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Mali: les contingents africains en ordre de marche


Guerre au Mali
Lundi 14 Janvier 2013 - 08:44

Les officiers supérieurs africains en charge du commandement de la force sous mandat de l'ONU étaient attendus à Bamako dimanche pour planifier la reconquête terrestre du nord du Mali avec les différents bataillons des pays engagés. Le Niger, le Burkina Faso, le Sénégal, le Bénin, le Togo participent, sous commandement du Nigéria.


Le Niger envoie au Mali un bataillon de 500 hommes. AFP PHOTO BORIS HORVAT
Le Niger envoie au Mali un bataillon de 500 hommes. AFP PHOTO BORIS HORVAT
Niger : 500 hommes prêts au départ

Cela fait plusieurs semaines que le bataillon nigérien composé de 500 hommes attend le feu vert de l’Assemblée nationale pour entrer en action. Prépositionnés non loin de la frontière malienne, ils ont subi pendant plusieurs mois des entraînements intensifs par des forces spéciales occidentales.

Leur départ du Niger est imminent, assure-t-on. Le président Mahamadou Issoufou vient d’ailleurs de convoquer une session extraordinaire de l’Assemblée nationale concernant le nord du Mali. Préparé à toute éventualité, l’état-major général des forces armées nigériennes a rassemblé plusieurs milliers de soldats le long de la frontière avec le Mali. Un important dispositif de sécurité quadrille également les montagnes de l’Aïr pour éviter que, dans leur fuite, les islamistes ne sanctuarisent ces lieux.

Un autre bataillon prêt à foncer au nord du Mali est celui du colonel malien Gamou. Les 500 soldats maliens réfugiés avec armes et bagages au Niger sont déjà prêts. Tous les permissionnaires ont d’ailleurs été rappelés pour la circonstance.

Sur le tarmac de Niamey, des avions militaires en provenance du Nigeria sont attendus. Aux côtés des drones français, des hélicoptères nigériens MI-21 et bien d’autres, dit-on, participeront par air à la libération du nord du Mali.

Le Bénin, dans un bataillon conjoint avec le Togo

Déjà présentes en République démocratique du Congo et en Côte d’Ivoire, les forces armées béninoises s’engagent sur le théâtre malien dans un bataillon conjoint avec le Togo. Selon le contre-amiral Denis Gbessemehlan, chef d’état-major général, le Bénin va déployer une compagnie d’infanterie motorisée, des policiers et des gendarmes. Les forces de ce bataillon bénino-togolais se retrouvent chacune de son côté en camp de cohésion, un ultime rassemblement de contrôle matériel et technique avant le déploiement.

La présence des forces françaises aux côtés de l’armée malienne a accéléré les choses auprès des autorités de Cotonou. Après son appel à Québec en direction de l’Otan et de toute la famille francophone, le président béninois Boni Yayi, dans un courrier adressé à son homologue français ce dimanche, se félicite du rôle de leadership qu’exerce la France en engageant ses troupes, conformément à la résolution du Conseil de sécurité des Nations unies.

Le Sénégal apporte son aide

Le Sénégal a également annoncé qu'il allait déployer un bataillon de 500 hommes au Mali. "Ce seront des unités de combat et de soutien à la fois" explique le Colonel Abou Thiam, porte-parole de l'armée sénégalaise.

Le Tchad dans l'attente d'une sollicitation officielle

La position de la diplomatie tchadienne n’a pas évolué. Jusqu’à ce dimanche soir, aucune sollicitation officielle n’a été reçue par Ndjamena pour envoyer des troupes au Mali. Le ministre des Affaires étrangères, Moussa Faki Mahamat, précise cependant que le Tchad soutient l’action de l’armée malienne, des pays membres de la Cédéao et de la France pour retrouver l’intégrité territoriale du Mali. « Nous avons reçu, comme les autres pays africains, l’appel de l’Union africaine, mais il n’y a pas de sollicitation spécifique », ajoute le ministre.

Selon des sources militaires, Paris a informé Njdamena avant l’intervention de ses forces au Mali. Les Tchadiens ont répondu que l’aéroport de la capitale, habituellement utilisé par l’armée française, reste disponible sans restrictions pour les opérations de l’armée française, qui a légèrement augmenté sa flotte, selon la même source.

Depuis vendredi, le président tchadien Idriss Déby a reçu de nombreux coups de fil de ses homologues de la sous-région. Mais comme il l’a indiqué depuis le début, le Tchad attend une sollicitation officielle de la Cédéao avant de décider d’envoyer ou non ses troupes.

Source : RFI
Mamoudou Kane


              

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