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Mauritanie : des réfugiés maliens manifestent à Nouakchott


Actualité
Mardi 12 Mars 2013 - 08:00

Profitant de la présence du président intérimaire malien Dioncounda Traoré dans la capitale mauritanienne, des dizaines d'Arabes et de Touaregs du Mali ont manifesté lundi pour exiger la fin des « exactions » de l'armée malienne contre les leurs dans le nord du Mali.


Des réfugiés maliens à Fassal, en Mauritanie
Des réfugiés maliens à Fassal, en Mauritanie
Les manifestants se sont rassemblés devant le palais présidentiel à Nouakchott avant le départ du président malien.

Il y a une vingtaine de jours, une manifestation des Arabes et des Touaregs avait eu lieu à Nouakchott pour les mêmes raisons.

« Arrêtez la campagne d'épuration ethnique contre Arabes et Touaregs », « nous ne saurons taire nos droits », « où sont nos disparus? », « libérez les prisonniers », ont scandé les protestataires.

Les manifestants ont dénoncé « l'action impunie et continue des milices sans foi ni loi qui sont lancées contre les populations de l'Azawad [nord du Mali] ».

Le président Traoré a assuré, lors d'un point de presse, que les autorités étaient déterminées à réduire les exactions marquant, selon plusieurs témoignages, les opérations militaires dans le nord du pays.

« Dans une situation de guerre comme celle du Mali, il peut y avoir des exactions ici et là, mais ce qui est sûr, c'est que le gouvernement du Mali et moi-même sommes déterminés à faire en sorte, d'abord, de réduire au minimum ces exactions et ensuite, que toute personne - civile ou militaire - qui se rendrait coupable de ces exactions puisse en répondre devant la justice », a déclaré M. Traoré.

« Presse morte »

Les journalistes maliens ont décidé au cours d'une assemblée générale de lancer à compter de mardi une opération « presse morte » pour la libération d'un de leurs confrères, arrêtés la semaine dernière.

« Nous avons décidé à l'issue de notre Assemblée générale de ne pas paraître, et de ne pas diffuser, par voie des ondes, jusqu'à la libération de notre confrère du Républicain arrêté », a déclaré à la presse Sambi Touré, directeur de publication d'Info Matin, autre journal de Bamako.

Plusieurs journalistes ont pris la parole lors de cette rencontre pour « dénoncer les violations répétées de la liberté d'expression au Mali ».

Le directeur de publication du quotidien Le Républicain, Boukary Daou, a été arrêté le 6 mars à Bamako, en raison de la publication d'une lettre ouverte de soldats contre le capitaine putschiste Amadou Haya Sanogo.

Dans cette lettre au président par intérim Dioncounda Traoré, « des soldats au front » se disaient « révoltés par les avantages accordés » au capitaine Sanogo.

« Nous avons appris que pendant que nous mourons, nous, dans le grand désert, le capitaine Sanogo, pour avoir fait un coup d'État, et mis le pays dans la situation que nous connaissons, doit bénéficier d'un salaire de quatre millions FCFA" (plus de 7000 $) par mois, indiquait cette lettre signée d'un certain « capitaine Touré ».

« Si cette décision n'était pas annulée dans les deux semaines suivantes, nous cesserons, nous, c'est-à-dire mes éléments et moi, de combattre », a menacé l'auteur de la lettre.

Le capitaine Sanogo a été officiellement investi en février à la tête d'un comité de réforme de l'armée.

Source: www.radio-canada.ca

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