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Mauritanie : Le président Aziz victime d’une arnaque ?


Actu Mauritanie
Dimanche 31 Mars 2013 - 16:17

Le site Essiraj a mis en ligne jeudi des enregistrements audio des échanges en langue arabe attribués au président Aziz dans lesquels il parle avec une autre personne, qui serait un irakien avec lequel il aurait une affaire à traiter.


Mauritanie : Le président Aziz victime d’une arnaque ?
La conversation audio tourne autour d’une affaire opaque de marchandage dont l’irakien dont qui se nommerait Othman Alawi, serait l’intermédiaire pour le compte de Mohamed Ould Abdel Aziz à l’époque commandant du BASEP et membre influent du CMJD.

Pour autant qu’on puisse en juger d’après les recoupements et les enregistrements. Le Colonel Ould Abdel Aziz est victime d’une arnaque très connue et appelée fraude 419 (aussi appelée scam 419, ou arnaque nigériane).
Cette escroquerie abuse de la crédulité des victimes en utilisant les messageries électroniques ou des intermédiaires crédibles, pour leur soutirer de l’argent. Une personne affirme posséder une importante somme d’argent (plusieurs millions de dollars en héritage, pots-de-vin, comptes tombés en déshérence, fonds à placer à l’étranger suite à un changement de contexte politique, etc.) et fait part de son besoin d’utiliser un compte existant ou les services d’une autre personne pour transférer rapidement cet argent.
La personne à l’origine du scam demande de l’aide pour effectuer ce transfert d’argent, en échange de quoi il offre un pourcentage sur la somme qui sera transférée, en général par la « voie diplomatique ». Si la victime accepte, on lui demandera petit à petit d’avancer des sommes d’argent destinées à couvrir des frais imaginaires (notaires, entreprises de sécurité, pots-de-vin…) avant que le transfert ne soit effectif ; bien entendu, ce transfert n’aura jamais lieu. Il semble ici que ça soit Coumba Ba qui était chargée de s’assurer de l’existence des malles et de convoyer le premier versement de 437000 dollars US.

Extraits :
Aziz : «Nous n’avons pas une autre solution ; il n’y a pas d’autre solution. Essayes de trouver une solution avec les gens. La seule solution que nous avons, il n’y en a pas une seconde, c’est celle que nous t’avons envoyée. Nous t’avons envoyée ce que nous avons. Ceci est un jeu.
L’Irakien : Qu’est-ce que je peux faire ?
Aziz : La solution est entre leurs mains. Ils ont toutes les figures. Qu’ils sortent ce qu’ils ont… Qu’ils falsifient les billets… Qu’ils vous paient…. Qu’ils vous donnent.
L’Irakien : Eux, ils créent les problèmes. Ils disent ne plus être intéressés. C’est là un problème. Ils disent si on te reprend ta voiture ce sera un problème.
Aziz : Il n’y aucun problème. Ils ont pris le montant et veulent plus. C’est cela leur jeu. Ils ont pris 10 millions et veulent 10% par la suite par la suite ils vont encore réclamer 5% avant d’augmenter à 70%.
L’irakien : Qu’est-ce que je fais maintenant ?
Aziz : Ecoutes. Ils te sortent l’une des malles. Ils en sortent deux millions et tu règles avec eux ce problème.
L’Irakien : Je vais leur parler une seconde fois et je leur dirai (il est interrompu par Aziz)
Aziz : Ecoutes dis leur que tu n’as pas d’autre solution et c’est l’unique solution sinon tout leur sortira des mains. Il n’ya aucune autre solution. Nous n’avons pas d’autre solution. Prends contact avec moi demain Inchallah.
L’Irakien : Bien. Dieu te préserve.
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Récemment, Abbas Ibrahim Al Yousef, un richissime Emirati d’Abu Dhabi ayant bâti sa fortune dans l’agriculture biologique et dans le secteur pétrolier, a été la victime d’une escroquerie de ce genre. Le 10 mars 2008, Abbas Yousef (également écrit Abbas Youssef) est abordé dans les toilettes d’un palace de Dubaï par un Nigérian du nom de Mamadou Keita.
Cet homme souhaitait lui présenter sa mère, Mounira Awa, se décrivant comme la veuve de feu le Président ivoirien Robert Guéï. Celle-ci explique avoir de grandes difficultés à récupérer 275 millions de dollars que lui aurait légués son défunt mari et qui seraient bloqués dans un coffre à la Banque centrale togolaise.

Dans le souci de les aider et de réaliser un investissement intéressant, mais ne connaissant rien à l’Afrique, Abbas Yousef fait appel à Loïk Le Floch-Prigent, son ami et conseiller au sein de la société pétrolière Pilatus Energy. Une réunion est alors organisée à Dubaï entre Abbas Yousef, Loïk Le Floch-Prigent, Mamadou Keita et Mounira Awa.

D’après Abbas Youssef, Loïk Le Floch-Prigent confirme alors la véracité des propos des escrocs et confirme également l’existence de l’argent; cette version est contestée par Loïk Le Floch-Prigent, selon lequel c’est Abbas Youssef qui lui a présenté Mamadou Keita et Mounira Awa, et non l’inverse.

Il est alors demandé à Abbas Yousef de se rendre à Lomé avec 1 200 000 dollars afin de débloquer la somme déposée en banque. L’Emirati se rend à Lomé en compagnie de Loïk Le Floch-Prigent le 21 juillet 2008 par avion spécial. Ils sont accueillis par Mamadou Keita et Mounira Awa, ainsi que par celui qui se présente frauduleusement comme le Ministre de l’Intérieur du Togo, Bertin Sow Agba.

Ce dernier conduit Abbas Yousef au domicile de Pascal Bodjona, directeur de cabinet du Président togolais Faure Gnassingbé, pour apporter encore plus de crédibilité aux allégations de l’ensemble des escrocs.. Agba Bertin, deux mois plus tard, annonce à Abbas Yousef qu’il vient de démissionner de son faux poste de Ministre de l’Intérieur et qu’il est remplacé par Pascal Bodjona, qui a organisé le transfert de l’argent au Ghana avec l’aide de Jean Pierre Gbikpi Benissan, Ambassadeur du Togo au Ghana.
En tout, c’est plus de 50 millions de dollars, soit plus de 25 milliards de Francs CFA, que les protagonistes de cette escroquerie ont soutiré à Abbas Yousef. Plusieurs noms – des prête-noms – étaient régulièrement communiqués à Abbas Yousef par Mounira Awa afin que l’Emirati réalise des transferts d’argent de manière répétée sur ces comptes.

De guerre lasse et sur les conseils de ses avocats, Abbas Yousef porte plainte à Lomé contre Agba Sow Bertin, Pascal Bodjona et Jean Pierre Gbikpi Benissan pour escroquerie en bande organisée, et commet le cabinet d’avocats africains Akakpo Martial et Associés, pour le conseiller.

Plusieurs mandats d’arrêt ont été émis par la République du Togo, contre Mamadou Keita, Mounira Awa, Loïk Le Floch-Prigent et Bertin Agba. Le 15 septembre 2012, Loïk Le Floch-Prigent est arrêté à l’aéroport d’Abidjan et est extradé vers le Togo le lendemain.

Source: [Mauriweb]urlblank:Mauriweb.info
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