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Notre revue de presse de la semaine - Des Chrétiens jetés à la mer


Lu sur le web
Dimanche 19 Avril 2015 - 03:00

Comme chaque semaine dans la revue de presse de Mondafrique, découvrez les infos africaines qui sont passées entre les filets de l'actualité.


Notre revue de presse de la semaine - Des Chrétiens jetés à la mer

Boat-peoples : des chrétiens jetés par-dessus bord

Une centaine  d’Africains entassés sur une embarcation de fortune et voguant vers les côtes italiennes, la scène est hélas habituelle. Mais on atteint le comble de l’horreur quand des passagers musulmans, actionnés par la seule haine religieuse, se jettent sur une douzaine de chrétiens pour les envoyer par-dessus bord au milieu de la Méditerranée. Cette rixe s’est produite sur un bateau dont les passagers ont débarqué mercredi dans le port sicilien de Palerme. A leur arrivée, des survivants se sont confiés à la police italienne et une quinzaine d’immigrés, d'origine ivoirienne, malienne et sénégalaise et de confession musulmane, ont été arrêtés. Leurs victimes sont des nigérians et des ghanéens. Dans un communiqué, la police explique que "les survivants auraient survécu en s'opposant par la force à la tentative de noyade, formant dans certains cas une véritable chaîne humaine » et fait état de "détails épouvantables" donnés par des "témoins en larmes". 

Le GIGN kenyan n’avait pas d’avion

Deux jeunes filles souriantes, les yeux cachés par des lunettes de soleil, posent devant un photographe sur le marchepied d’un Cessna 208B. Elles sont sur l’aéroport de Mombasa, la station côtière kenyane très prisée par les occidentaux. Sur la carlingue de l’avion, on peut lire en lettres noires « Kenya police ». L’une de ces deux charmantes estivantes est la belle-fille de Rogers Mbithi, chef de la police aérienne kenyane. Son beau-papa lui a prêté l’avion avec son équipage pour passer quelques jours de vacances. Problème : c’est ce même appareil que le commando chargé de mettre fin au massacre de Garissa attend sur l’aéroport de Nairobi ce 2 avril. Les autorités kenyanes ont été prévenues de l’attaque vers 5h30 du matin. Le Cessna, rapatrié de Mombasa, atterrit à 11h30 à Nairobi,  pour repartir avec le GIGN local à 12h30 et se poser à Garissa peu avant 14h, soit plus de huit heures après le début de la tuerie qui fera 148 morts, pour la plupart chrétiens. Il faudra encore trois heures au gouvernement kenyan, réuni sous l’arbre à palabres, pour décider d’envoyer ses superflics  à l’assaut des djihadistes. Soit au total près de 12 heures. Douze heures que les islamistes armés ont utilisé pour débusquer les étudiants qui avaient réussi à se cacher et les exécuter. Aux dernières nouvelles, le chef de la police aérienne serait toujours en place et le gouvernement n’aurait pas démissionné.

La Tunisie a mal à son tourisme

La saison touristique s’annonçait médiocre. Après l’attentat du Bardo, elle sera sans doute catastrophique, prévoient les professionnels du tourisme tunisien qui représentait encore l’an passé 7% du PIB. Malgré l’annonce de multiples mesures sécuritaires destinées à rassurer les estivants étrangers, les réservations d’été sont quasiment à l’arrêt. Pour plusieurs dirigeants du secteur touristique, le mal est profond. Depuis les années 90, la Tunisie s’est contenté de vivoter sur un tourisme bas de gamme, végétant entre les tas d’ordures qui s’entassent entre les hôtels, y compris sur l’île de Djerba. Et étant incapable de proposer à ses visiteurs d’autres loisirs que les sempiternelles promenades à chameaux ou visites d’oasis. « Nous avons un beau pays qui mérite mieux, » s’emporte un des acteurs du secteur qui réclame une prise de conscience nationale.

Gabon : La mort d’un opposant

En Afrique, une mort est rarement naturelle, elle a toujours des causes cachées. Le décès dimanche dernier d’André Mba Obame, qui, en 2009, avait revendiqué la victoire au second tour de la présidentielle contre Ali Bongo, proclamé vainqueur, a suscité des manifestations de ses partisans à Libreville. Depuis 2011, Mba Obame, qui vivait en exil à Niamey, souffrait d’une «sciatique paralysante et hyperalgique », compliquée par un accident vasculaire cérébral.  Sa dernière apparition publique  remontait à fin avril 2014. Ancien séminariste et catholique pratiquant, Mba Obame était alors à Rome pour assister à la canonisation des papes Jean XXIII et Jean-Paul II à la basilique Saint-Pierre. Une photo le montrait sur une chaise roulante,  le visage émacié. Depuis, la rumeur courait que sa  perte de masse musculaire était due à un empoisonnement. 

