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Les coulisses du procès Ould Mkheitir : enfin un Ould Moïne à la rescousse de son forgeron...


A.O.S.A
Samedi 23 Avril 2016 - 21:47


Les coulisses du procès Ould Mkheitir : enfin un Ould Moïne à la rescousse de son forgeron...
Les maures sont incroyables. Chez nous, on peut sur un coup de sang trucider quelqu’un puis lui pardonner l’instant d’après s’il se montre conciliant et qu’on estime que le coup a été un peu rude.  Dans cette affaire Ould Mkheitir qui va s’achever sous peu inchallah avec le verdict de la cour suprême, après le lynchage de toute la république, la terreur, le silence de l’intelligentsia, la démission de l’ordre national des avocats, l’implication du chef de l’état pour donner raison à la foule hystérique, voilà qu’on assiste à une sortie de crise bien de chez nous : l’accusation ne doit pas perdre la face et le repenti a assez payé.
 

 
D’abord, on a lu que parmi les avocats, il y aurait eu un français, c’est faux et ce n’est pas plus mal sinon on allait assister à un lever de pancartes contre l’ambassade France et les français en général. Les avocats étaient 4, tous arabisants même maître Fatima  M’Baye a plaidé dans un arabe classique parfait.

 
Un observateur italien, juge de son état, Nicolas, une avocate tunisienne Nedra Ben Hmaïda, un avocat tunisien Samir Lehzami, une avocate mauritanienne, chef d’équipe, la célèbre maître Fatima M’Baye et le fameux avocat mauritanien Mohamed Ould Moïne.

 
Je dis fameux pas à cause de son talent qu’on ne saurait juger n’y étant pas mais surtout car sa présence in extremis n’est pas fortuite quand on connaît les maures. Maître Ould Moïne est le frère de l’homme politique Yacoub Ould Moine président du nouveau parti Alliance Nationale Démocratique. Ce sont des zouayas de la tribu de Tajakant et Ould Mkheitir a toujours dit et écrit qu’il s’attaque aux zouayas en général or les Moïne sont les chefs de la faction des Tajakant dont est issu le militant forgeron Ould Mkheitir donc dans la lecture néo-féodale, Ould Mkheitir est le forgeron de Ould Moïne et, par principe, le maître doit défendre tous les membres de sa tribu jusqu’aux forgerons et même les captifs car quoi qu’on dise même si les castes n’engagent plus à rien ou presque, on dit et on entend toujours, sur le ton de la plaisanterie,  que tel est le hartani, le griot ou l’esclave de vlane.

 
Alors voir le chef marabout de la faction de Ould Mkheitir venir à sa rescousse même après un silence de deux ans et trois mois, cela apaise l’atmosphère car cela fait sourire tout ce monde encore très empreint de ces choses d'un autre temps. De là qu’il fut le premier avocat de la défense à plaider face aux avocats de l’accusation. Il a donc eu droit à tous les coups et même sur internet, certains l’ont insulté, faisant des montages le présentant en cochon mais ce n’est pas allé plus loin  certainement car tout le monde a l’esprit plutôt à la ruée vers l’or…

 
En vérité, c'est clair que le pouvoir cherche une issue à cette affaire indéfendable en l’état car les textes du jeune forgeron sont connus du moins en français car en arabe ils ont disparu du moins pour le premier, raison pour laquelle beaucoup de mauritaniens pensent que le jeune militant forgeron a insulté  le prophète  psl alors que son crime consista à poser des questions à propos de faits  historiques supposés, ce qui devrait valoir à l'inconscient surtout l’accusation d’ignorance impertinente.

 

 
Inutile de revenir sur les détails de la procédure. Ce qu’il faut savoir c’est que depuis le début on lit que le jeune est accusé d’apostasie or c’est faux car l’apostasie signifie renier sa religion or la première accusation est pire car Zendagha signifie que vous êtes un hypocrite aussi votre repentir ne peut être pris en compte car vous mentez de toute façon.

 
compte-rendu du greffier 
Cette fois la cour d’appel a requalifié l’accusation en mécréance ce qui permet à l’accusé de se repentir ce qui est inutile en cas de zendagha.

 
La cour d’appel donne donc tort  à la présidente de la commission nationale des droits de  l’homme dont la destitution a été exigée en vain par des associations de droits de l’homme suite à sa détestable sortie hors des clous de sa fonction.

 

 
La cour d’appel donne aussi tort à Jemil Ould Mansour président du parti d’obédience islamiste tawasssoul, jusque-là considéré comme modéré, quand il a dit au premier verdict que Ould Mkheitir a eu  le sort qu’il mérite à savoir une condamnation à mort.

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chezvlane


              

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