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Much Loved : après son agression, Loubna Abidar se réfugie en France


Société
Mardi 10 Novembre 2015 - 20:00

La comédienne marocaine avait reçu le Valois de la meilleure comédienne au Festival du film d'Angoulême, en août dernier.


Après son agression à Casablanca, Loubna Abidar se sauve en France
Après son agression à Casablanca, Loubna Abidar se sauve en France
L'héroïne du film de Nabil Ayouch avait déjà reçu des menaces de mort. Molestée jeudi dernier à Casablanca, la comédienne a préféré fuir le Maroc pour des raisons de sécurité.

Traumatisée après son agression jeudi à Casablanca, Loubna Abidar a coupé son téléphone portable et pris le premier avion pour la France. Elle savait qu'elle prenait un risque en interprétant le rôle d'une prostituée dans Much Loved, le film du réalisateur franco-marocain Nabil Ayouch, mais pouvait-elle imaginer que l'on s'en prendrait à elle physiquement?

La comédienne, âgée de 30 ans, ne devrait pas communiquer à la presse dans un délai proche à propos de cet épisode dont elle dit avoir été victime jeudi dernier. La vidéo qu'elle a diffusée sur Internet est pourtant impressionnante. On l'y voit en gros plan, le visage tuméfié avec un œil au beurre noir et l'arcade sourcilière gauche ouverte mais pas encore recousue.

«J'ai été victime d'une agression à Casablanca. Aucun commissariat ni hôpital n'ont voulu m'accepter. Je suis allée au grand commissariat de Casablanca en pleine nuit et on m'a reçue avec des rires. Le policier a dit: “Enfin, Abidar a été frappée!”», explique-t-elle sur son compte Facebook.

«J'ai été victime d'une agression à Casablanca. Aucun commissariat ni hôpital n'ont voulu m'accepter. Je suis allée au grand commissariat de Casablanca en pleine nuit et on m'a reçue avec des rires. Le policier a dit : “Enfin, Abidar a été frappée !”»

Loubna Abidar en profite pour répondre à nouveau à ses détracteurs, nombreux depuis que Much Loved a été présenté à la Quinzaine des réalisateurs à Cannes, en mai dernier, avant d'être interdit au Maroc «pour incitation à la prostitution». «Tout cela parce que j'ai fait un film que vous n'avez pas regardé. Vous avez regardé ce qu'ils ont voulu vous montrer. Jugez-moi à partir du vrai film.»

Récompensée en août par le Valois de la meilleure comédienne à Angoulême, la jeune femme a d'abord hésité avant de retourner dans son pays pour raison professionnelle , le film lui ayant valu des menaces de mort de la part d'intégristes dont elle s'était plainte sur les réseaux sociaux. À ce jour, même si elle a un agent, elle n'a pas encore d'autre projet de film.

Début juin, l'un de ses partenaires a, lui, été agressé à l'arme blanche. «Je n'ai pas peur de mourir pour un film, mais j'espère qu'avec le temps les choses se calmeront, et que la société marocaine évoluera», avait-elle confié au Figaro. Mère d'une fille de 6 ans, l'actrice était décidée à continuer à faire des «films engagés» et «devenir un porte-parole pour défendre la condition de la femme arabe, marocaine, syrienne, libanaise…».

Lefigaro.fr
Noorinfo


              

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