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Mourabitounes juniors : La FFRIM limoge Mody M'Bodj


Sport
Vendredi 27 Avril 2012 - 16:23

Le couperet est tombé sur Mody M’Bodj. La Fédération mauritanienne de football, a en effet décidé de limoger le sélectionneur de l’équipe nationale des moins de 20 ans, ce lundi 23 avril. L’énorme claque reçue face aux Lionceaux de l’Atlas, a eu raison du coach des juniors Mourabitounes, qui sera remplacé par Pape Seck. Mais est-ce seulement les mauvais résultats qui ont poussé la FFRIM à prendre une telle initiative ?


Mourabitounes juniors : La FFRIM limoge Mody M'Bodj
C’est désormais officiel, Mody M’Bodj n’est plus l’entraîneur de l’équipe nationale des moins de 20 ans. La Fédération mauritanienne de football a jugé utile de le virer, quatre mois seulement après l’avoir nommé. Les raisons avancées par la FFRIM sont, l’insuffisance de résultats, et « surtout », la mauvaise entente avec le sélectionneur national, le français Patrice Neveu. C’est Pape Seck et Nicolas Santucci, tous deux respectivement entraineur adjoint et préparateur physique de l’équipe nationale A, qui seront à la charge des Mourabitounes juniors.

Une décision hâtive

Mourabitounes juniors : La FFRIM limoge Mody M'Bodj
Après la correction infligée par les juniors tunisiens en mars dernier (5-1), la débâcle de Rabat a été celle de trop. Le Hbureau exécutif de la FFRIM, composé du président Ahmed Ould Yahya, du vice-président Moussa Ould Khairy, du secrétaire général Massa Diarra, et du trésorier Boubacar Sy, s’est réuni, lundi 23 avril et a tranché. Le limogeage de M’Bodj a provoqué de vives réactions auprès des visiteurs de la page Maurifoot, qui ont jugé la décision de la Fédération un peu trop « hâtive », et ce, à juste titre. Tout d’abord l’ancien (eh oui !) coach des juniors, avait été nommé exactement le 2 février 2012 (bientôt quatre mois). Et les dirigeants du football mauritanien, avaient clamé haut et fort, qu’il fallait donner du temps à nos différents sélectionneurs, pour travailler et mettre leurs projets en place. Ensuite, ce sont ces mêmes dirigeants, qui ont fait le tri parmi les entraineurs locaux, pour choisir M’Bodj. Donc la mauvaise gestion des instances du football national sur ce cas, est à pointer du doigt. Car avouons-le, le technicien mauritanien n’a eu que ce que la Fédération lui a donné, à savoir des joueurs sans formation académique, sur lesquels il devait compter pour former une équipe, capable de rivaliser avec les meilleures nations du continent. En si peu de temps, c’était mission impossible. Même si la défaite face au Maroc était sévère, il fallait être patient et lui accorder un sursis.

Le duo Seck et Santucci pour relancer la machine

Mourabitounes juniors : La FFRIM limoge Mody M'Bodj

Pour remplacer Mody M’Bodj à la tête des juniors Mourabitounes, la Fédération a choisi de faire appel à Pape Seck et Nicolas Satucci. Seck, qui venait à peine d’être nommé entraineur adjoint de l’équipe nationale A, justement à la place de M’Bodj (curieux hasard), cumulera pour le moment, les deux postes. Et il sera très rapidement mis à l’épreuve, puisque le match retour face aux Lionceaux de l’Atlas est prévu pour le samedi 5 mai prochain, à Nouakchott. Le coach de l’ASAC Concorde aura la lourde tâche de faire mieux que son prédécesseur. Le costume d’entraîneur adjoint de la sélection des juniors sera revêtit par Nicolas Santucci. Le préparateur physique français de 38 ans, se voit confier un rôle qu’il a déjà connu en 2006, au Club sportif Louhans-Cuiseaux, en National, dans le Championnat de France de football. Mais est-ce un choix définitif de la FFRIM ? On suppose que non. Car les matchs des séniors et des juniors peuvent coïncider, et Patrice Neveu aura certainement besoin de son staff au grand complet. D’un autre coté, l'option Pape Seck, est loin d’être anodine. Cela permettra au sélectionneur national, d’avoir une plus grande mainmise sur les juniors, ce qui n’était pas le cas avec M’Bodj.

 


L’influence de Neveu dans le licenciement de M’Bodj ?

Mourabitounes juniors : La FFRIM limoge Mody M'Bodj
Un point important est à souligner. Selon certaines sources, de nombreux joueurs de l’équipe junior se seraient plaints des méthodes de Mody M’Bodj, qu’ils jugeaient trop nerveux. Le tempérament sulfureux de du coach rossossois ne permettait pas aux jeunes (selon eux) de s’exprimer sereinement. Un caractère trempé, qui lui a valu une chaude altercation avec Patrice Neveu, pendant la mi-temps du match aller Mauritanie – Tunisie, comptant pour les éliminatoires de la Coupe arabe des nations, au mois de mars passé. Neveu aurait-il poussé la Fédération de football à mettre Mody M’Bodj à la porte ? Une question qui mérite réflexion, vu la relation tendue qu’entretenaient les deux hommes. Le sélectionneur national avait choisi de prendre du retrait par rapport aux juniors depuis ce temps, ce qui nous conforte dans l’idée, que le technicien français aurait eu une quelconque influence dans le licenciement de M’Bodj. Ceci dit, la FFRIM devait choisir, entre garder ce dernier au risque de prolonger la mauvaise ambiance, ou le faire partir. Et vu le salaire faramineux que touche Patrice Neveu, la fédération ne peut se permettre d’aller à l’encontre des revendications du français (si revendications il y’a eu). Un départ de l’entraîneur des A, pourrait coûter très cher à la FFRIM. Mais où est la crédibilité de la Fédération dans tout ça, si les choix sont faits sous la contrainte ? L’avenir nous le dira.

Un centre de formation s’impose

Mourabitounes juniors : La FFRIM limoge Mody M'Bodj
Un centre de formation adéquat s’impose comme une priorité. Le niveau du Championnat national est trop faible, pour espérer en tirer des joueurs compétitifs sur le court terme. Mis à part quelques rares exceptions, qui ont le talent certes, mais pas la formation nécessaire pour s’imposer au haut niveau. Ce n’est pas étonnant, si presque aucun des joueurs mauritaniens ne parvient à s’adapter dans un championnat étranger. La FFRIM devrait sérieusement songer à ne pas brûler les étapes, et se concentrer sur la formation de base. L’ouverture d’une académie de football se fait de plus en plus pressante. Tous nos voisins, ont chez eux des centres de formation digne de ce nom, et cela ce ressent autant sur le plan national, qu’international. Le meilleur exemple est celui du Sénégal, avec l’institut Diambars. Plusieurs joueurs issus de ce prestigieux centre évoluent maintenant en Europe (Pape Souaré et Cheikh Gueye au LOSC, entre autres). Sans oublier l’ossature de l'équipe nationale Olympique, junior ou cadette, qui est essentiellement composée de joueurs de Diambars. Beaucoup d’autres pays, sont passés par là pour arriver au sommet, pourquoi pas nous ?

Brahim Sow Deïna
Maurifoot

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