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Libéralisation de l'audiovisuel: Une demi-libéralisation en fin de compte


Société
Mardi 6 Septembre 2011 - 12:56

Après l'annonce, en grandes pompes de la libéralisation des ondes, il y a de cela une dizaine de jours, les ardeurs refroidissent. En tête des critiques, l'esprit de la loi qui serait faussée par la limitation du nombre d'opérateurs.


Libéralisation de l'audiovisuel: Une demi-libéralisation en fin de compte
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Deux semaines après l'annonce officielle de la libéralisation des ondes audiovisuelles, à l'heure imminente des dépôts des dossiers de candidature, des craintes demeurent sur le réel degré d'ouverture du secteur de l'audiovisuel.
La critique porte sur les cinq radios et les cinq télévisions à caractère privé et commercial qui seront autorisées d'ici la fin de l'année. Ces autorisations seront arbitrairement décidées par le ministère de la communication. «La HAPA étudie les dossiers et les soumet au ministère de la Communication qui décide quels sont les projets les plus méritants», avouait à un site marocain, il y a dix jours, Heibetne Ould Sidi Heibe président de la haute autorité de presse et de l'audiovisuel (HAPA).

«La loi n° 045-2010 portant sur la communication audiovisuelle vise essentiellement à libéraliser l'espace audiovisuel, en mettant fin au monopole et à la censure, en transformant les médias d'Etat en sociétés de service public et en assurant l'ouverture de nouveaux horizons devant le pluralisme et la diversité, à travers la possibilité de création de radios et de télévisions offerte aux opérateurs des secteurs privé et associatif, dans la transparence, l'organisation et l'adoption de la progressivité comme méthode pour réaliser les objectifs fixés» annonçait de son côté Hamdi Ould Mahjoub, le ministre de la communication.

Pour les télévisions, il a été tenu compte probablement de l’avis de certains professionnels de la presse selon lesquels, le marché mauritanien peut se suffire de trois a cinq chaines.
La limitation des radios commerciales privées, elle, s’expliquerait par la volonté de garder le contrôle sur les ondes même libéralisées. Ensuite, permettre à seulement cinq opérateurs d’avoir leur radios, pourrait fausser l’esprit de la loi portant communication audiovisuelle. La limitation à cinq radios, «provisoire» selon les autorités, pourrait substituer un oligopole privé au monopole étatique.

Et les radios communautaires?

Les radios privées associatives ont été tout simplement renvoyées à plus tard. Interrogé par RFI, le ministre de la communication a précisé que la prochaine étape concernera l’ouverture de radios et télévisions associatives avec la HAPA qui lancera les appels d’offre, dépouillera les dossiers et donnera son avis. Le gouvernement signera alors la licence, seulement si l’avis est favorable.» Tant que les motivations de cet avis restent strictement techniques on pourrait être convaincu, mais le risque de l'arbitraire politique est présent... Le ministre n’a donné aucune indication de date par rapport au lancement des appels d’offres pour ces radios et télévisions associatives.

La plupart des demandes formulées à propos de la libéralisation des ondes, concernent en premier lieu les ondes audio. En effet, celles-ci sont les aisément utilisables, à court terme, et ses perspectives d'instruments de communication de masse entrent en adéquation avec l'idée de la diffusion pour tous d'informations et de programmes variés. Notamment dans le cadre de radios communautaires. Avec les avancées technologiques dans le champ de la communication et l'information, la radio rurale se numérise tout en restant le moyen de communication de masse le plus pénétrant, accessible.

Ndeye Sow
Mamoudou Kane


              

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