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Noorinfo

Nous sommes les premiers à avoir introduit ce sport fantastique en Mauritanie…


A.O.S.A
Vendredi 1 Mai 2015 - 22:30


Nous sommes les premiers à avoir introduit ce sport fantastique en Mauritanie…

C’était dans les années 89, il y a donc 26 ans ! Déjà... Ça passe vite nom d’un chien ! A l’époque, Aziz avait encore ses dents de lait en matière politique, il n’y avait donc pas de goudron en Mauritanie ou si peu… Que des grands axes entre les villes ou entre quartiers. A Tevrag-zeina, qui existait à peine, les goudrons comme ailleurs étaient presque blancs. On en cherchait pour pratiquer notre sport en paix mais c’était tellement difficile à trouver qu’on a fini par se rabattre sur les petites surfaces disponibles dans les jardins des Mouknass ou autres Moulaye El Hassan sous leur tikit.


Pour moi, tout a commencé à Dakar, où l’on pratiquait la chose quasiment jour et nuit entre les cours. C’est un sport complet qui relève de l’art car derrière l’aspect simplet de la chose, il faut un temps fou et des souvenirs immortels de chutes pour arriver à se faire plaisir, c’est-à-dire rouler en ville en passant par-dessus les obstacles. Bien sûr notre niveau n’avait rien à voir avec ce que l’on voit dans cette vidéo mais on arrivait à faire des choses qui demandaient beaucoup d’exercices avant de les réussir. C’est un sentiment de liberté et de légèreté inimaginable.


Puis un jour ce fut 1989 ! Les tueries entre sénégalais et mauritaniens. Je me souviens que pendant que dans la maison, les adultes mettaient des couvertures aux fenêtres après avoir éteint toutes les lumières, on m’a dit de rentrer car j’étais dans la rue en train de faire du skate sans me soucier de ce qui se passait… 


Puis direction Nouakchott. Là-bas, ne connaissant pas la ville, je n’ai trouvé un peu de goudron qu’au stade olympique or c’était là qu’on entassait les pauvres rapatriés du Sénégal. Avec le recul je comprends que chaque jour un gardien nous chassait de là  car au milieu de tant de malheurs, on s’amusait à faire des sauts sur un tremplin improvisé jusqu’au jour où j’ai croisé le regard d’un spectateur parmi la petite foule autour de nous : il avait la moitié du visage arrachée. Je n’oublierai jamais, on voyait toutes ses dents. Depuis je n’y suis plus retourné.


C’était une époque saine, le temps de la jeunesse. On a fini par oublier le goudron pour passer aux choses de la mer avec autant de temps passé dans l’eau pour réussir quelques petites figures au milieu des vagues. 


26 ans après, plus personne ne pratique de skate à Nouakchott, du moins pas au niveau de ce petit groupe de jeunes pionniers de Tevrag-zeina. Même les vagues ne sont plus guettées par des mauritaniens qui vivaient au milieu d’un paradis sans le savoir car on n’avait rien que pour nous un soleil tout entier, des centaines de kilomètres de mer et de sable fin tout chaud. Il nous arrivait même de mettre en direction de la mer les phares des 4X4, de ceux qui en avaient, puis on y allait avec nos planches en pleine nuit. Prenant des vagues à l’aveuglette.


C’était l’époque de la sécurité où l’on pouvait camper sur la plage sans risque d’être agressé par des petits voyous. Depuis Nouakchott a changé et le résultat est là : on ne voit même plus ces petites américaines du corps de la paix qui marchaient partout dans la ville de retour de l’intérieur où elles vivaient au milieu des populations dans le dénuement le plus complet.

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chezvlane


              

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