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Liban: La politique du « fond » du gouffre


International
Dimanche 26 Juin 2016 - 04:00

Ce n'est plus la politique du bord du gouffre, mais celle du fond du gouffre que pratique, avec un art consommé, la classe politique. Tel est le sentiment laissé dans les milieux diplomatiques par l'amère succession d'échéances présidentielles manquées qui jalonnent le grand vide intellectuel et moral qui tient lieu de vie politique en ce moment.


Les grandes puissances, lasses de lancer un avertissement après l'autre, ont en effet décidé d'imiter l'indifférence profonde de la classe politique libanaise à l'égard du sort de leur pays. C'est pourquoi le Liban figure désormais au bas de l'échelle des priorités de beaucoup de grandes puissances, à commencer par les États-Unis.

On déduit en effet, de la teneur d'un rapport diplomatique parvenu de Washington, que Barack Obama a décidé de se désintéresser totalement de l'échéance présidentielle libanaise. C'est au point que le chef du département d'État, John Kerry, a décidé d'affecter Larry Silverman, son adjoint pour les affaires du Proche-Orient, au poste d'ambassadeur des États-Unis au Koweït, sans le remplacer dans ses fonctions. M. Silverman, rappelle-t-on, était chargé par le chef de la diplomatie américaine d'écouter les avis et projets de tous les candidats libanais à la présidentielle qui le souhaitent.

Cet espèce de fatalisme auquel s'abandonne le Liban est également celui qui anesthésie beaucoup de dirigeants arabes. Le Liban a reçu hier sa convocation officielle à la session ordinaire du sommet de la Ligue arabe, le 25 juillet prochain, avec un retard d'environ 4 mois sur la date prévue pour sa convocation, fin mars. Un retard qui s'explique, selon une source arabe haut placée, par « la confusion » du monde arabe et les crises en Syrie et au Yémen.

Le sommet se tiendra à Nouakchott (Mauritanie), en dépit de l'insuffisance de l'infrastructure hôtelière et de la capacité d'accueil de la ville, au regard du confort dont s'entourent habituellement les rois, émirs et présidents du monde arabe.

C'est M. Salam qui représentera le Liban, en l'absence d'un chef de l'État, mais l'intérêt soulevé par ce sommet est si ténu qu'à 26 jours du rendez-vous, son ordre du jour n'est toujours pas établi, encore qu'il s'impose de lui-même, à l'ombre de l'impasse syrienne où la « guerre par défaut » fait rage vu la double impossibilité d'une victoire militaire comme d'un accord de paix.

Les assemblées préparatoires au sommet se tiendront comme suit : conseil économique et social au niveau des experts (20 juillet), réunion des délégués permanents (21 juillet), conseil économique et social au niveau ministériel (22 juillet), ministres des AE (24 juillet), accueil des rois et chefs d'État (24 juillet), et sommet, les 25 et 26 juillet.

Source: L'orient Le Jour
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