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Noorinfo

Les premières, les secondes dames et moi…


A.O.S.A
Mardi 27 Décembre 2011 - 01:02


Les premières, les secondes dames et moi…
A la belle époque de la gabegie, ma première rencontre avec une première dame fut à Paris dans un minuscule supermarché lambda au recoin d’une grande avenue ; à la caisse, on s’est retrouvés nez à nez avec madame Taya mint T, qui faisait là ses petites courses. A mon regard, elle a dû se dire que celui-là n’a pas le regard d’un mauritanien qui regarde madame Taya.
 
L’agent de l’ambassade qui était avec moi, salua en fin connaisseur ou plutôt « reconnaisseur » professionnel, puis il me mit au parfum. On avait trouvé assez pauvre qu’une première dame, nez à nez avec deux jeunes mauritaniens faisant la queue avec elle, ne fasse pas payer par ses services nos maigres courses ! Peut-être attendait-elle de notre naissance un réflexe de grand seigneur. Heureusement, à l’impossible nul n’est tenu car nous étions alors sans le sou, moi étudiant et l’autre n’ayant que son sourire d’agent pour ne pas geler loin du pays…
 
De même, en 2005, autant dire jadis, j’étais tranquillement en train de végéter à la maison des artistes de l’époque sans subvention, quand débarqua une grande dame avec tous les airs qui vont avec sauf la voiture, une 190, ce qui d’ailleurs a contribué à brouiller les présentations polluées par le brouillard de l’époque qui nous faisait croire que le 4X4 faisait le pape et la 190 le moine. Ainsi cette respectable dame vint déposer quelques tableaux puis elle fit demi-tour vers sa voiture après les salutations d’usage.
 
Mais en partant, ne l’ayant pas reconnue, je l’interpelle en bon majordome pour lui demander qui devrais-je annoncer quand le premier artiste responsable pointera sa frimousse. Là, la grande dame se retourne comme si je venais de dire un gros mot ; certainement stupéfaite de voir qu’en 2005, un mauritanien, de surcroît ami des arts, puisse ne pas la reconnaître.
 
Au lieu de me répondre, elle me demande mon nom pour savoir d’où je suis. Je réponds respectueusement, qu’il est inutile de lui dire mon nom car je suis un citoyen lambda. Voyant qu’elle insiste, voilà que je me présente.
Quelle fut ma surprise de la voir me parler de mon père, de ma maman et de la famille. J’ai eu bien honte de ne pas reconnaître madame Birgitte Daddah !
 
Tout à l’heure ce n’était pas mieux. J’étais en train de zigzaguer dans le CCF au milieu du marché de noël pour atteindre la bibliothèque, quand je vois sortir du rayon enfant une jeune femme, mince avec un petit garçon ; j’ai cru reconnaître la fille d’un illustre président yarahmou ; j’esquisse un sourire pour dire bonjour mais finalement je le retire car je m’aperçois assez vite de l’erreur. Je l’ai donc bien regardée presque avec insistance puis je suis allé chercher un truc intéressant à lire. La jeune femme partie, quelqu’un, qui a remarqué la scène, me dit « tu ne sais donc pas qui c’est ? », surpris sans doute que je ne lui dise pas bonjour en homme du monde car c’est paraît-il une jeune femme discrète, polie et sympathique. C’est ainsi que j’ai appris que c’est la fille de Taya. Celle qui a perdu sa mère, que Dieu ait son âme, celle dont le frère unique de mêmes parents s’est exilé en Espagne, celle dont le père, pour finir, est Qatarisé.

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chezvlane


              

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