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Mohamed Ould Debagh devant le juge : Une audition sous fond de P.V cachés


Actualité
Lundi 4 Mars 2013 - 11:11

L’homme d’affaires et vice-président du groupe BSA, Mohamed Ould Debagh, a enfin comparu hier, mercredi 27 février 2013, devant le juge d’instruction en charge de son dossier. Le magistrat devra étudier la validité des accusations portées contre lui, relatives à son implication dans la faillite de la défunte compagnie Mauritania Airways dont il présidait le conseil d’administration. Reportée une première fois sur la demande de ses avocats pour vice de formes, l’audition devra déterminer les bien-fondés des chefs d’inculpation formulés en son encontre par le ministère public. En dessous de fond, ce que les partisans de l’homme d’affaire considère comme une cabale montée contre lui pour toucher son patron, Mohamed Ould Bouamatou, objet d’une chasse à la sorcière orchestrée par le président de la République Mohamed Ould Abdel Aziz, via les services du fisc, la Banque centrale et le pouvoir judiciaire, soutiennent-ils en substance.


Mohamed Ould Debagh, vice-président du groupe BSA
Mohamed Ould Debagh, vice-président du groupe BSA
Pour ses partisans, Mohamed Ould Debagh paye les frais d’une guère déclenchée par Mohamed Ould Abdel Aziz contre son cousin et ancien soutien financier, Mohamed Ould Bouamatou. Ce dernier, suite à de profondes divergences avec son cousin de président, a préféré s’exiler au Maroc où il réside depuis deux ans. En sa qualité de vice-président du groupe BSA, la vindicte de la présidence serait tombée sur Mohamed Ould Debagh, suivant la célèbre maxime de La Fontaine, « si ce n’est toi, c’est donc ton frère », rappelle un des soutiens de l’homme d’affaire. Pour abattre Mohamed Ould Bouamatou, Ould Abdel Aziz aurait instrumentalisé le fisc qui épinglera plusieurs sociétés du groupe pour redressement fiscal évalué à environ 4 Milliards d’UM, se servant de la Banque centrale pour bloquer toutes les transactions financières de BSA, avec une tentative de faire couler la GBM. Cette accusation portée par des proches des deux hommes d’affaires s’ajoute à celle selon laquelle la justice aurait été utilisée pour épingler Ould Debagh en l’accusant d’avoir causé la faillite de la compagnie aérienne Mauritania Airways dont il assurait la présidence du conseil d’administration.

Hier, devant le juge d’instruction en charge du dossier, Mohamed Ould Debagh et ses avocats devront démontrer par la logique et le raisonnement cartésien que les accusations du ministère public sont infondées. A l’appui, les P.V d’audition authentiques que le vice-président de BSA déclare avoir signé et que ses avocats n’auraient pas retrouvé dans le fond du dossier transmis à la justice par le Commissariat spécial chargé des crimes économiques et financiers qui l’ont interrogé. En lieu et place, des P.V portant mention que Mohamed Ould Debagh a refusé de signer ces documents, alors que ce dernier affirme le contraire, soutenant que ces P.V là sont faux. L’audition de Mohamed Ould Debagh par le juge d’instruction a provoqué un regroupement monstre de ses partisans qui se sont attroupés près du Palais de justice de Nouakchott.

Revenant sur cette affaire, le Bâtonnier de l’ordre national des avocats, Ahmed Salem Ould Bouhoubeïny, membre du collectif de défense, s’est confié à notre confrère tawary.com. Il a rappelé que son client a été arrêté le 5 février 2013 et placé en prison dans une affaire qui ne le regarde ni de près ni de loin. Selon lui, Ould Debagh n’était pas gestionnaire ni membre du comité de gestion de Mauritanie Airways et qu’il n’est qu’une victime parmi les autres victimes de la compagnie. Pour Ould Bouhoubeïny, les gestionnaires de Mauritanie Airways partagent les mêmes responsabilités que l’Etat mauritanien dans la faillite de cette compagnie, rappelant que l’Etat était représenté au sein du conseil d’administration et partant, avait les mêmes droits et les mêmes obligations que le président.

Sur ces fameux P.V que la défense considère avoir été échangé avec de faux document, le Bâtonnier fera remarquer que son client a été interrogé trois fois, le 14 janvier 2013, puis le 3 et le 5 février et chaque fois on lui faisait signer un P.V d’audition. La surprise a été grande, dira-t-il en substance, lorsqu’en étudiant le dossier d’Ould Debagh, un seul des P.V qu’il avait signé y figurait, les deux autres ayant disparu. « A leur place, de faux documents non signés, un acte grave qu’il fallait dénoncer pour qu’il ne passe pas comme boîte aux lettres », ajoutera-t-il.

Enfin, l’avocat a fait remarquer qu’aucune demande de liberté provisoire n’a été déposée au non de son client, considérant presque acquise qu’Ould Debagh bénéficiera d’une libération pure et simple pour nullité des procédures et manque de preuve.

JOB
Lu sur l'authentique
Mamoudou Kane


              

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