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M. le Président Aziz, pour votre deuxième mandat, la jeunesse ou l’échec


Tribunes
Samedi 19 Juillet 2014 - 17:00

Votre premier mandat en 2009, n’avait était possible qu’avec la jeunesse. Cinq années après, cette même jeunesse vous a réélu pour un deuxième mandat. Ceci dit M. Le Président, cette jeunesse Mauritanienne qui se voulait optimiste en votre faveur a fortement participer par acte N° 2 à votre réélection.


M. le Président Aziz, pour votre deuxième mandat, la jeunesse ou l’échec
Cette jeunesse reste la manne de réussite de votre deuxième mandat, dans la voie de construction de notre Pays, auquel vous avez réussi sa refondation contrairement aux autres. Après votre investiture prévu le 02 Aout prochain, le nouveau gouvernement qui serait mis en place doit porté l’ambition d’incarner avec une nouvelle génération, le renouveau politique auquel aspirent nos concitoyens. Il modernisera notre pays sur la base d’un projet commun qui apporte une réponse au besoin de changement qui est réel et palpable dans tous les domaines. Les jeunes Un pacte « solidarité emploi des jeunes » devra être élaboré avec les partenaires sociaux, ayant comme élément essentiel la mise en œuvre de la « garantie pour la jeunesse ».

La « garantie pour la jeunesse » a pour but de guider les jeunes de moins de 25 ans et de leur proposer soit un parcours scolaire avec un éventuel retour à l’école, soit un parcours professionnel avec, à moyen terme, un accès au premier marché du travail, soit un parcours d’activation permettant par des actions ponctuelles telles qu’un service volontaire de mieux définir leur projet de vie (professionnelle). Ces parcours seront individualisés en ayant recours à toute une panoplie de mesures existantes à partir de septembre 2014. Une base de données centralisée devra être mise en place pour que tous les services compétents disposent des mêmes informations sur les jeunes demandeurs d’emploi et puissent ainsi garantir une meilleure pris en charge consécutive.

Ce nouveau Gouvernement devra veiller également à ce que des contacts étroits avec les associations des jeunes aient lieu. Il s’agit d’identifier les domaines dans lesquels les associations bénévoles peuvent intervenir. Le « Service de l’emploi des jeunes » sera renforcé et régionalisé. Les centres de formations qui ont une convention avec le Ministère du Travail et de l’Emploi seront encouragés à développer des programmes spécifiques pour les jeunes ayant le plus de difficultés à s’intégrer au marché du travail. Une indemnité de formation sera introduite. Les contrats d’appui-emploi et les contrats d’initiation à l’emploi feront l’objet d’évaluations régulières et seront adaptés, le cas échéant. Ce nouveau Gouvernement renforcera rapidement le système d’apprentissage en réunissant tous les acteurs impliqués avec l’objectif de trouver des solutions appropriées aux nombreux problèmes qui se posent actuellement.

Sachant que les demandeurs les plus éloignés du premier marché du travail ont des besoins très spécifiques et doivent se voir offrir une stabilisation sociale qui les prépare pour une (ré)insertion professionnelle. A cet effet, ce Gouvernement réorganisera les Centres d’orientation socioprofessionnelle et augmentera leur capacité d’accueil et entamera une révision du système des initiatives sociales pour l’emploi. La collaboration avec les entreprises privées sera renforcée, ceci afin de donner une perspective réelle aux demandeurs d’emploi suite à leur passage dans une initiative sociale. Cette collaboration devrait également permettre d’éviter tout risque de distorsion de concurrence. Pour améliorer la prise en charge des demandeurs d’emploi, l’encadrement réalisé par les différentes initiatives sociales sera renforcé par le regroupement des activités de formation. Monsieur le Président, Il y a cinq ans, le peuple Mauritanien était dans des circonstances bien différentes, vous nous avez montré la voie à cette tribune de changement réel et constructif. Dire la vérité t’oblige et nous oblige. La vérité est le premier principe de la démocratie.

Dire donc la vérité aux Mauritaniens ; que tu leur dois. Vérité sur la situation d’urgence de notre pays ; vérité sur les solutions qu’il faut y apporter. La Mauritanie est à un moment de son histoire où il faut se concentrer sur l’essentiel. Et l’essentiel, c’est de donner confiance aux jeunes dans leur avenir. Dire l’essentiel pour retrouver, oui, l’essentiel : la confiance des Mauritaniens. La réalité est là et il faut la regarder sans trembler. Nous avions écouté comme vous cette jeunesse qui depuis des années, à l’issue d’une existence d’efforts, vivent avec une situation de désespoir ; ces jeunes qui attendent, depuis trop longtemps, de pouvoir retravailler ; ces salariés précaires pour qui le quotidien n’est pas le travail, mais la survie face à ces patrons en phase de retraite, ces commerçants, ces leaders ou cadres de troisième âge qui n’ont qu’une seule obsession : sauver leur activité pour sauver leurs équipes ;… Cette situation dont vous êtes le seul espoir, nous conduit à dire les choses simplement.

