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Malgré l'accord, les réfugiés maliens en Mauritanie peu enclins au rapatriement


Actu Mauritanie
Vendredi 17 Juin 2016 - 05:00

La Mauritanie, le Mali et le Haut Commisariat aux réfugiés ont signé jeudi 16 juin à Nouakchott un accord tripartite pour le rapatriement volontaire des réfugiés maliens dans leur pays. Ce cadre juridique fixe la stratégie globale et les obligations des trois parties pour accompagner le retour des réfugiés dans de bonnes conditions. Plus de 40 000 Maliens qui ont fui, à partir de 2012, l'insécurité au nord du Mali, sont toujours réfugiés en Mauritanie, dans le camp de Mbera, non loin de la frontière malienne. Mais malgré cette signature, il ne faut pas s'attendre à un retour massif et rapide des réfugiés au Mali.


Vue générale du camp de réfugiés de Mbera en Mauritanie qui accueille plus de 64 000 personnes ayant fui le nord du Mali. © REUTERS/Joe Penney
Vue générale du camp de réfugiés de Mbera en Mauritanie qui accueille plus de 64 000 personnes ayant fui le nord du Mali. © REUTERS/Joe Penney

Le ministre de la Solidarité et de la Recontruction du Nord se veut optimiste : « Le Mali est prêt à accueillir ses citoyens dans la dignité », a déclaré Hamadou Konaté. Selon lui, neuf sites d'accueil sur les vingt-et-un prévus ont déjà été aménagés. « Des commissions tripartites vont travailler sur les conditions pratiques du retour et un plan de rapatriement sera mis en oeuvre le plus rapidement possible », a-t-il annoncé.
 

Mais la plupart des réfugiés n'envisagent pas ce retour. En matière de sécurité comme de reconstruction, ils estiment que la mise en oeuvre de l'accord de paix n'a quasiment pas débuté et préfèrent donc rester pour le moment à Mbera.
 

Car même si la vie est difficile dans le camp, les besoins de base en éducation, santé et assainissement sont pourvus. Et la sécurité assurée. « Chez nous, les hommes armés sont partout ; même dans les villes où sont situés les sites d'accueil, il y a des attaques », explique un jeune réfugié. « Et si tu arrives vivant dans ta localité, il n'y a plus rien, puits gâtés, maisons détruites : il faut un minimum de sécurité et de reconstruction pour qu'on puisse rentrer », souligne-t-il.
 

« L'insécurité dans cette région n'est pas le fait des mouvements armés, mais du terrorisme international », a tenu a préciser le ministre de la Solidarité. « Nous ne pouvons donc attendre la fin de la lutte anti-terroriste pour recevoir nos compatriotes ou non », a-t-il conclu.

Source: RFI

Noorinfo


              

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