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Mali : Les événements de ce mercredi 16 janvier (Mises à jour régulières)


Actualité
Mercredi 16 Janvier 2013 - 21:00

L’engagement militaire français au Mali est passé dans une nouvelle phase avec le début des opérations terrestres mardi. Ce mercredi 16 janvier 2013, les soldats français et maliens continuent leur progression vers le nord du pays pour y chasser les groupes rebelles islamistes. Dans le même temps, des renforts arrivent à Bamako avec le déploiement de troupes en provenance de Côte d’Ivoire.


Mali : Les événements de ce mercredi 16 janvier (Mises à jour régulières)
Les horaires sont donnés en temps universel (TU)

20h52 :
Les Etats-Unis considèrent que les opérations militaires en cours, au Mali, ne constituent pas « une guerre française » mais qu’elles exigent « un effort international » qui devra être confirmé par l'ONU, a déclaré, ce soir, à Rome, le secrétaire d'Etat américain à la Défense, Leon Panetta, cité par l'agence Ansa.

20h10 : Le ministre tchadien des Affaires étrangères, Moussa Faki Mahamat déclare que le Tchad va envoyer un total de 2 000 hommes constituant un régiment d’infanterie et deux bataillons d’appui. Une partie de ces soldats tchadiens est déjà en route pour le Mali.

19h32 : Les chefs d’Etat-major de l’Afrique de l’ouest poursuivent leur réunion à Bamako. Parallèlement, le président tchadien, Idriss Déby – dont le pays ne fait pas partie de la Cédéao - a décidé d'envoyer, au Mali, un contingent de soldats "pour soutenir les efforts de la communauté internationale" sans préciser le nombre des militaires qui devraient arriver à Bamako dans les toutes prochaines heures.

18h40 : A ce sixième jour de l’intervention militaire française, les soldats français sont désormais engagés, pour la première fois, au sol depuis ce matin. Des combats au corps à corps opposeraient les forces spéciales françaises aux combattants islamistes, à Diabaly, à 400 kms de Bamako. Les troupes français sont, quant à elles, parties de Bamako et remontent vers le nord pour y pourchasser les islamistes.

Le correspondant de RFI au Mali, Serge Daniel, fait le point sur ces combats : « Un nouveau front s’ouvre dans le centre du Mali, non loin de la localité de Konna – là où, la semaine dernière, les troupes françaises ont stoppé l’avancement des djihadistes. Ce mercredi, les combats se déroulent au nord de Konna, entre combattants d’Aqmi, du Mujao, d’Ansar Edine et de Boko Haram réunis dans le même camp contre les troupes régulières maliennes appuyées par l’armée française. « Dans ces opérations militaires, nous avons le soutien des armées françaises » a confié à RFI un responsable militaire local. Mais ce responsable n’a pas souhaité en dire davantage sur la nature de l’aide, notamment s’il s’agit de raids aériens ou une participation militaire au sol.
Sur un autre front, celui de la localité de Diabaly, les militaires maliens, aidés par l’armée française, sont désormais à la lisière de cette petite commune mais les djihadistes, d’après nos informations, contrôleraient toujours plusieurs quartiers de la localité. Au sud de Diabaly, c’est l’armée française qui sécurise un important axe routier avec des blindés. Sur le terrain, ce que l’on peut dire, en résumé, c’est que plus de 75 % des forces djihadistes, dans le nord, sont détruites – notamment dans la région de Gao – mais à l’ouest, les combattants d’Aqmi, du Mujao et d’Ansar Eddine sont toujours debout ».

17h40 : Le président français, François Hollande, a déclaré, lors de ses vœux aux parlementaires, qu’il y aura un vote au parlement si l’opération militaire de la France, au Mali, « devait se prolonger au-delà de quatre mois » conformément à l’article 35 de la Constitution.

17h15 : La France est toujours le seul pays européen militairement engagé au Mali.

16h58 :
Dans un communiqué, le procureur de la Cour pénale internationale (CPI) annonce ouvrir une enquête sur les crimes de guerre présumés commis, depuis un an, sur le territoire du Mali.

16h50 : La Fédération Internationale des droits de l'Homme (FIDH) affirme avoir découvert que les djihadistes du MUJAO qui occupaient Tombouctou, ces derniers mois, y ont perpétré des crimes sexuels.

