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Nos émirs mythiques à l’épreuve domestique de l’arbitrage colonial…


A.O.S.A
Jeudi 31 Octobre 2013 - 19:54


Nos émirs mythiques à l’épreuve domestique de l’arbitrage colonial…
1-Traité du huit juin 1895 entre les Idawichs et la France
2- Convention entre le Trarzas et Braknas ( 1898 )
 
1- Gouvernement du soudan Français 
Traité avec les Dowichs
Du 8 juin 1895
 
Entre le gouvernement du Soudan Grodet, assisté du Commandant Supérieur des troupes M.Comte ainsi que des administrateurs  de Bakel et de Médine Barby et Le Brun, d’une part, Bakar, roi des Dowichs représenté le Chérif Mohamet Schirk assisté de N’Doumbe Tequedi et de Mohamed El Bassirou d’autre,
Il a été convenu ce qui suit :
 
Article 1er
Il y aura désormais paix et amitié entre le Soudan français et Bakar roi des Dowichs.
Bakar s’engage à assurer la tranquillité de la frontière du Soudan français, sur la rive droite du fleuve Sénégal, depuis le marigot de N’Guérer jusqu’au nord d’Yélimané et assurer aussi jusqu’à la frontière du Soudan, la sûreté des routes des caravanes conduisant à Bakel, Kayes et Médine.
Il punira rigoureusement les Dowichs qui se livreraient à des incursions ou pillages sur le territoire du Soudan.
 
Article 2
Bakar prend de plus l’engagement de ne pas attaquer les tribus maures amies des français. 
S’il s’élève une difficulté entre elles et lui, il s’adressera au gouverneur du Soudan pour en décider du règlement.
 
Article 3
Conformément aux principes prévus dans les conventions de 1871 et 1880 déjà conclues entre les français et Bakar, il sera payé au roi des Dowichs pour les gommes importées du Soudan, de la rive droite du fleuve Sénégal une taxe payable en guinée suivant l’usage du pays et qui sera fixée de la manière suivante :
A Bakel, une pièce de guinée marchande par 800 kilogrammes de gomme de toute origine.
A Médine, une pièce  de guinée marchande  par 900 kilogrammes de gomme, à la condition que cette gomme proviendra du pays des Dowichs, ce dont l’importateur devrait justifier.
 
Article 4
Dans le cas où, malgré les dispositions ci-dessus, les Dowichs viendraient encore à commettre des pillages ou des incursions sur le territoire du Soudan, le montant des objets volés et des indemnités dues sera retenu sur les taxes revenant à Bakar du chef de l’importation de gommes.
Les dites taxes seront payées trimestriellement en quatre portions.
 
Article 5
La présente convention ne sera valable qu’après l’approbation du gouvernement français. Toutefois elle sera provisoirement exécutoire à partir du 1er Janvier 1896.
Fait en triple exemplaires à Kayes en français et en arabe.
Le huit juin 1895
Signé :
Mohamet Sehiet      -           Albert Grodet
N’Doumbé Téquédi   -         Comte
Mohamet El-Bassirou -        Bachy
                                            Le Brun
 
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2- Convention entre le Trarzas et Braknas ( 1898 )
 
Entre Ahmed Saloum, Emir des Trarzas, d’une part, et Ahmedou Ould Sidi Ely, Cheikh des Braknas, d’autre part, et en présence de Cheikh Sidia chef des Oulad Abéiry et des notables de Djedouba ( Brakna).
Devant M.Chaudié, Gouverneur général, assisté de M.Kieffer, médecin en chef ; de MM. Allys, administrateur du cercle de Podor, et Réaux, administrateur du cercle de Pagana, Pouydeba, capitaine des spahis, Devaux, lieutenant, officier d’ordonnance, Bou EL Mogdad, interprète principal de première classe.
Il a été convenu ce qui suit :
 
Article 1er
Les parties contractantes déclarent solennellement mettre fin à la lutte qui existe depuis l’année 1896 entre les Oulad Abéiry et Djeidouba.
 
Article 2
Chacune des parties demeure en possession de tous les biens qu’elle a, à compter de la présence convention, sans revendications pour les faits antérieurs.
 
Article 3
Conformément aux traités, entre le Gouvernement français et les Maures Braknas et Trarzas, Ahmedou Ould Sidy Ely est reconnu comme seul chef de l’escale de Dagana. L’un et l’autre s’engagent à assurer la sécurité des routes et la sécurité  des caravanes qui viennent  à ces deux escales.
Les Djeidouba conserveront le droit de commercer et de porter  leurs gommes dans les escales  du fleuve situées en aval de Podor.
 
Article 4
Ahmedou, Emir des Braknas, et Ahmed Saloum, Emir des Trarzas, s’engagent à punir sévèrement ceux de leurs sujets qui se rendront coupables d’attaques ou de pillages contre les Maures de la nation voisine et à faire restituer immédiatement les biens qui seraient enlevés au cours de ces pillages.
chezvlane


              

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