Malawi : Les fillettes de 9 ans ne pourront plus se marier

Après une bataille de plusieurs années, le Malawi a interdit le mariage de jeunes de moins de dix-huit ans. Dans ce pays, où la moitié des quinze millions d’habitants vit sous le seuil de pauvreté, il était fréquent que des fillettes soient mariées de force dès l’âge de neuf eu dix ans. Une manière pour leur famille de se débarrasser de leur charge financière et du paiement de l’école, qui n’est pas gratuite dans ce petit pays d’Afrique australe. La nouvelle loi prévoit une peine de dix ans d'emprisonnement en cas d'infraction  
 

Sainte-Hélène : Un supermarché à côté de la maison Napoléon

Petite île du bout du monde située à près de 2000 km de l’Ouest de l’Afrique en plein Atlantique sud, Sainte-Hélène, toujours colonie britannique, rêve de s’ouvrir au tourisme. En France, sa célébrité est due à Napoléon, exilé en 1815 par les Anglais sur cette terre volcanique et difficile d’accès. L’empereur y vécut jusqu’à sa mort en 1821 dans une maison qui a été conservée.  Avec l’ouverture d’un aéroport l’an prochain, les 4200 habitants rêvent d’accueillir trente mille touristes pas an. Ils projettent de construire un supermarché à côté de la maison Napoléon. Mais il y a du pain sur la planche. Le caillou dispose d’infrastructures hôtelières et routières vétustes et insuffisantes, le téléphone portable n’y fonctionne pas et les ordures s’entassent à ciel ouvert. Difficile dans ces conditions d’aller déposer une gerbe sur la tombe de l’empereur.
 

Angola : Des Ferrari et des bidonvilles

Quel est le pays africain où on peut rouler en Ferrari dans les rues de la capitale, dormir dans un hôtel à 500 dollars la nuit, investir dans des immeubles qui poussent comme des champignons ? L’Angola. Cette ancienne colonie portugaise qui affiche un taux de croissance de 6% par an grâce à son pétrole, affiche aussi des performances moins glorieuses : 167 décès sur 1.000 naissances, le pire taux de mortalité infantile dans le monde. L'indice de Gini, qui mesure les inégalités, est à 0,55 l'un des plus mauvais d'Afrique. La moitié de la population angolaise vit encore avec moins de 2 dollars par jour, le plus souvent dans des bidonvilles.
La caste au pouvoir autour de Dos Santos, qui dirige le pays depuis trente cinq ans, s’en met plein les poches. Le MPLA, le parti au pouvoir depuis l'indépendance, est pourtant officiellement socialiste après avoir été marxiste. Dos Santos a promis récemment de mieux redistribuer les richesses. Mais la baisse des cours de l’or noir risque de contrarier sérieusement cette tardive conversion.


Nigeria : Où sont passées les fillettes enlevées ?

219 fillettes et adolescentes, toutes vêtues de tee-shirts rouges, tenant chacune un panneau au nom de l'une des lycéennes enlevées  voilà un an à Chibok par les islamistes de Boko Haram,  ont marché en tête d’un cortège qui a défilé le 14 avril dans les rues d’Abuja, la capitale fédérale. "Nous ne savons pas si les filles de Chibok peuvent être secourues, a déclaré dans un communiqué le tout nouveau président élu, Muhammadu Buhari.. Leur localisation reste inconnue. J'aimerais beaucoup pouvoir le faire, mais je ne peux pas promettre de les retrouver. » Selon Amnesty International, au moins 2.000 femmes et fillettes ont été enlevées au Nigeria depuis le début de l'année dernière. La guerre déclenchée par Boko Haram a fait au moins 15.000 morts depuis six ans.
Côte d'Ivoire: la justice selon Ouattara


Ouattara persiste et signé

Le président ivoirien, désigné vainqueur par « la communauté internationale » en 2011 après que son adversaire, Laurent Gbagbo, ait été arrêté par des forces spéciales françaises, refuse de remettre à la CPI les personnes qu’elle réclame pour les juger en raison des crimes qu’elles auraient commis lors de la crise post-électorale. Il s’agit de trois ou quatre de ses proches et de Simone Gbagbo. L’ex Première dame vient d’être condamnée à vingt ans de prison après une parodie de procès, des témoins inconsistants et fantaisistes, et une absence criante de preuves.  "Les personnes responsables d'atrocités seront jugées et continueront d'être jugées  en Côte d'Ivoire par la justice ivoirienne, quelque soit les opinions nationales ou internationales,"  continue t-il à affirmer alors qu’aucune instruction judiciaire n’est engagée contre certains de ses partisans, responsables de la mort d’au moins la moitié des 3000 victimes de cette guerre post-électorale. Evoquant le sort des pro-Gbagbo déjà condamnés, il prévient : "S'ils ne demandent pas pardon aux Ivoiriens et aux victimes pour ce qu'ils ont fait, il n'y aura pas de grâce, il n'y aura pas d'amnistie.» Il n’y a pas besoin de preuves pour condamner des gens qui, de notoriété publique, sont coupables, avait justifié le ministre de la Justice de Ouattara après la condamnation de Simone Gbagbo. Voilà maintenant que le président institue la condamnation en fonction du degré de repentance des prévenus, déjà expérimentée par ses juges qui ont prononcé, pour les mêmes délits supposés, des peines variant de quelques mois avec sursis à vingt ans pour les irréductibles. La démocratie est en marche en Côte d’Ivoire.

Philippe Duval

Source: Mondafrique.com

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