16h24 : La brigade d'Aqmi qui a revendiqué l'attaque menée sur un site gazier, dans l’est de l’Algérie, affirme que son opération est une réponse à l'ingérence de l'Algérie qui a ouvert son espace aérien à la France depuis le début de l'intervention militaire française au Mali vendredi dernier.

16h00 :
La députée malienne Haïdara Cissé affirme à l’AFP que des islamistes sont toujours présents dans les villes de Gao et de Tombouctou, « elles ne sont pas libérées », a-t-elle ajouté.

14h47 : Contrairement à ce qu’il se passe en Mauritanie, le Niger n’enregistre pas d’afflux de réfugiés venus du Mali. Le Haut commissariat de l'ONU aux réfugiés (HCR) indique que la situation est calme avec l’arrivée de 460 réfugiés dans ses quatre grands sites de l’ouest nigérien depuis le début de l’opération française.

14h34 : Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a salué devant l’Assemblée nationale française « l’esprit de responsabilité dont toutes les forces politiques ont témoigné » depuis le début de l’intervention française au Mali.

14h25 :
Plusieurs ONG de défense des droits de l’homme expriment leur inquiétude de voir se perpétrer des représailles de l’armée malienne humiliée par ses défaites. Ces mêmes organisations avaient dénoncé les exactions islamistes dans le nord du Mali. Par ailleurs, Human Rights Watch évoque la présence d’enfants-soldats recrutés par les rebelles qui auraient été blessés ou tués lors des récents affrontements.

13h10 :
Lors d’une conférence de presse commune avec le président ivoirien Alassane Ouattara, la chancelière allemande Angela Merkel a déclaré que « le terrorisme au Mali était une menace pour l’Europe ». Pour sa part, le chef de l’Etat ivoirien a demandé le soutien de tous les Européens.

13h35 : Le correspondant de RFI à Bamako Serge Daniel évoque sur l’antenne de RFI des combats vers la zone de Diabaly.

12h29 : L’Italie se dit prête à fournir un soutien logistique.

12h26 : Changement de discours du côté de l’Organisation de la coopération islamique (OCI) qui jusqu’ici demandait un cessez-le-feu au Mali et qui désormais annonce soutenir l’intervention armée.

11h40 :
L’ancien président français Valery Giscard d’Estaing met en garde contre une action « néocolonialiste » de la France au Mali suite à l’intervention terrestre.

11h38 :
L'agence France Presse a reçu un appel de personnes se présentant comme membres d'Aqmi venus du nord du Mali qui revendiquent la prise d'otage ce matin en Algérie. L'ambassade de France en Algérie procède à des vérifications.

11h30 :
Le président français, François Hollande lors de ses vœux à la presse, revient sur l’intervention militaire au Mali et réaffirme que la France n’y a pas d’intérêts, « elle est simplement au service de la paix ».

11h20 : L’Allemagne annonce mettre à la disposition de la Cédéao deux avions de transport.

10h15 :
Invité sur la radio française RTL, le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian réaffirme les objectifs de la mission française au Mali : « le but c’est que le Mali retrouve sa souveraineté, son intégrité sur l’ensemble du territoire » ajoutant concernant les rebelles islamistes que « les combattants soient extirpés ».

10h00 :
Un journaliste de l’AFP constate qu’un détachement de l’armée française va sécuriser un pont sur le fleuve Niger. Il s’agit d’empêcher les islamistes d’accéder au sud par un point stratégique situé à Markala près de Ségou. Une information confirmée par un colonel du 21e RIMA venu du Tchad.

07h00 :
Les troupes françaises sont actuellement en train de remonter vers le Nord, selon le ministère français de la Défense. Plusieurs centaines de militaires maliens et français ont été vus quittant la localité de Niono, selon des témoins, pour se rendre à Diabaly toujours aux mains de rebelles.

Ce mercredi, les hélicoptères Tigre, arrivés tout récemment sur le théâtre d’opération, devraient être en mesure de mener leurs premières missions de combat au Mali en appuyant les troupes au sol. Au sixième jour de l’opération Serval, 1 700 militaires français sont engagés dont 800 sur le sol malien.

Mardi, un premier convoi était parti de Bamako en fin d’après-midi en direction du front ouest. Sur le front est, les troupes maliennes et français ont rencontré une résistance inattendue à Konna qui était encore tenue par les combattants islamistes, contrairement aux informations données ces derniers jours.

Source : RFI
Mamoudou Kane


              

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