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Moody’s : l’économie Africaine encore à l’abri de la crise Européenne ?


Economie
Vendredi 28 Septembre 2012 - 15:49

Trois facteurs de transmissions de la crise de l’Europe vers l’Afrique ont été passés au peigne fin dans le dernier rapport de l’agence Moody’s : les échanges commerciaux, les mouvements de capitaux et les flux bancaires. Voici le verdict.


Moody’s : l’économie Africaine encore à l’abri de la crise Européenne ?
Publié mercredi 26 septembre, le dernier rapport de l’agence Moody’s intitulé «Africa Despite Transmission Risks From European Sovereign Debt Crisis, Stable Growth Likely», met en équation la dynamique de croissance africaine et la crise de la dette souveraine en Europe. Les trois principaux vecteurs de contagion (échanges commerciaux, mouvements de capitaux et flux bancaires) sont passés au peigne fin, région par région.

D’après le rapport, la perspective de croissance de l’Afrique pourrait s’affaiblir si la crise de la dette souveraine venait à s’intensifier vers une récession dans la zone euro plus prononcée que prévu par le scénario central de l’agence de notation. C’est en Afrique du Nord qu’une contraction plus forte qu’attendu de l’activité en Europe aurait, estime Moody’s, l’incidence la plus significative en raison de l’importance des échanges commerciaux avec le vieux continent. Prés de la moitié des échanges de cette région sont réalisés avec l’UE. L’Afrique de l’Est, en revanche, serait la moins touchée, puisque moins de 15% de son volume total d’exportation est destiné à l’Europe.

Flux des capitaux

Quant à la deuxième source de contagion, elle tien à la sensibilité des flux de capitaux au risque événement (event risk). Lors de la crise financière de 2008, pas moins de 40 milliards de dollars de sorties nettes de capitaux investies en portefeuille ont été enregistrées en Afrique. C’est un exemple représentatif selon Moody ‘s qui estime qu’une intensification de la crise de la dette en Europe serait susceptible d’engendrer un phénomène comparable qui lui-même serait probablement suivi d’une augmentation de la volatilité du marché des changes, remettant en cause les politiques de gestion monétaire.

Une intervention de la BAD

Néanmoins, poursuit Moody’s, si un scénario financier aussi extrême devait se reproduire, on pourrait alors s’attendre à une intervention de la Banque africaine de développement ou d’autres institutions multilatérales pour tempérer les effets pervers des mouvements de capitaux.S’agissant du troisième facteur de transmission de la crise, à savoir les flux bancaires, Moody’s note qu’une nouvelle intensification de la crise en Europe réduirait l’accès du système bancaire africain aux liquidités externes. L’Afrique subsaharienne et l’Afrique du Nord sont, comparativement à d’autres marchés émergents, davantage soumises à l’instabilité financière qui règne en Europe en raison de la part importante de leurs expositions à travers les engagements étrangers des banques européennes.

Une croissance de 6% pour les cinq prochaines années

En dépit des risques inhérents à la crise de la dette souveraine en Europe, Moody’s projette une croissance africaine de 6% pour les cinq prochaines années. L’agence appuie ses prévisions par une marge de manœuvre budgétaire plus importante de la part des Etats africains et une l’augmentation poursuivie des flux d’investissements directs étrangers. Néanmoins, une croissance faible de la zone euro, de 0 à 2%, s’il venait à se réaliser affecterait profondément l’Afrique.

A.W
Pour les Afriques
Mamoudou Kane


              

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