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Maroc: Un projet de réforme constitutionnel déjà critiqué


International
Samedi 18 Juin 2011 - 13:25

Le roi Mohammed VI du Maroc a présenté, dans un discours à la nation le 17 juin, un projet de réformes constitutionnelles. A peine présentée que la réforme est rejetée par le mouvement de jeune du 20 février.


Le roi du Maroc Mohamed 6
Le roi du Maroc Mohamed 6
Ces réformes qui renforcent le Premier ministre et le Parlement tout en maintenant le statut religieux du monarque et son rôle de chef de l'Etat, de l'armée et de la diplomatie de son pays. Ce projet qui vise, selon les termes de Mohammed VI, à « consolider les piliers d'une monarchie constitutionnelle, démocratique, parlementaire et sociale », sera soumis à référendum le 1er juillet prochain.
Si le projet de réforme de la Constitution est adopté par référendum le premier juillet, le Premier ministre aura désormais le titre de chef du gouvernement. Il ne sera plus nommé selon la volonté du Palais mais sera issu du parti arrivé en tête des législatives et pourra dissoudre la Chambre des représentants, la Chambre basse du Parlement.

"C'est très inquiétant"

Au lendemain du discours, le Mouvement de jeunes du 20 février, qui revendique des changements politiques profonds au Maroc, a appelé à manifester dimanche 19 juin pour protester contre ce projet de réforme constitutionnelle. Cette mobilisation vise à obtenir "une constitution véritablement démocratique et une monarchie parlementaire", a expliqué à l'AFP Najib Chaouki, l'un des membres de la section de Rabat du Mouvement. Des manifestations pacifiques sont prévues notamment à Rabat, Casablanca, Tanger, Marrakech et Fès, précise la page Facebook du Mouvement.

Le projet de réforme n'a donc pas trouvé grâce aux yeux du Mouvement de jeunes du 20 février : "Le projet tel qu'il a été proposé par le roi ne répond pas à nos revendications pour une véritable séparation des pouvoirs", indique Najib Chaouki. Issu de la section de Casablanca, Ahmed Mediany, juge également que les propositions du monarque ne vont pas dans le bon sens : "le statut religieux du roi a été très renforcé. C'est très inquiétant". En outre, "le roi préserve l'essentiel de ses pouvoirs en tant qu'acteur politique. On ne s'attendait pas à ça. On est déçus", poursuit M. Mediany.

Dans le nouveau projet de constitution, le roi du Maroc restera "Commandeur des croyants et chef de l'Etat" et sa personne sera "inviolable". Le "libre exercice du culte" sera garanti par le monarque, selon le discours royal, qui rappelle que l'Islam est la religion d'Etat. Le roi reste aussi le chef des armées et dispose du pouvoir d'accréditer les ambassadeurs et les diplomates. (Noorinfo avec Afp)
Mamoudou Kane


              

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