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Milices d'état : Enlèvement d'un jeune pro-Morsi à Nouakchott


Actu Mauritanie
Mercredi 12 Février 2014 - 14:41

Des inconnus ont braqué une arme sur un jeune, Abderrahmane Ould Sidi, avant de l’embarquer de force à bord d’un véhicule de type Elegance vitres teintées et sans plaque d’immatriculation. Ces nouvelles formes d'intimidations sont de plus en plus rapportées laissant courir la possibilité de milices d'état liées à une autorité régalienne.


Le jeune Abderrahmane Ould Sidi
Le jeune Abderrahmane Ould Sidi
L’enlèvement a eu lieu mardi près de la communauté urbaine de Nouakchott.

Selon la source qui a rapporté l’information à Alakhbar, le véhicule en question a ensuite pris la direction de l’Assemblée nationale. Quant à Ould Sidi, il sera retrouvé plus tard jeté dans la rue. Ces ravisseurs, qui l’avaient roué de coups, voulaient qu’il dévoile le nom des manifestants contre le ministre égyptien de la Culture, Mohamed Saber Arab.
 
Le ministre égyptien de la Culture, Mohamed Saber Arab était arrivé samedi à Nouakchott pour fêter les cinquante ans d’existence du Centre Culturel Egyptien.
 
Des dizaines de manifestant contre la présence du ministre égyptien en Mauritanie avaient qualifié dimanche le gouvernement égyptien de "sanguinaire" et de "putschiste ".

Un cas pas isolé 

Au sortir d'un concert à l'espace de la biodiversité il y a quelques semaines, l'artiste Ziza, connu notamment pour ses textes anti-système, avait été interpelé par un groupe de jeunes armés au volant d'une Avensis aux vitres étalements teintées et sans plaque d'immatriculation.

"Ils ont baissé la vitre en s'arrêtant à ma hauteur, m'ont montré l'arme et m'ont menacé de l'utiliser la prochaine fois si je n'arrêtais pas d'attaquer le gouvernement ou l'état dans mes chansons" raconte Ziza, qui a porté plainte contre X.

"C'est un phénomène qui serait extrêmement inquiétant si son ampleur se confirme à terme. Ça voudrait dire, que comme en Égypte, comme en Algerie, comme en Tunisie à une certaine époque, le délit d'opinion serait sanctionné par les autorités, mais par des milices parallèles dont elles auraient le contrôle. Car qui d'autre enlèverait, battrait ou menacerait quelqu'un qui nuit directement à la ligne diplomatique ou politique de l'état actuel, et dont les ravisseurs explicitement exposent ce motif comme raison du tabassante en règle ou des menaces dont l'individu peut faire l'objet" s'interroge un directeur de publication d'un hebdomadaire local.

Noorinfo avec Alakhbar
Mamoudou Kane


              

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