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Mokhis se plaint d’un piratage de don de la Société Générale...


A.O.S.A
Mercredi 1 Juin 2016 - 01:49


Mokhis se plaint d’un piratage de don de la Société Générale...

Il y a 3 jours, je reçois un coup de fil de maître Mokhis qui m’appelle en désespoir de cause se plaignant qu’aucun des journalistes qu’il a convoqués ne soit venu écouter ce qu’il a dire à un propos de ce qui s’est réellement passé lors de la première participation de la Mauritanie à la biennale de Dak’art.  Etant alors occupé par un petit travail alimentaire et malgré ma réticence à répondre à ce genre de rubrique, le rendez-vous fut pris pour aujourd’hui histoire de faire plaisir au maître.

 

Considérant la nature de ses révélations, j’ai pris quelques précautions d'usage pour mémoire. Ainsi, avec son accord, j’ai entièrement filmé la séquence puis j’ai appelé les deux artistes concernés pour avoir leur version et éviter ainsi un cycle infernal de droit de réponse. Je n’ai pas contacté la Société Générale car je n’ai que les coordonnées du directeur général et je ne tenais pas à le mêler à l’article bien que son nom soit cité dans le décor.

 

 

 Depuis la fin de la biennale, on n’a parlé que de l’expo des artistes mauritaniens au centre culturel mauritanien à Dakar mais personne n’a parlé, du moins chez les francophones, de ce qui s’est passé du côté de notre Mokhis national qui lui fut invité à exposer à la Mairie de Dakar sous l’aile de la C.U.N mauritanienne invitée avec d’autres mairies : Evry pour la France, Marrakech et autres…

 

 

Mokhis se plaint d’avoir été cité et impliqué dans l’expo soutenue par la Société Générale qui a eu lieu au centre culturel mauritanien alors qu’il estime avoir été victime d’une entourloupe mesquine de la part de l’artiste sénégalais Mansour Kébé qui chapeautait la chose.

 


Avant de donner la version des 3 personnages de cette malheureuse histoire, je saisis l’occasion pour dire combien la Mauritanie a été encore lamentable dans le traitement de cette affaire à moins qu’une somme du ministère destinée aux artistes n’ait été perdue en chemin pour ne jamais arriver à destination. Il faut rappeler que le ministère de la culture a un budget de près d’un 1,5 milliard d’ouguiyas.

 

Comment imaginer que le ministère mauritanien et l’ambassade à Dakar soutiennent la première participation de la Mauritanie à la biennale, en off c’est à dire en marge du festival, sans soutenir en rien les artistes pour qu’ils puissent avoir à défaut d’un per diem du moins de quoi prendre en charge leur déplacement, le transport de leurs œuvres et leur hébergement sans parler du menu quotidien ?

 

 

C’est pourtant ce qui s’est passé et comble de la honte, le ministère délivre aux artistes une recommandation pour qu’ils aillent à la chasse aux sponsors sans donner l’exemple alors que l’expo se passe au centre culturel mauritanien à Dakar.

 

Seule la Société Générale a répondu symboliquement présent ce qui lui vaut d’être au centre de cette affaire.

 

Version de Mokhis : Selon lui, il aurait été contacté via un ami par l’agence de la Société Générale de la route de Nouadhibou en tant que doyen connu pour qu’il mette en contact les artistes et la banque intéressée par leur travail. Ce qui fut fait au-delà des arts plastiques car Mokhis dit avoir même contacté les musiciens.

 


Au second rendez-vous à la maison des artistes, le patron de la Société Générale à Nouakchott, monsieur Vernet a dit combien il était prêt à soutenir la maison des artistes soit en achetant ou en exposant des toiles dans la banque.

 

La rencontre se passa comme il faut en bonne intelligence et à la fin, Mokhis dit que Mansour kébé en aurait profité pour glisser une demande de soutien pour une expo collective au Sénégal avec la biennale qui s’annonce. L’argent de la Société Générale n’étant pas le sien, le banquier Vernet, toujours sur son premier élan de soutenir les artistes, demanda qu’on lui envoie une lettre selon la procédure et les choses devraient trouver une issue favorable. 

 

 

 


Là maître Mokhis toujours visionnaire en profite aussi pour lui proposer de faire, un vieux rêve, le premier catalogue, comme il dit, présentant les artistes mauritaniens et leurs œuvres. Là encore, monsieur Vernet ne perdit rien de son enthousiasme et il se félicita de l’idée car il serait lui-même artiste peintre ayant selon sa formule «  une main au pinceau et l’autre aux comptes ». 

 

Quelques jours plus tard, Mokhis dit avoir rencontré monsieur Kébé la veille de son départ pour le Sénégal sans que ce dernier ne lui souffle mot du pécule de la Société Générale palpitant déjà dans sa poche. Ce n’est que plus tard au retour d’Abidjan de l’artiste Amy Sow que Mokhis aurait appris que la fortune a été délivrée par la Société Générale à Kébé. Selon Mokhis, Amy apprenant la translation aurait tout fait pour calmer Mokhis qui s’est dit trahi car c’est lui qui était à l’origine de l’implication de la Société Générale. Comment peut-on mettre son nom dans une lettre de demande d’aide sans le prévenir et lui mentir quand les sous ont été retirés ?

 


Ce n’est pas tout. Mokhis accuse monsieur Kébé de n’avoir donné aucun numéro pour être joint à Dakar et de n’avoir  jamais appelé Mokhis pour récupérer ses œuvres qui devaient être exposées au centre culturel mauritanien car Mokhis avait prévu deux lots, le premier étant pour la Mairie de Dakar sous l’aile de la C.U.N mauritanienne. Pire ! Mokhis dit que Kébé n’est venu que le jour du vernissage à la mairie de Dakar, la veille de l’expo collective au centre culturel mauritanien et là Mokhis a refusé de lui donner des œuvres qu’il avait déjà accrochés croyant que plus personne ne s’intéressait à ce qu’il devenait jusqu’à la veille de l’expo au centre culturel mauritanien.

 

Tout cela, vu du côté de Mokhis, prouverait combien dès le départ que monsieur Kébé se serait servi de lui pour obtenir un soutien de la Société Générale pour ensuite ne plus prendre contact avec lui. Voilà pourquoi contrairement aux affiches annonçant Mokhis de la partie, ce dernier n’a exposé aucune œuvre au centre culturel mauritanien de Dakar même si par cordialité, il est tout de même venu rendre à Kébé la politesse de la veille.

 


Cette photos est celle de Mokhis en compagnie de notre ambassadeur à Dakar venu à la Mairie de Dakar voir l’expo de la C.U.N alors que les œuvres de Mokhis n’étaient pas présentes à l’expo au centre culturel mauritanien. De là certainement la mine de son excellence.

 
chezvlane


              

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