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Mali : les négociations entre l’Etat et les indépendantistes touaregs sont dans l’impasse


Guerre au Mali
Samedi 1 Juin 2013 - 09:47

Depuis plusieurs jours, les deux parties discutent sous l’égide du médiateur burkinabè, à Ouagadougou. Le but est de régler la situation dans la ville de Kidal, toujours contrôlée par le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) et dans laquelle la France et les soldats ouest-africains de la Mission internationale de soutien au Mali (Misma) sont présents, mais toujours pas l’armée malienne. Ce qui pose évidemment un problème pour l’organisation de l’élection présidentielle prévue au mois de juillet. Les discussions sont intenses depuis plusieurs jours, mais n’aboutissent pas.


Des membres du MNLA à Kidal, le 4 février 2013. REUTERS/Cheick Diouara
Des membres du MNLA à Kidal, le 4 février 2013. REUTERS/Cheick Diouara
« Les concessions faites par le MNLA ont des limites qui ne peuvent être dépassées ». Le message est clair : les indépendantistes touaregs n’acceptent pas les propositions qui leur sont faites. En particulier le retour de l’armée malienne sur le sol de Kidal.

Pour Bamako, cette présence de l’armée nationale est une exigence, mais le MNLA dénonce une série d’exactions commises ces derniers jours dans le nord du Mali, à Gossi ou encore à Douentza. Des exactions ciblant des populations touarègues et attribuées directement à l’armée malienne ou à des milices travaillant avec elle.

Le MNLA affirme qu’il « demeure conscient que la conclusion d’un accord-cadre entre le MNLA et le Mali est nécessaire », mais que « cet accord ne peut en aucun cas faire fi de la politique d’épuration que mène l’armée malienne ». Le mouvement touareg demande ainsi à la communauté internationale de faire respecter les droits de l’homme.

Spectre d'une attaque militaire

C'est donc un échec, pour le moment, des discussions. Bamako n’a cessé de rappeler, ces derniers jours, qu’ « il ne pouvait y avoir deux armées dans le pays » et que la présence de l’armée nationale, avant même le premier tour de la présidentielle, le 28 juillet prochain, était un impératif.

Un échec définitif des négociations ferait ressurgir le spectre d’une attaque militaire, dont les populations civiles ne sortiraient pas indemnes.

RFI
Mamoudou Kane


              

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