit calibre. Les Européens y sont favorables, mais d’autres pays comme la Chine y sont opposés. Une question cruciale pour l’Afrique.

« En tant qu’Africains, nous avons besoin que ce traité couvre les armes légères et les petits calibres, rappelle Baffour Amoa du Réseau d’action sur les armes légères en Afrique de l’Ouest. C’est ça qui pose problème pour nous. Dans tous les conflits en Afrique, les armes utilisées sont des petits calibres. »

A la différence des bananes, du coton ou même des bouteilles d’eau, le marché des armes ne fait l’objet d’aucun contrôle international. Les négociateurs ont maintenant un mois pour changer cela.
Mamoudou Kane


              

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