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Noël Mamère : « je ne veux pas être instrumentalisé...».


Actualité
Jeudi 7 Mars 2013 - 02:31

Dans un communiqué dont «Le Calame» a eu la primeur, Noël Mamère revient sur la polémique qui lui a valu une plainte pour avoir diffamé le président mauritanien. Devant un tel emballement institutionnel et la foire médiatique qui l'accompagne dans notre pays, le député maire écologiste de Bègles a voulu prendre ses distances avec toute agitation insalubre qui n'honore pas son engagement public, politique et militant :


Noël Mamère : « je ne veux pas être instrumentalisé...».
«suite à divers contacts et échanges avec des amis et camarades militants - y compris mauritaniens - je découvre que j'aurais accordé bien plus d'interviews et tenu plus de propos que je ne dois et peux pas avoir tenus au sujet du malheureux malentendu qui me vaut le courroux du président mauritanien». Sans revenir sur le fond de sa pensée, il regrette que sa parole ait été vulgairement recyclée dans les chicayas internes au microcosme mauritanien : «il ressort de tous ces échanges que ma parole libre et spontanée est déjà abusivement instrumentalisée dans une série de manipulations économico-politiques et tribales qui déstabilisent un pays et un peuple que je respecte dans une région accumulant des crises tragiques qui n'épargnent pas mon propre pays».

Gros poissons mafieux

Contrairement aux déclarations colportées sur la toile et dans la presse locale par les partisans et les adversaires du général président de Mauritanie, le parlementaire girondin affirme qu'il n'a accordé qu'une seule interview à un journaliste africain qui serait basé au Maroc.

Pour le parlementaire français, les extrapolations diverses relèvent plus du contexte local qui semble fortement pollué par la guerre ouverte entre le président mauritanien et l'ex-«patron des patrons» - ancien allié et cousin et ami du président lui-même- qui vivrait en exil dans le royaume chérifien. Pour couper court à toutes les surenchères polémiques, Noël Mamère précise : « à ce titre, je tiens à préciser que mon propos télévisuel - tenu lors de l'émission «28 minutes» du 21 janvier 2013 - n'avait pas vocation à stigmatiser le président mauritanien dans sa personne ni lui faire porter la responsabilité des trafics de drogue ou d'influences qui gangrènent la Françafrique au sens plus large». Et de conclure : «autrement dit : lors de mon intervention sur Arte, j'ai évoqué le président mauritanien, sans doute, abusivement.

Comme j'aurais pu dire «tchadien», «malien» ou «algérien»....Tant je ne visais pas l'homme lui-même mais plutôt les dysfonctionnements des appareils judiciaires – y compris chez nous en Europe - qui laissent parfois échapper de gros poissons mafieux comme cet autre homme dont j'ai parlé lors de mon intervention. C'est dire que, malheureusement, l'épithète géographique peut se décliner sur tout un continent».

Débat franco-français

Revenant sur le contexte de son intervention médiatique, le maire de Bègles exige que ses déclarations ne soient pas délocalisées si loin du débat démocratique hexagonal : «l'intérêt de mon propos était surtout d'attirer l'attention de l'opinion publique française sur les enjeux et risques de notre intervention en territoire étranger dont le moindre n'est pas la capacité des jihadistes terroristes à trouver refuge dans les états voisins trop longtemps abandonnés à la dictature et au sous-développement». Sans renier sa solidarité avec les luttes menées par tous les peuples et démocrates africains, le député écologiste attire l'attention des citoyens mauritaniens sur les otages français du terrorisme sahélien dont le sort s'est aggravé depuis les récentes attaques contre Aqmi : «la France est engagée militairement au Mali et je compte nombre de compatriotes otages dans cette région où la chronique de leurs éventuelles survie et libération passent aussi par la collaboration active des autorités de Nouakchott».

Dont acte : la balle est dans les sables mouvants de notre impayable démocratie mauritanienne. A charge pour notre merveilleuse «terre des hommes»- si chère à Saint-Exupéry-de ne pas se tromper de mouton : en laissant le dernier mot aux bataillons judiciaires parisiens.!!!

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Communiqué de presse

Suite à divers contacts et échanges avec des amis et camarades militants-y compris mauritaniens- je découvre que j'aurais accordé bien plus d'interviews et tenu plus de propos que je ne dois et peux pas avoir tenus au sujet du malheureux malentendu qui me vaut le courroux du président mauritanien. Il ressort de tous ces échanges que ma parole libre et spontanée est abusivement instrumentalisée dans une série de manipulations économico-politiques et tribales qui déstabilisent déjà un pays et un peuple que je respecte dans une région accumulant des crises tragiques qui n'épargnent pas mon propre pays. En effet, la France est engagée militairement au Mali et je compte nombre de compatriotes otages dans cette région où la chronique de leurs éventuelles survie et libération passent aussi par la collaboration active des autorités de Nouakchott.

A tous ces titres, je tiens à préciser que mon propos télévisuel – tenu lors de l'émission «28 minutes» du 21 janvier 2013 traitant de la situation malienne - n'avait pas vocation à stigmatiser le président mauritanien dans sa personne ni lui faire porter la responsabilité des trafics de drogue ou d'influences qui gangrènent la Françafrique au sens plus large.

Autrement dit, je ne veux pas être instrumentalisé : lors de mon intervention sur Arte, j'ai évoqué le président mauritanien, sans doute, abusivement. Comme j'aurais pu dire «tchadien», «malien» ou «algérien»...etc. Tant je ne visais pas l'homme lui-même mais plutôt les dysfonctionnements des appareils judiciaires - y compris chez nous en Europe - qui laissent parfois échapper de gros poissons mafieux comme cet autre homme dont j'ai parlé lors de mon intervention. C'est dire que, malheureusement, l'épithète géographique peut se décliner sur tout un continent.

L'intérêt de mon propos était surtout d'attirer l'attention de l'opinion publique française sur les enjeux et risques de notre intervention en territoire étranger dont le moindre n'est pas la capacité des djihadistes terroristes à trouver refuge dans les états voisins trop longtemps abandonnés à la dictature et au sous-développement.

Noël Mamère

Député-Maire de Bègles

source : lecalame.info


              

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