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Noorinfo

Mettez-vous à la place de Bedr Ould Abdel Aziz et lisez ça…


A.O.S.A
Vendredi 8 Avril 2016 - 02:05


L’article de Mauriweb à propos du tir présumé du fils d’Aziz, Bedr, sur un berger est écrit au conditionnel. Même le titre est sous forme d’interrogation : «  Urgent, Bedr Ould Mohamed Abdel Aziz aurait-il tiré sur un berger ? ». Avec un titre pareil, on peut difficilement parler de diffamation même si cela est tempéré par une phrase dans l’article qui dit « selon une source fiable ».

 

Il faut donc libérer ces journalistes.

 

 Cela dit, il faut arrêter de jouer avec les nerfs du chef de l’état en se servant de la liberté de presse pour l’attaquer lui et sa famille par tous les moyens en usant de la diffamation. Où est-elle dans cette affaire ? Tenez-vous bien : vu de l’extérieur, on se dit «  deux journalistes ont été jetés en prison à cause d’un article présumé diffamatoire ». C’est normal de bondir mais gare à faire le jeu de quelque chose dont vous ignorez les ficelles. Il faut juger sur pièce. Lisez jusqu’au bout.

 


D’abord il ne faut pas mélanger les acteurs de cette affaire : Jedna Deida est un vieux routard de la presse, j’oserais même dire un vieux roublard de la profession, qui est clairement, ce qui est tout à son honneur, un journaliste engagé de l’opposition, faisant feu de tout mot. Là où le bât blesse, c’est qu’il ne le ferait pas pour son compte mais parce qu’il roulerait pour quelqu’un, en l’occurrence un célèbre banquier en exil comme d’ailleurs il ne fait pas mystère d’être pro-Maroc. Il n'est pas le seul ni le premier car Bouamatou de l'aveu de notre Hamza national en 2008 « lors des campagnes présidentielles, Bouamatou est celui qui donne le plus et finance chaque candidat ». De quoi faciliter les relations avec le pouvoir, quel qu'il soit « Ici, certains disent que, avec tout l'argent qu'il a dépensé pendant les campagnes, il devrait déjà être président de la République, poursuit le président de la CUN. Mais la politique ne l'intéresse pas… » »

 

 

On imagine alors son état d'esprit depuis l'exil pour fuir son poulain devenu président de la république qui se dit sans amis et sans cousins... Bouamatou a-t-il désarmé ? Rien n'est moins sûr car on dit l'homme têtu et fidèle jusqu'au bout à la vengeance...

 

Tout cela est le droit le plus légitime  de Jedna Deida mais il ne faut pas le comparer à un jeune journaliste employé dans un site qui ne lui appartient pas et où il faut répondre aux ordres : en l’occurrence Babacar qui a d’ailleurs été écarté il y a peu pour quelque temps de Cridem car depuis le décès de Claude K yarahmou, on ne sait plus qui tient la boutique ce qui est sûr c’est que ce n’est pas Babacar…

 


Les liens entre Cridem et Bouamatou, du vivant de Claude, étaient ceux d’un site avec un partenaire financier qui protégeait même Cridem juridiquement contre certains acteurs économiques du temps où Bouamatou était encore l’ami engagé d’Aziz. La schizophrénie a commencé quand Bouamatou est parti en guerre déclarée contre Aziz. Cridem s’est retrouvé coincé entre «  la dette » financière et morale envers son ami banquier et le pouvoir en place qu’il faut bien ménager un peu surtout quand on est un toubab. Claude K fit ce qu’il a pu de son vivant entre des pressions de forces puissantes jadis amies désormais ennemies.

 

Le site mauriweb a connu son essor grâce à Cridem qui pouvait via lui se prémunir de la responsabilité en disant qu’il ne s’agit que d’une revue de presse et Jedna Deida du Quotidien de Nouachott est un journaliste confirmé. Ainsi toutes les affaires et attaques gratuites publiées sur Mauriweb atterrissaient quasiment sur-le-champ sur Cridem bouleversant parfois la programmation des articles.

 

Tout ça pour dire qu’aux yeux du pouvoir qui nous surveille tous, mauriweb n’est pas un enfant de chœur et il serait soutenu par le banquier en exil. Aussi plusieurs fois mauriweb et cridem ont été convoqués comme une menace afin de cesser de jouer aux plus fins avec la diffamation présumée. Apparemment cela n’a servi à rien, on peut comprendre pourquoi car le journaliste qui dérange le pouvoir devient encore plus précieux pour son banquier prêt à couvrir les frais… Que reste-t-il au pouvoir sinon coffrer ledit journaliste un peu comme Birame a été coffré pour de bon après plusieurs menaces et même une grâce accordée après le soutien de Messoud et même Bodiel à l’époque.

 


Depuis Birame est au trou pour ses deux ans de peine tout prix ONU des droits de l’homme qu’il est et personne n’y peut rien ni l’ONU, ni les USA ni l’Irlande ni personne sans que cela ne change rien à la coopération entre les pays de la communauté internationale et Aziz.

 

Là avec Cridem et Mauriweb, je crains qu’on n’arrive au même résultat, ce qui est une catastrophe pour le pouvoir mais le pouvoir a déjà perdu depuis longtemps la guerre de la communication à force de mépris dû aussi à une incompétence en la matière. Maintenant, quand il voit que certains journalistes ou activistes, dont il méprise le discours souvent sournois, commencent à lui faire du mal, il sévit en donnant le coup de pied de l'âne à savoir en coffrant les concernés mais en l’occurrence il y a méprise dans la capture car Babacar est à Cridem juste un employé.

 

Dans cette affaire, il faut mettre les choses dans leur contexte : Bedr a été lynché par la presse à l’époque de la balle qu’a reçue la jeune fille handicapée depuis. Il a mérité ce passage médiatique car il a échappé à la prison mais là encore la famille n’était pas obligée d’accepter le deal financier prévu par la charia en vigueur sous nos cieux. Bedr passa encore un sale moment dans la presse quand il fut à son tour blessé par balle. Son image est catastrophique en Mauritanie et il faudra certainement 30 ans de bonne conduite pour tempérer la chose et encore ce n'est pas sûr...

 

Voilà que son frère meurt dans un accident de voiture, la famille le met à la tête de la fondation Errahma en espérant qu’à la longue son image va changer. Soudain un article sort venant d’un journaliste, présumé proche de Bouamatou, connu pour ses attaques contre le pouvoir par tous les moyens, article repris par Cridem, proche de Bouamatou aussi pour donner une information au conditionnel faisant état d’un tir de Bedr encore une fois sur un innocent. Le tout avec la mention « Urgent ». Quelle urgence à sortir une chose pareille sans que le journaliste ne prenne le temps de vérifier  la chose se contentant de parler d’une source fiable ?

 

De qui se moque-t-on ? Mauriweb savait que cela ferait l’effet d’une bombe de rumeurs surtout en paraissant sur Cridem.

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chezvlane


              

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