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MENACES JIHADISTES CONTRE LA RCI ET LA MAURITANIE : Vite, une réponse sous-régionale !


Guerre au Mali
Jeudi 2 Juillet 2015 - 14:00

Partie du Nord Mali, la menace jihadiste prend de plus en plus de l’ampleur en Afrique de l’Ouest. En effet, malgré la guerre sans merci qui lui est livrée, le constat est qu’à ce jour, loin d’avoir abdiqué, la pieuvre essaie d’étendre ses tentacules le plus loin possible, afin d’élargir au maximum sa zone d’influence.


MENACES JIHADISTES CONTRE LA RCI ET LA MAURITANIE : Vite, une réponse sous-régionale !
Ainsi, après avoir revendiqué les attaques des localités de Nara et de Fakola dans le Sud du Mali, les jihadistes maliens menacent ouvertement de s’attaquer à la Côte d’Ivoire et à la Mauritanie, «des pays qui travaillent avec les ennemis de l’islam», selon un des membres influents du mouvement Ansar Dine.

Déjà qu’avec la prise de ces deux localités à la lisière de leur frontière, ces deux pays ne dormaient plus que d’un œil, maintenant que la Côte d’Ivoire est clairement dans l’œil du cyclone, il faudra non seulement déployer les grands moyens, mais aussi maintenir un niveau de vigilance accru, à tous les niveaux.

Et les autorités d’Abidjan semblent avoir pris toute la mesure de la menace, avec le déploiement d’importants renforts à la frontière malienne pour essayer de prévenir et d’endiguer le mal.
 
Les islamistes se font des adeptes dans les contrées qu’ils visent
 
Face à ces velléités expansionnistes des jihadistes, il est impératif d’organiser, le plus vite possible, une riposte sous-régionale, afin d’agir dans une synergie d’actions.

En effet, une action coordonnée des différents pays aurait non seulement l’avantage de fédérer les énergies contre un adversaire commun, mais aussi de travailler à ce que certains pays ne servent pas de bases de repli aux fous d’Allah, à l’idéologie obscurantiste et aux antipodes des valeurs de l’islam qu’ils prétendent défendre.

Cela est d’autant plus nécessaire que ces extrémistes religieux se sont, plus d’une fois, révélés coriaces sur le terrain. Ce n’est pas le Mali ni le Nigeria qui diront le contraire.
 
C’est pourquoi il faut vite une réponse concertée à ce péril jihadiste qui vise à mettre toute la sous-région sous coupe réglée. Et c’est le moins que l’on puisse souhaiter, au regard de la capacité des insurgés à mener des actions loin de leurs bases habituelles, dans des contrées que l’on croyait jusque-là à l’abri.

En tout cas, l’apparition ou l’activation de cellules jihadistes dans d’autres espaces géographiques, finit de convaincre qu’une frange des populations se laisse séduire par leur discours, au point d’épouser leur cause.

Il est évident que ce ne sont pas les mêmes qui se déplacent d’un point à l’autre de la sous-région pour commettre leurs sales besognes. Il apparaît clairement que les islamistes se font des adeptes dans les contrées qu’ils visent. Surtout au sein de la frange jeune, en manque de travail et de repères.

Et dans un pays comme la Côte d’Ivoire qui vient à peine de sortir d’une grave crise sociopolitique, il est à craindre que ces jihadistes ne puisent dans la grande masse des jeunes démobilisés, qui n’ont pas pu se reconvertir convenablement et réussir leur réinsertion sociale. Aussi, avec l’arrestation annoncée d’un chef jihadiste par les chasseurs traditionnels ivoiriens, les dozos, il faut croire que le ver est déjà dans le fruit. Et cela est valable pour tous les autres pays qui doivent
 
désormais faire preuve d’une très grande vigilance. Du reste, il a souvent été fait cas de cellules dormantes à Abidjan.
 
Il est impératif pour tous les pays de prendre la menace au sérieux et de donner la main
 
Face à cette situation, les pays de la sous-région doivent s’organiser pour réagir. Chacun, à l’intérieur de ses frontières, mais aussi en concertation avec les autres pour mieux traquer l’ennemi commun.

Cela passe d’abord par la cohésion au sein des forces de défense et de sécurité de chaque pays, ensuite par la prise de mesures fortes comme le renforcement des contrôles de l’immigration, mais aussi des moyens de surveillance à l’intérieur des frontières.
 
Aujourd’hui, c’est la Côte d’Ivoire et la Mauritanie qui sont menacés. Demain, à qui le tour ? Surtout quand on sait qu’avant eux, le Mali, le Niger, le Cameroun et le Tchad sont tous passés par là. En tout cas, au regard de l’élargissement de la cartographie jihadiste dans la sous-région, il est impératif pour tous les pays de prendre la menace au sérieux et de donner la main.

C’est à ce prix qu’ils pourront donner la réplique appropriée à ces fous d’Allah et espérer les réduire à leur plus simple expression. Au demeurant, comme l’enseigne une certaine sagesse africaine, «quand la case de ton voisin brûle, il faut l’aider à éteindre l’incendie parce que la tienne n’est pas non plus complètement à l’abri ».
 
C’est dire que personne n’est épargné par cette guerre contre les forces du mal qui menacent la quiétude et la stabilité de la sous-région. Une réplique appropriée demande non seulement la collaboration franche des populations avec les forces de défense et de sécurité, mais aussi un renforcement du discours de cohésion entre les différentes religions et une solution à l’épineux problème du chômage des jeunes qui sont des proies faciles pour les islamistes.
 
« Le Pays »
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