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Noorinfo

« Ne dites pas à ma mère que je suis journaliste… »


Lu sur le web
Vendredi 4 Septembre 2015 - 20:30

« Ne dites pas à ma mère que je suis journaliste, elle me croit pianiste, maitre-chanteur dans un bordel de Marrakech… » Voilà, en paraphrasant l’ineffable Jacques Séguéla, ce que m’inspire l’affaire de nos deux « confrères » soupçonnés d’avoir tenté de faire chanter le royaume du Maroc…


« Ne dites pas à ma mère que je suis journaliste… »
Ce qui me gêne c’est que tous les deux se prétendent journalistes, pour avoir commis ici ou là, outre leurs ouvrages d’investigation, quelques articles ou chroniques, mais leur activité quotidienne ne justifie en rien leur qualité de… journalistes.
 
Je voudrais rappeler ici que notre profession est en principe dûment règlementée : la loi, dans son article L 7111-3, indique : « Est journaliste professionnel toute personne qui a pour activité principale, régulière et rétribuée, l’exercice de sa profession dans une ou plusieurs entreprises de presse, publications quotidiennes et périodiques, ou agences de presse et qui en tire le principal de ses ressources ».
 
Une Commission de la Carte d’Identité des Journalistes Professionnels est chargée de délivrer, après vérification, la fameuse « carte de presse » qui a hélas, au fil des ans, perdu son caractère obligatoire pour exercer le métier de journaliste même si l’article 6 de la convention collective précise « qu’une entreprise de presse ne peut employer plus de trois mois des journalistes professionnels et assimilés qui ne seraient pas titulaires de la carte professionnelle de l’année en cours ou pour lesquels cette carte n’aurait pas été demandée. »

Outre l’entrée gratuite dans les musées, cette carte de presse ne confère pas d’avantage particulier à son titulaire, si ce n’est de prouver son activité, d’accéder plus facilement à des lieux qui lui servent à obtenir des informations (salles de presse, bureaux officiels, etc.) et de faire valoir son droit à la protection de ses sources.
 
Cette affaire de journalistes ripoux jette le discrédit sur une profession qui n’en avait pas besoin. La réputation des journalistes est si mauvaise que leurs détracteurs ne vont pas se gêner pour faire encore une fois l’amalgame entre les journalistes qui font honnêtement leur métier et les autres.
 
Entre ceux qui se croient tout permis et ceux qui respectent la charte européenne des devoirs et des droits des journalistes adoptée en 1971 par tous les syndicats de journalistes européens.
 
 Parmi les impératifs énoncés par cette charte, figurent notamment « le respect de la vérité et de la vie privée, l’impératif de ne publier que des informations dont l’origine est connue ou accompagnées de réserves. ». On est parfois loin du compte comme une actualité récente vient de nous le rappeler…

José Meidinger
bvoltaire.fr
Noorinfo


              

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