Monsieur le président, dans un monde qui bouge si vite, les Mauritaniens sont optimistes de la capacité de notre modèle républicain à promouvoir, à protéger et à intégrer. Notre société est traversée par la violence. Il y a la menace terroriste qui s’est globalisée dans le monde et qui pèse sur nos démocraties, et donc sur la Mauritanie. Il y a surtout la violence du quotidien. Ce phénomène n’est pas nouveau : les atteintes aux personnes sont en progression continue depuis plus de trente ans. Je crois que nous n’avons pas – tous, ici ! – donné assez de sens aux efforts et aux sacrifices que les Mauritaniens consentent depuis des années. Le monde dans lequel la Mauritanie agit et tient son rang est un monde riche d’opportunités, mais il est également dur, injuste, parfois violent.

Dans une économie globalisée, nos entreprises font face à une concurrence mondiale qui ne leur fait pas de cadeau. Il faut donc les protéger. C’est également le cas de notre culture, qu’il faut soutenir et aussi défendre parce qu’elle est exceptionnelle. Notre monde, c’est l’ère du numérique qui relie les hommes et qui accélère l’échange des savoirs, des marchandises, des services. Et c’est pourquoi la fracture numérique est bien plus qu’une fracture technique ; c’est une fracture économique, sociale, territoriale et culturelle. Face à toutes ces mutations, nous n’avons pas d’autre choix que de nous mettre au niveau le plus élevé, et de prendre nos responsabilités en développant notre attractivité, notre compétitivité, notre créativité. Et puis nous devons aussi aller au-devant du monde pour renforcer notre commerce extérieur, notre tourisme, notre technologie, notre excellence dans bien des domaines.

C’est le but de notre diplomatie économique avec une nouvelle génération de gouvernants. Notre voix, celle du chef de l’État, notre diplomatie, nos armées sont respectées. Et je veux ici rendre hommage à nos soldats engagés pour assurer la paix et la sécurité. En tant que patriote, nous devons aller à l’essentiel. L’essentiel, c’est la Mauritanie, son avenir, sa jeunesse, sa force. Si nous voulons que la Mauritanie reste une nation maîtresse de son destin, nous devons lui rendre la force économique qu’elle a perdue depuis des années. Il faut donc produire en Mauritanie avec une nouvelle génération de jeunes chefs d’entreprises, créer de la richesse en Mauritanie, créer des emplois durables en Mauritanie pour faire reculer le chômage de masse. C’est le but du pacte de responsabilité que j’ai l’honneur de solliciter auprès de votre honorable personnalité M. le Président de la République. Le chômage des jeunes assomme notre pays depuis des années, il s’est aggravé mois après mois.

La politique de l’emploi conduite par votre ancien gouvernement depuis quelques mois, en direction des jeunes a donné des résultats. Mais cela ne suffit pas. Un jeune Mauritanien sur cinq est aujourd’hui condamné au chômage. Sans une croissance plus forte, nous ne ferons rien. Et la croissance ne se décrète pas, elle se stimule, avec pragmatisme et volontarisme. Sans croissance, pas de confiance, et sans confiance, pas de croissance. Entreprendre, créer, prendre des risques, libérer les énergies, embaucher : c’est cette démarche positive que cette jeunesse qui vous a réélu veut encourager, parce qu’elle fait du bien à notre pays. Les jeunes devront rentrer en force dans la catégorie cadres moyens et encadrement. L’état doit lancer un programme de déroulement de carrières en faveur des jeunes. Ce programme tentera à corriger les anciennes politiques d’emploi des jeunes qui consistaient à les propulser au sommet comme ministres, secrétaires généraux, directeurs généraux ou assimilés.

Cette situation handicapait ces jeunes qui ayant occupé de hautes fonctions rechignent à occuper des postes de moindre importance. L’idée du pacte de responsabilité et de solidarité est simple : chacun doit s’engager pour l’emploi. C’est une initiative novatrice dans un pays comme le nôtre. Notre pays doit apprendre à oser ces compromis positifs et créatifs. Les divergences d’intérêt existent. Ils ont toujours existé. Il ne s’agit pas de les effacer, mais de les dépasser, pour l’intérêt général. C’est cela, la modernité !

Source:Rapideinfo
Noorinfo


              

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