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Maroc : Moncef Marzouki, défenseur de l’UMA


International
Jeudi 9 Février 2012 - 11:32

le roi Mohammed VI a accueilli le 8 février le président tunisien Marzouki à son arrivée au Maroc, première étape de sa tournée régionale, rapporte le journal en ligne. L'ancien opposant Marzouki, devenu chef de l'Etat tunisien, a déclaré qu'il souhaitait que cette année soit celle de l'Union maghrébine, une organisation née en 1989 et restée à ce jour une coquille vide.


Maroc : Moncef Marzouki, défenseur de l’UMA
Le chef de l’Etat de la Tunisie nouvelle est uni au Maroc par des liens forts. Il y a longtemps séjourné, et y compte des demi-frères. Feu son père, brillant magistrat alors, s’était remarié au Maroc et élu domicile à Tanger. Aussi, au-delà de l’agenda officiel, le président tunisien prévoit de se recueillir sur la tombe de son père enterré à Marrakech, située à 300 km au sud de Casablanca.

Ces relations affectives qui lient le premier magistrat de la Tunisie au Maroc, sont plus qu’opportunes pour remettre sur les rails une UMA fondée en 1989 mais sans avancées concrètes. Dés son investiture, Moncef Marzouki a mis l’accent sur la nécessité de cette union dont l’absence fait perdre à chacun des pays concernés environ 2 points de croissance.

Toutefois, il est légitime de se demander si Marzouki sera entendu par ses pairs et si, d’autre part, il dispose d’assez de latitude sur le plan intérieur pour forcer l’agenda de l’intégration maghrébine. Compte tenu de la phase transitoire que traverse son pays, avec un pouvoir qui ne laisse transparaître aucune espèce de visibilité, aux côtés d’une Assemblée constituante dominée par le parti Ennahda, les prérogatives dont il dispose ne peuvent qu’être limitées.

A point nommé

Si au Maroc, le nouveau gouvernement est engagé dans le sens de l’intégration et de la réouverture des frontières, en Algérie, malgré des signaux positifs, la santé et l’âge du président Bouteflika posent quelques pesanteurs. D’aucuns se demandent si ces quelques signaux positifs sont suffisants. A la transition en Libye (pays que le président tunisien a d’abord visité), s’ajoute une certaine instabilité qui se fait sentir de plus en plus en Mauritanie, avec les incursions d’Aqmi,.

Sachant que les enjeux sécuritaires dans la bande sahélo-sahélienne, notamment en matières de trafic d’armes, de terrorisme, les observateurs s’accordent pour tenir un langage diplomatique qui milite pour ce qui rassemble les peuples de la région. Quitte à confiner dans un espace politique la question du Polisario, qui pourra être discuté de manière plus approfondie en sus des pourparlers de Manhasset.

L’arrivée du chef de l’Etat tunisien vient à point nommé pour redynamiser l’UMA. C’est d’autant plus juste que les peuples l’exigent. A l’aune du printemps arabe, aucun pouvoir ne peut se permettre d’ignorer les aspirations des peuples. L’Union est un projet porteur qui pourra apporter la résolution des déficits d’infrastructures, des problèmes agricoles, énergétiques, industriels, …et donc de la résorption du chômage et d’élévation du niveau de vie des populations.

ABDERRAZZAK SITAÏL, DIRECTEUR DE PUBLICATION
Mamoudou Kane


              

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