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Microsoft : Satya Nadella, l'homme du sérail à la direction


Lu sur le web
Mercredi 5 Février 2014 - 01:30

Lorsque Microsoft inaugura, en 1998, l'un de ses plus grands centres de recherche et développement à Hyderabad, personne n'aurait imaginé que l'un des natifs de la capitale de l'Etat de l'Andhra Pradesh, au centre de l'Inde, dirigerait un jour le géant américain. Satya Nadella, 46 ans, est pourtant bel et bien devenu, mardi 4 février, le troisième patron du leader mondial du logiciel après son fondateur, Bill Gates, et Steve Ballmer, qui a annoncé sa retraite en août 2013.


Microsoft : Satya Nadella, l'homme du sérail à la direction
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 Cette nomination atypique à la tête d'une entreprise emblématique de la high-tech américaine n'en a pourtant que les apparences. Car en choisissant M. Nadella parmi la centaine de candidats qui avaient été identifiés pour diriger Microsoft, le conseil d'administration a souhaité impulser le changement dans une certaine continuité. Cet ingénieur, titulaire d'une maîtrise en informatique de l'université de Wisconsin-Milwaukee et d'un MBA de l'université de Chicago, n'a fait qu'un court passage chez Sun Microsystems, avant que cette société ne se fasse racheter par Oracle, il y a vingt-deux ans. Depuis, il n'a plus quitté le groupe dont il connaît aujourd'hui tous les rouages.

BING, DESKTOP, OFFICE...

Vice-président exécutif de la division « cloud et entreprise » depuis 2011, M. Nadella connaît très bien aussi les autres produits maison. En tant que responsable de la recherche et du développement de l'ancienne division des services en ligne, il a été étroitement impliqué dans le développement du moteur de recherche Bing. Il a également dirigé l'ancienne division Microsoft Business, qui avait en charge les produits desktop et serveurs d'Office.

« J'ai eu la chance de changer de poste tous les quatre ou cinq ans. Cela m'a permis de rester toujours sur le qui-vive et constamment motivé », expliquait récemment M. Nadella dans une interview. « C'est un très bon choix, parce qu'il a beaucoup d'expérience, qu'il est très respecté en interne et il a réussi jusqu'à présent ce qu'il a entrepris chez Microsoft », estime David Mitchell Smith, vice-président du cabinet Gartner.

Mais ce recrutement en interne pourrait laisser sur leur faim ceux qui espéraient celui d'un patron venu de l'extérieur pour secouer une entreprise qui a eu tendance, sous Steve Ballmer, à s'endormir sur ses lauriers. Le géant du logiciel subit, en effet, de plein fouet la chute du marché du PC, qui l'oblige aujourd'hui à se réinventer pour ne pas se laisser distancer par des concurrents qui ont pris plus tôt le virage de la mobilité.

LE CHOIX DE L'INTERNE

Le conseil d'administration a sans doute estimé que Microsoft était une machine trop compliquée pour être révolutionnée par quelqu'un de l'extérieur. « Durant cette période de transformation, il n'y a pas de meilleure personne pour diriger Microsoft que Satya Nadella », a estimé, mardi, Bill Gates, le fondateur du groupe, soulignant qu'il a « prouvé ses qualités de dirigeant, avec de profondes compétences en ingénierie, une vision pour l'entreprise et la capacité de rassembler les gens ».

Le choix de Satya Nadella tranche en tout cas avec son prédécesseur, Steve Ballmer. Le second est une force de la nature, grande gueule avec un profil plutôt porté sur le marketing, tandis que le premier, le visage émacié, ingénieur dans l'âme, offre un profil beaucoup plus modeste. Dans un courriel envoyé mardi aux salariés de Microsoft, ce passionné de poésie, père de trois enfants, se définit « par la curiosité et la soif d'apprendre. J'achète plus de livres que je peux terminer. Je m'inscris à plus de cours en ligne que je ne peux en suivre. Je crois fondamentalement que lorsque vous n'apprenez plus de nouvelles choses, vous arrêtez de faire de grandes et utiles choses. »

LE DÉFI NOKIA

Satya Nadella hérite d'un groupe certes à la recherche d'un nouveau souffle, mais qui dispose encore de gigantesques ressources. Le groupe a généré 27 milliards de dollars (19,98 milliards d'euros) de profits lors de son dernier exercice, dispose de 84 milliards de cash et Windows fait encore tourner 9 ordinateurs sur dix dans le monde, tandis qu'Office et Exchange restent des piliers pour l'entreprise.

Mais M. Nadella sait que ces atouts peuvent aussi se transformer en faiblesse. « Nous avons appris qu'il est plus difficile de changer lorsqu'on n'est pas en crise », expliquait-il en 2012. C'est à lui qu'incombe désormais d'impulser le changement au sein du mastodonte.

Celui-ci commencera dès les prochaines semaines avec l'intégration de l'activité téléphone mobile du finlandais Nokia, que Microsoft vient de racheter. « Sa priorité sera de se passer beaucoup de temps sur ce sujet et pour cela, il va devoir rechercher des talents pour l'aider dans cette tâche », estime M. Mitchell Smith.

Source:Lemonde
Noorinfo


              

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