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Les étrangers et la carte de séjour : Le malheur des étrangers en Mauritanie


Actu Mauritanie
Mardi 29 Mai 2012 - 11:07

La décision prise par les autorités mauritaniennes d’imposer une carte de séjour aux étrangers résidant sur leur sol a été mal prise dans plusieurs capitales africaines qui s’apprêtent à rendre la pareille. Si les Sénégalais ont déjà fermé les frontières, les Gambiens ont promis de renvoyer deux Mauritaniens vivant dans leur pays pour chaque Gambien expulsé. D’autres pays seraient certainement en train de réfléchir sur des réponses appropriées.


 Les étrangers et la carte de séjour : Le malheur des étrangers en Mauritanie
La Mauritanie serait en train de casser ses relations avec son voisinage immédiat. Les conséquences de la politique prise à l’encontre ded étrangers dont les pays accueillent des centaines, voire des milliers de Mauritaniens, risquent d’être dramatiques. La Mauritanie se dirigerait vers une situation explosive si demain elle devrait recevoir des contingents entiers de ses ressortissants refoulés de plusieurs pays africains. Déjà, des sources de presse annoncent que le Sénégal a fermé ses frontières en attendant d’être fixé sur le sort de ses ressortissants installés en Mauritanie et sommés de s’acquitter d’un montant de 30.000 UM par personne pour l’obtention d’une carte de séjour devenu obligatoire.

La Gambie aurait également menacé de refouler pour chaque Gambien renvoyé, deux Mauritaniens. L’origine de cette situation explosive provient d’une circulaire du 13 mai 2012 qui soumet tous les étrangers vivant en Mauritanie, sans exception, à l’obligation de détenir une carte de séjour, qu’ils soient adultes où enfants. Une mesure qui avait d’ailleurs poussé le Sénégal à dépêcher à Nouakchott son ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur, Alioune Badara Cissé.

Les ressortissants sénégalais ont aussi manifesté devant leur ambassade à Nouakchott pour protester contre le coût élevé de la carte de séjour.Malgré tout, le président Mohamed Ould Abdel Aziz est resté intransigeant sur cette décision, trouvant d’ailleurs que Sénégalais, Maliens et Gambiens bénéficiaient d’une petite parcelle de faveurs par rapport aux autres étrangers frappés par la même mesure. Le Sénégal semble avoir d’abord décidé dans un premier temps de fermer les frontières comme mesure préliminaire, en attendant d’autres décisions qui pourraient être enclenchées, si la Mauritanie procédait à l’exécution des conduites aux frontières.

Cette fermeture des frontières sénégalaises serait désastreuse pour la Mauritanie, dont une grande partie de sa population, celle du Fleuve ne vit qu’à travers ses échanges avec la rive droite du fleuve. La mesure portera ainsi, entre autres, un rude coup aux échanges commerciaux et à l’évacuation des malades mauritaniens dont la majeure partie se soigne dans les hôpitaux sénégalais.

Face aux réactions suscitées, les autorités mauritaniennes à travers le Wali de Nouakchott, ont allégé les procédures pour l’obtention de la carte de séjour. Désormais, un passeport en cours de validité ou une carte d’identité nationale, exit le certificat de travail ou l’inscription au registre de commerce, seront suffisant, en plus des 30.000 UM de taxe. Un allègement qui ne semble pas près faire tomber la tension.

Le dernier délai accordé aux étrangers pour régulariser leur séjour en Mauritanie prenant fin le 30 mai prochain, les craintes restent vives par rapport aux retombées d’une telle décision sur les relations entre le pays et son entourage régional.

Cheikh Aïdara.
lauthentic


              

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