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Medvedev: "Ianoukovitch est toujours le chef légitime de l'Ukraine"


International
Lundi 3 Mars 2014 - 09:48

Pendant ce temps-là, la Bourse de Moscou et le rouble plongent.


Medvedev: "Ianoukovitch est toujours le chef légitime de l'Ukraine"
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Le président déchu ukrainien Viktor Ianoukovitch est toujours le président légitime de cette ex-république soviétique, même si son autorité est "insignifiante", a estimé lundi le Premier ministre russe Dmitri Medvedev (ici en photo avec Vladimir Poutine). "Oui, l'autorité du président Ianoukovitch est quasiment insignifiante, mais cela n'efface pas le fait que selon la Constitution ukrainienne c'est le chef de l'Etat légitime", a écrit M. Medvedev dans un message sur son compte Facebook. La Russie a accepté d'assurer la protection de M. Ianoukovitch sur le territoire russe, réapparu vendredi pour la première fois depuis sa destitution pour donner une conférence de presse dans la ville russe de Rostov-sur-le-Don (sud).

M. Medvedev a assuré que la Russie était prête à développer des "relations multi-facettes et respectueuses avec le pays frère qu'est l'Ukraine", mais pas avec les autorités intérimaires qui ont remplacé M. Ianoukovitch. "L'Ukraine n'est pas pour nous le groupe de personnes qui s'est emparé du pouvoir après avoir versé le sang (...) en violant la Constitution et les autres lois de leur Etat", a-t-il fustigé. "Il s'agit du pays entier. Des gens très différents. Des Ukrainiens, des Russes, des Tatars, des juifs. D'autres nations vivant en bonne entente", a-t-il ajouté. Plusieurs responsables russes ont dénoncé "les fascistes qui ont pris le pouvoir à Kiev". M. Medvedev a par ailleurs souligné que si M. Ianoukovitch était coupable de crimes, une procédure de destitution aurait dû être engagée "selon la Constitution ukrainienne". "Tout le reste n'est qu'arbitraire. Prise de pouvoir. Et cela signifie qu'un tel ordre sera extrêmement instable.

Cela se terminera par un nouveau coup d'Etat. Un nouveau bain de sang", a-t-il averti. "La Russie a besoin d'une Ukraine forte et stable. D'un partenaire solvable et prévisible. Et non d'un parent pauvre qui passe son temps à faire la manche", a-t-il écrit. La Bourse de Moscou et le rouble plongent La Bourse de Moscou chutait de plus de 5% et le rouble plongeait à des records historiques de faiblesse lundi à l'ouverture des marchés financiers en Russie qui paniquaient face à une possible intervention russe en Ukraine. Les deux indices de la place financière moscovite, le Micex et le RTS, dégringolaient respectivement de 5,89% et 7,08% vers 06H15 GMT. L'euro a dépassé le seuil très symbolique des 50 roubles, du jamais vu, et le dollar est monté jusque 36,85 roubles, dépassant son record de 2009. La Banque centrale russe a annoncé une hausse inattendue de son taux directeur à 7%, contre 5,5% auparavant, en raison de l'apparition de "risques pour l'inflation et la stabilité financière" alors que les marchés paniquent face à l'escalade en Ukraine. La décision, qui s'applique à partir de 07H00 GMT, a été prise lors d'une réunion non annoncée des responsables de la Banque de Russie. La réunion de politique monétaire était prévue le 14 mars. Didier Reynders se rendra à Kiev le 10 mars Le ministre belge des Affaires étrangères Didier Reynders se rendra à Kiev, en Ukraine, le 10 mars prochain, a-t-il indiqué lundi matin au micro de Matin Première (RTBF).

Il se rendra dans la capitale ukrainienne avec ses homologues néerlandais et luxembourgeois, a-t-il précisé. Des représentants de tous les pays européens se relayeront ces prochains jours, à la suite de la Haute représentante de l'Union européenne pour les Affaires étrangères, Catherine Ashton, qui sera sur place lundi. Didier Reynders ne trouve pas souhaitable d'exclure la Russie du G8 ou d'autres instances internationales, comme certains en brandissent la menace. "Nous avons réussi à créer un conseil Otan-Russie, à amener la Russie dans le G8, ce sont des espaces de discussion que nous devons utiliser", a-t-il estimé. 7 pays du G8 suspendent leurs préparatifs au sommet de Sotchi Condamnant la "claire violation" de la souveraineté de l'Ukraine par Moscou, les dirigeants de sept pays membres du G8 ont annoncé dimanche la suspension de leurs préparatifs en vue du sommet du groupe à Sotchi (Russie) en juin. "Nous prenons note du fait que les actes de la Russie en Ukraine vont à l'encontre des principes et des valeurs qui guident le G7 et le G8", et "nous avons décidé pour l'instant de suspendre notre participation aux activités liées aux préparatifs du sommet du G8 prévu à Sotchi en juin", ont précisé ces pays (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni), ainsi que les dirigeants de l'Union européenne, dans un texte diffusé par la Maison Blanche et intitulé "communiqué des dirigeants du G7".

Ce gel restera valable "jusqu'à ce que l'environnement redevienne favorable à des discussions significatives au G8", selon la même source. Le G7 réunit les sept pays les plus industrialisés. Au niveau des chefs d'Etat et de gouvernement, il était devenu le G8 à partir de 1998, avec la participation de la Russie à ses sommets. Quatre de ces sept pays (Canada, Etats-Unis, France et Royaume-Uni) avaient déjà annoncé qu'ils suspendaient leur participation aux préparatifs en vue de Sotchi après des mouvements de troupes russes en Ukraine depuis deux jours. Dans leur communiqué, les sept pays ont "appelé la Russie à traiter toute inquiétude sur la sécurité ou les droits de l'Homme en Ukraine à travers des négociations directes, et/ou une médiation internationale", se disant "prêts à assister" de telles missions. Les dirigeants des pays du G7 ont en outre assuré être "unis dans le soutien à la souveraineté et à l'intégrité territoriale de l'Ukraine, et son droit à choisir son propre avenir".

Source:Lalibre
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